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Le CORONAVIRUS à l’épreuve de la démocratie de perversion

Le CORONAVIRUS à l’épreuve de la démocratie de perversion

 

Par  Jean-Claude BERI

Bien sûr, il y a une inquiétude devant la gestion plus que surprenante que responsable de la crise sanitaire face à la pandémie du CORONAVIRUS au Congo. Comment en serait-il autrement lorsqu’il y a danger pour soi et pour autrui. La démocratie voudrait qu’on s’impose un minimum de mesures pour garantir l’existence des uns et des autres. Seulement notre pays a perdu tout sens d’humanité au point où on découvre par ce cas la gravité de la sélection par le pouvoir. Cela se passe sous nos yeux, toutes les barrières démocratiques pouvant faire que le peuple se retrouve et engage un combat pour la survie, sont biaisées.

C’est une question de survie de toute une population et non seulement l’affaire du corps médical. Il ne s’agit pas ici de dénoncer les errances du ministre de la Santé qui manifestement n’a pas mesuré l’ampleur de la situation. Il y a lieu de dénoncer également la perversion d’une démocratie sous coupe.

C’est à ce moment que le peuple a besoin de tous ses acteurs politiques afin de tracer la voie à suivre en tenant compte des réalités socio-économiques et sanitaires du pays pour activer les connaissances à mettre en exergue pour la lutte commune.
Au lieu des discours politiciens aux contours qui frisent l’amateurisme, le pouvoir devrait donner la parole aux collèges des experts de la santé et des virologues. Quelle est cette fâcheuse manière au Congo de voir nos gouvernants se transformer en tout ? Au regard de leurs propositions depuis une semaine, il est clair qu’il y a de l’impréparation face à cette pandémie.

Le silence teinté d’un m’en foutisme dont fait preuve celui qui se fait passer pour « le président du Congo » et autant coupable que le silence d’une opposition qui devrait monter aux créneaux pour interpeller le gouvernement.

Les officines réciproques se lancent dans des scénarios de propagande qui désorientent plus qu’ils ne conseillent efficacement pas le peuple.
Des seaux d’eau récupérés dans les marchés de la place sont vite utilisés pour servir des barrières. Seulement ces gouvernants seraient tous devenus amnésiques. Comment réussir efficacement une telle opération alors que pour des raisons de conservation de pouvoir vous avez privé les populations d’eau potable ? Vous avez détruit, rendu inopérant les ½ du réseau d’écoulement d’eau de la ville de Brazzaville. Combien de bouteilles d’eau allons-nous utiliser pour rendre efficace cette opération ?
Tous les experts le disent, sauf le pouvoir de Brazzaville que la situation va en s’aggravant et il nous faut l’union sacrée pour communier nos efforts face à cette pandémie.

Au lieu de laisser se propager comme une traînée de poudre la rumeur sur les noirs qui seraient d’office immunisés ou seraient à l’abri en absorbant les feuilles et plantes issues de la médecine traditionnelle. Notre devoir est de donner une information juste et rassurante par une communication responsable.

Quel sens donnons-nous à notre démocratie ???? 

Serait-il au nom de la démocratie que nos politiques prennent le luxe de parquer des compatriotes sous la base des suspicions de CORONAVIRUS sous prétexte de protéger notre système de santé. On oublie de nous dire que c’est le même système de santé qui mutile, éventre, tue, et cause la mort de milliers de Congolais tous les mois. Ce système, dénoncé par les professionnels de santé, favorise les pires mesures de destruction.
Le gouvernement congolais, serait-il capable d’organiser le confinement de plus de 4 millions d’habitants ? La question se pose. Mais l’on peut déjà extrapoler sur les conséquences d’une telle décision. Ça serait une porte ouverte à une tragédie sociale si l’on ne prend pas un minimum de précaution. Plus de 30 % de la population congolaise vit en marge des institutions étatiques. Elle survit grâce au système D qui les oblige d’être dehors. Les confiner sans une aide substantielle de première nécessité pendant 15 jours serait alors de « l’assassinat social ». Vous exposerez des milliers de populations à vivre dans des conditions inhumaines. Cette mesure, si elle venait à être prise, va poser un gros problème de survie pour presque tous les Congolais. La plupart d’entre eux n’ont pas de réserves bancaires, que fera l’Etat congolais ?
Ne soyez pas surpris que demain cette situation nous conduise vers un communautarisme agressif.
Incapable de convaincre et de prendre des mesures d’aides révolutionnaires, on utilise tous les artifices de la propagande qu’accompagne une brutalité digne des régimes les plus totalitaires dont celui de Mr SASSOU est passé maître.
Ce gouvernement ne nous dit pas tout, il faudrait que le peuple se prépare à se défendre face à la future brutalité qui s’annonce et surtout ne pas oublier que notre démocratie est morte avec :

un système de santé corrompu et faillible
Une éducation dégradée
Une économie éventrée et violée
Une solidarité mise a une dure épreuve avec le clanisme ambiant…


Nous lançons un appel à l’union sacrée contre le coronavirus et aussi, au réveil des intelligences endormies pour nous sauver nous-même, et ne plus s’appuyer sur un pouvoir inapte et dilletant.

Jean-Claude BERI

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