Education

Le naufrage du Tsar de l’Université Marien NGOUABI

LE NAUFRAGE DU TSAR DE L’UNIVERSITÉ MARIEN NGOUABI

 

Par :   Patrick Eric MAMPOUYA

Les choses se précipitent à l’Université Marien NGouabi car « Il y a un temps pour tout ». Il y a eu un temps pour piller les caisses de l’université Marien NGouabi, un temps pour falsifier les résultats des concours de l’Université Marien NGouabi (FSSA et ENAM en particulier), un temps pour recruter les enseignants chercheurs sans tenir compte des décisions des conseils de département, un temps pour pratiquer la gestion solitaire du pouvoir, un temps pour les notes sexuellement transmissibles, bref, un temps pour jouir des délices du pouvoir (pouvoir de nommer et de démettre, pouvoir de signer des chèques, pouvoir de terroriser les collaborateurs, etc…). Mais, aussi longue que soit la nuit, le jour finira par paraître.
Ce jour est arrivé grâce à quatre (04) jeunes enseignants chercheurs de l’ENAM dont le seul crime est d’être des patriotes imbus de la culture universitaire. Les diplômes, ils en ont et ils en auront plus, si Dieu leur prête vie.

L’histoire de ces 4 mousquetaires qui font honneur à la République s’apparente, dans la Bible, à celle de Daniel et ses compagnons. Daniel avait foi en son Dieu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Nos quatre mousquetaires ont cru dans les valeurs de patriotisme, d’équité et de justice. Ils se sont souvenus qu’à l’époque du parti unique, l’égalité des chances, la lutte contre l’embourgeoisement (nous disons aujourd’hui ‘‘lutte contre la corruption’’) et la lutte contre « l’inconséquence idéologique» constituaient les valeurs cardinales du PCT, parti unique au pouvoir.

Le temps de mettre fin à la gestion solitaire et patrimoniale de l’Université Marien NGouabi est arrivé. Dieu a endurci le cœur du Tsar, tel celui du Pharaon et l’a poussé à commettre deux fautes lourdes à savoir :

– d’une part, l’usurpation des pouvoirs du Ministre de l’Enseignement supérieur (son supérieur hiérarchique, bien qu’il pense à tort qu’au-dessus de lui il y a le Comité central du PCT) ; en effet, une fois les chefs de département élus, seul le Ministre a le pouvoir de les nommer et de les démettre. Ses amis du Comité central avec moins de Diplômes le lui ont fait comprendre à Owando ;
– d’autre part, l’insubordination ; il y a une semaine, le Ministre lui a demandé d’annuler sa Note de service du 4 Mars 2020 qui consacrait le triomphe des antivaleurs.
Faute de l’avoir fait, l’ENAM a perdu une semaine des cours dispensés par les 4 mousquetaires. UN RECTEUR QUI NE MESURE PAS L’IMPACT D’UNE SEMAINE PERDUE SUR LE CALENDRIER ACADEMIQUE. DU JAMAIS VU.
Le refus du Tsar de l’Université d’obtempérer, en l’occurrence de se soumettre à la décision de l’autorité supérieure visant à rétablir les 4 enseignants chercheurs dans leurs droits, ne laisse au Ministre de l’Enseignement supérieur qu’une seule option.

Cette option consiste à se substituer au Tsar de l’Université Marien NGouabi en annulant la Note de service du 4 Mars. Alors, la conséquence immédiate est la suspension du Tsar de l’Université de sa fonction : ce sont là des principes élémentaires du droit administratif. Faire autrement, c’est fouler au pied les principes d’un Etat de droit que nous appelons tous de nos vœux, à l’instar de l’épouse du désormais ex Directeur Général du Budget.
Le Premier Ministre a déjà montré l’exemple en annulant les notes de service des ministres IBOMBO et MOUNGALA.
La balle est donc dans le camp du Ministre de l’Enseignement supérieur.
A suivre…

 

Patrick Eric Mampouya

Laisser un commentaire