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Le gouvernement d’Anatole Collinet MAKOSSO déjà défaillant, mais prépare l’avenir de Denis Christel

Le gouvernement d’Anatole Collinet MAKOSSO déjà défaillant, mais prépare l’avenir de Denis Christel .

Par    Jean-Claude BERI

Jean-Claude BERI, communicant, activiste et libre penseur Lyon

Il n’a pas fallu 100 jours pour juger ce gouvernement totalement défaillant.  En effet, ses premières mesures tendent à montrer qu’il est dans la continuité de la politique exécrable conduite par les partisans du vol et de la dérèglementation économique. Ces hommes et femmes recyclées générant des nouveaux politiciens aux cerveaux défaillants vivent  dans  un conservatisme organisationnel affligeant, avec ses logiques claniques  déracinées . Ils sont aujourd’hui  à l’origine des pires effets sur la vie politique et l’engagement citoyen. Le PCT , c’est un blindage, une structure fermée, presque génétiquement hermétique à la société et par ricochet au changement. Tout est fait pour mettre le pied à l’étrier à Christel Denis SASSOU NGUESSO.

Quelle a été la réaction de ce pseudo premier ministre qui leur serve d’épouvantail,  lorsque le clan décide de débloquer 2 milliards de fr Cfa  pour la construction de l’immeuble de impôts ? Rien à part avaliser les décisions de ses donneurs d’ordres. Que fait le premier ministre,  lorsque tous les ministères se sont lancés sans gêne dans la nomination tous azimuts des leurs parents, amis et proches dans les cabinets de direction?  N’est-il pas là la preuve que la tendance à embrigader leurs membres dans des logiques uniquement internes, agonistiques, au détriment de la fonction qu’ils devraient remplir, à savoir inventer et porter les idées nécessaires à la conduite heureuse des sociétés prime sur tout.

On est très loin de la conception d’une démocratie qui exige une organisation respectant la pluralité et la singularité de ses composantes. Une biodiversité sociale et culturelle, directement animée par la vitalité de ses expériences et de ses idées. Nous avons besoin d’un mode d’organisation politique qui pense et mène la transformation sociale, en phase avec la société de la connaissance. Ce gouvernement est-il en phase avec la société congolaise ?

ACM pratiquera, c’est évident ,  la politique que lui imposera le clan sassou : C’est-à-dire   ne pas laisser atteindre par  les faits, aussi importants soient-ils , comme la mort suspecte d’un candidat à l’élection, obéir à  ces dirigeants qui  se sont autoproclamés  maîtres dans l’art du discours démocratique peu en phase avec leur pratique de gouvernance prendre le dessus sue le projet de crédibilisation international de SASSOU NGUESSO. SASSOU s’est octroyé à sa guise des conseillers, pour beaucoup des anciens ministres ,  au rang de ministres d’État qui télécommandent depuis Mpila les actions d’un gouvernement des exécutants et non des décideurs ceci pour surveiller a distance la mise sur orbite de son rejeton.

Devant les grognes sociales qui ne cessent de monter dans la société, le gouvernement de Mpila décider d’utiliser Les techniques autoritaires pour maîtriser l’irritante imprévisibilité de la population. Le défi auquel ils sont confrontés est de donner l’apparence qu’ils embrassent les principes démocratiques tout en évitant tout risque de céder aux préférences populaires. La fronde populaire, la violence politique, la censure de la presse, la répression de la société civile, voire l’instauration d’un régime militaire, sont autant de moyens utilisés pour restreindre la possibilité que le prétendu processus de démocratisation puisse réellement permettre à la population d’avoir voix au chapitre dans la gouvernance.  Ne sont-ils pas là les méthodes utilisées par les assassins de la démocratie congolaise, les hommes et femmes qui n’ont pas hésité de marcher sur des milliers de corps désarticulés, ensanglantés, parfois sans vie des Congolais pour assouvir une boulimie de pouvoir immonde. Tout doit être calme , limpide pour donner l’impression d’une maitrise politique de ce gouvernement auquel son fils doit absolument obtenir son quitus pour être roi du Congo demain.

A 2o jours de la nomination de ce gouvernement dit de rigueur, on est bel et bien dans la continuité du glissement déficitaire, la continuité dans le désordre, la continuité dans la gestion partisane, la continuité dans le culte du vol, la continuité dans l’humiliation du peuple bref la continuité dans la mauvaise gouvernance. L’objectif ce n’était ni la rupture, ni le changement mais de mettre KIKI sur selle avant 2026.

Les nominations fantaisistes sont partout faisant de la rue le journal officiel de l’État. Le « villagisme » d’État a remplacé la compétence et  la rigueur administrative qu’imposent la gestion des hommes et la publication des notes de service et autres nominations. C’est insultant et irrespect de lire dans les marchés de la capitale les papiers portant nominations des responsables gouvernementaux . Même, dans le cafouillage, un peu de dignité pour ce qui fut le pays des hommes instruits. Tout cela est secondaire pour ce gouvernement tant le projet des prochains voyages à l’étranger de KIKI avancent .

Or , les Congolais attendaient de ce gouvernement un véritable signe de changement , « feuille de route » ou les femmes et les hommes qui  constitueraient ce gouvernement présenteraient  de signes de convergences vers une vraie politique de rupture , des hommes et des femmes  qui butinent les idées, les transportent et fécondent avec d’autres parties du corps social pour guérir le mal congolais. Il est nécessaire de “repolitiser” les Congolais en même temps que de “civiliser” la société politique et faire passer la politique du système propriétaire à celui du logiciel libre de la concertation. La seule concertation qui tienne aujourd’hui c’est de se mouvoir autour de KIKI.

Il se trouve que ce gouvernement est lui-même acteur du désordre qu’il veut combattre. Cette monopolisation de la politique par le PCT, on le sait, aujourd’hui est totalement destructrice humainement suicidaire. On ne construit pas l’avenir d’un pays avec des ambitions illusoires qui fonctionne d’avance comme un échec partisan annoncé.

L’heure est venue de cesser de vendre la démocratie au rabais et de commencer à mettre en place une vision plus large et plus responsable du concept d’unité , qui intègre tous les droits humains.

La solution, la seule à même de nous permettre de relever les innombrables défis auxquels nous faisons face est le respect de l’ordre constitutionnel. Or depuis son retour au pouvoir, sassou et ses gouvernements successifs violent l’ordre constitutionnel établi, impose sa conception autoritaire de la gestion de la cité. Si nous ne prenons pas garde, nous nous acheminerons demain  vers un Congo a la centrafricaine ou la malienne ou pire à la tchadienne.

 

Jean-Claude BERI

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