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Le discours du futur vainqueur à l’élection de Mars 2021

Le discours du futur vainqueur à l’élection de Mars 2021

Par

Jean-Claude BERI

Jean-Claude BERI

SASSOU livre un discours de vainqueur avant Mars 2021

Dernièrement, nous avions diligemment tenté d’attirer de nouveau l’attention du peuple congolais sur le retour des discours fantaisistes et dystrophique d’un président qui croit tout maîtrisé alors qu’il n’est que le dindon de la farce d’un système qui le noie dans un flou des mensonges permanent.

Personne n’est dupe que le discours flatteur du 23 décembre 2020 n’est qu’un premier jet des multiples d’autres à venir pour annoncer la fraude de 2021. Nous l’avons certes prédit, prévenu et même attirer l’attention de nos compatriotes que l’aventure politique de 2021 était une action impopulaire et surtout inapproprié lorsqu’on vise une alternance paisible, transparente et surtout salutaire pour le peuple congolais.

Se lancer dans une candidature à la présidentielle en 2021 était simplement risquée tant l’opposition congolaise reste ce serpent de mer qui vit de transhumance en transhumance.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore saisi, SASSOU est déjà président et se comporte déjà comme tel avant mars 2021.  Il le démontre par l’utilisation de sa force qui s’exerce par les actions d’intimidations d’une police qui s’entraîne avec la COVID 19 à faire ce qu’elle fera en Mars 2021 si contestation il y a.

L’armée est en totalité sommée de voter SASSOU, vote hyper surveiller par une hiérarchie militaire couvert par des dispositions gouvernementales quoiqu’anticonstitutionnel. Qu’est-ce que la constitution pour ces hommes qui sont passés maîtres à la violer sans cesse. C’est donc sans surprise que les sénateurs réunis dernièrement ont déjà applaudi l’élection a la présidence de le république Monsieur SASSOU NGUESSSO alors que ces soit –disant élection se tiendront en mars 2021.

Ce n’est qu’au Congo-Brazzaville ou l’on peut voir :

  • Un président qui ne paye pas ses retraités, mais il danse de joie,
  • Un président qui n’arrive pas à soigner son peuple face au COVID 19, préfère danser
  • Un président qui voit que le plus hôpital du Congo (CHU) tombe en ruine, préfère danser
  • Un président qui voit l’effondrement des infrastructures routières et la crise humanitaire dans la LIKOUALA, préfère danser
  • Un président qui voit son peuple brutaliser, embastiller le jour de noël, préfère danser
  • Un président qui voit l’avenir de la jeunesse en danger par manque de moyens pour étudier, préfère plutôt danser que de se remettre en cause
  • Un président qui voit sa population le jour de noël se plier en quatre en transportant des bidons d’eau de 25 à 30 litres, ne danse pas mais réfléchit
  • S’agissant de l’assurance maladie, cet homme est vraiment culotté. Comme l’a su le dire notre expert économique, Mr VERLIN RICHARD « …Tout comme les infrastructures fiancées par la dette chinoise, l’homme se dit le bâtisseur infatigable… Incroyable ! Et voilà qu’il promet l’assurance maladie qui sera financée par les charges sociales : les salariés cotiseront 2,27% sur le salaire, et les employeurs 4,55% sur la masse salariale. Voilà un pays qui peine à diversifier son économie, et qui alourdit ainsi le coût du travail. Cela n’encourage pas investir dans ce Congo. Les ressources du pétrole, des mines et du bois ne pouvaient pas financer cette CAMU ? Et, personne au pays est vent debout ? »  Par contre tout cela fait danser SASSOU.  Les congolais disent que WANA NDE TOZO BOYA
  • Un président qui se prépare à lancer une  vaccination massive de la population sans prendre aucune garantie ne serait-il pas là une occasion de se poser la question?   Nous invitons les congolais a plus de prudence.  Cela ne fait non plus réfléchir SASSOU qui préfère danser
  • DSN ou RIEN , entendre ça fait danser SASSOU, preuve d’une immense médiocrité au sommet de l’Etat.

Lorsque la paix et la sécurisation du pays prime avec l’intimidation de la population sous couvert du COVID 19, le viol constitutionnel avec la proposition de loi visant à faire voter les forces de l’ordre avant tous les autres citoyens, la corruption des leaders de l’opposition, lorsqu’un pouvoir hyper puissant use de moyens institutionnels pour ne pas appliquer les décisions collégiales de bonne gouvernance et des dispositions des mesures arrêtées pour une élection transparente et apaisée.

L’état de l’opposition

Le déficit d’une alternance politique fiable et courageuse n’est rien d’autre qu’un révélateur de la dispersion des forces et l’absence d’un idéal commun en matière de démocratie. Le flou entretenu par cette opposition ou on ignore où se situe la limite les forces du pouvoir c’est-à-dire la majorité et de l’autre, une opposition qui cherche à opérer une alternance.

Le pouvoir a prouvé à MADINGOU que les élections se feront comme ils veulent et pas autrement. Cet exercice a été rendu possible avec la dynamisation de la dernière case de résistance qui était incarnée par Mme MUNARI. Ne nous voilant pas la face, le glissement de Mme MUNARI vers une opposition de complaisance et de compromis est la suite logique d’une opposition qui se refusait de muter.  On a l’impression que cette opposition refuse de livrer bataille et se contenterait de louer le jeu de la pérennisation du pouvoir en place. Il y a eu l’épisode Zacharie BOWAO, on a tous fermé les yeux de peur d’affaiblir l’opposition. Il s’en est suivi celle de Clément MIERASSA on a dit, qu’il fallait comprendre, vient celle récemment de Claudine MUNARI on change de comportement et surtout de traitement. En quoi les agissements de Claudine MUNARI seront-elles plus condamnables que ceux de BOWAO encore membre du PCT ou de Clément MIERASSA qui aurait également bénéficié des largement de ce même pouvoir. Nous sommes incapables de dire clairement que nous avions une opposition de façade ; une opposition tapis dans l’ombre du système politique PCTISTE auquel elle refuse de se départir. Depuis 2015, nous sommes confrontés au même cause. On fait semblant de vouloir le départ de SASSOU pour se donner un statut de démocrate, mais en réalité ils sont tous baignés dans le nouveau monopartisme. D’un  côté SASSOU et le PCT qui tiennent les ficelles et de l’autre une opposition qui change au grès d’alimentation de leur compte respectifs. Il n’y a pas d’opposition radicale, ni opposition républicaine mais une opposition corrompue.

J’irai même plus loin, nos retraités croulent devant plus de 28 mois d’arriérés d’impayés, mais nous nous sommes tous mobilisés pour obtenir du pouvoir l’évacuation sanitaire de Jean Marie Michel MOKOKO en Turquie amputant le trésor public de plus 300 millions de fr cfa comprenant, la location, d’un jet médicalisé privé, des médecins spécialisés turques et une hospitalisation sécurisée.

Voyez-vous nous ne mettons pas la même ardeur dans ce qui est essentiel dans ce combat. On se cantonne à sécuriser son propre petit confort. On voit de la traîtrise chez les autres, on est prêt à lancer des pitbulls de la diaspora à l’attaque de ce que vous aviez désigné comme des traîtres. Les TSATY MABIALA, Les KOLELA, Les MUNARI, les DZON, Les LIMBONGO-NGOKA et PANDI NGOUARI (tous deux anciens soutiens de MOKOKO),  on ne prend pas la peine de se mettre en cause pour déterminer le pourquoi de ses changements on veut juste être calife à la place du calife

SASSOU marque les points, parce qu’il sait s’adapter et se réviser pour conserver toujours une longueur d’avance sur une opposition immuable.   L’opposition de 2021 ne sera plus celle de 2015, il faut qu’elle soit repensée avec d’autre priorité et les nouvelles stratégies de conquête de nouvelle stratégies.

La victoire de SASSOU sera toute tracée si l’opposition chemine dans cette logique de traîtrise dès qu’on ne partage plus le même point de vue.  Je crains que l’opposition radicale soit celle qui gouvernera à l’extérieur du Congo ou elle regorge des milliers de fanatiques, des va t-en guerre, des hommes et des femmes qui sont encore restés dans la vision de sortie de la guerre de 1997.

Dans celui-ci, nous avions les « Poolois » qui exigent avant toute unité dans le combat que les « Nibolek » reconnaissent leur tort avant de s‘asseoir. Se rend t-on compte que nous faisons le lit du pouvoir en place……

Dans ce processus de multiplication de contentieux insolvable, une opposition contre SASSOU sera irréalisable. DZON, MUNARI, KOLELAS ne gagneront jamais seul. Conclusion c’est une perte de temps d’aller aux élections dans ces conditions. SASSOU s’y frotte déjà les mains car non son plan a fonctionné mais il a réussi à dynamiter l’opposition. Ce que nous disions au début de l’année 2019 se concrétisent comme sur un jeu de carte ou chaque carte se met tranquillement à sa place. Entre impréparation et l’amateurisme des uns et l’égoïsme politique des autres, le combat était vidé de tout son sens. Il serait encore temps d’arrêter ce simulacre de candidature à l élection de 2021. Autrement changeons de stratégie et préparons-nous a conscientiser le peuple à autre chose que le vote.

Le sort du peuple congolais, déboussolé par tant de maux, pandémie COVID-19, brutalité policière, misère et précarité sociale est presque scellé. Le pouvoir en place s’en fout, il avance ses pions. Ne comptons ni sur une communauté internationale tiraillée par les intérêts des grandes puissances, le peuple congolais ne doit compter que sur lui-même, il doit s’assumer et relever le défi de continuer à vivre en esclavage d’un clan ou se lever ou reconquérir sa liberté.

A la diaspora de prendre son destin en main et je cite Mr BANKOUNDA MPELE Felix :

« Il faut que les Congolais de l’étranger prennent conscience, avec maturité, de ce qu’ils constituent pour nos compatriotes restés au Congo ; qu’ils arrêtent de croire et de rêver à ‘l’homme providentiel’ qui serait la solution à leurs maux ; qu’ils établissent leur stratégies sans s’enfermer dans le discours, les thèmes et l’agenda des autorités autocratiques de Brazzaville, sinon la surprise et le piège sont garantis ; qu’ils se demandent pourquoi après avoir souvent critiqué à l’étranger, une fois de retour au Congo et aux affaires, ils font autant sinon pire que ceux qu’ils ont critiqué ; qu’ils ne s’enferment surtout pas dans le débat irrationnel des générations car le problème est bien plus profond : rien ne prouve objectivement que nous soyons moins salauds que la majorité de ceux qui grignotent aujourd’hui les finances publiques du Congo. Le ministre congolais de la Communication, pour ne parler que de lui, n’est pas de l’ancienne génération mais, pourtant, il n’a rien à envier à ces prédécesseurs, aux aînés sur la bêtise dans la vie et l’action politiques au Congo. Alors, vivement le débat, vivement l’organisation, vivement le Congo…pour qu’au moins, en cette année où nous venons de perdre un grand homme, un grand artiste, Monsieur Jacques Loubélo, poète et infatigable ‘galvanisateur’ de l’unité nationale, l’érection de cet unique Exécutif de la diaspora lui soit un hommage d’envergure. »  Propos recueillis le 09 octobre 2013, par Jean-Claude BERI  (1)

(1)  http://www.dac-presse.com/interview-de-felix-bankounda-mpele-grandes-questions-congo-brazzaville/

Jean-Claude BERI

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