Justice

Le PAJED pour l’égalité des droits pour tous congolais

PAR :    DAC

Pour le PAJED, la question est importante et nécessite une intervention urgente des femmes et des hommes du droit pour réveiller les consciences endormies et engager ainsi la bataille contre l’abus du droit.

Réunis ce 04 janvier 2020 à la salle SAINT JULIEN DE CUSSET, le président de PAJED Monsieur NGANDOUNOU VENCESLAS CÔME HERMANN a tenu en haleine un auditoire en quête de savoir et d’échange. Au-delà d’un engagement louable et versé dans la défense des populations brutalisées, abusées, et délaissées par une justice aux ordres le président du PAJED a circonscris un état de lieu des droits de l’homme alarmant. Comme l’a su bien le dire Mme MUKASHYAKA juriste spécialisé en droit International et Droit de l’homme : « Au Congo-Brazzaville, les droits de l’homme, c’est l’enfer ! « 

L’enfer, c’est ce que vivent les populations congolaises en quête d’une justice équitable pourtant prônée par les institutions congolaises. Il faut que les Congolais et les africains s’investissent dans le combat pour les respects de leur droit inaliénable et intangible comme la stipule la plupart des constitution africaine mentionne avec vigueur Mme Ramos Mendes Véronique (service technique et communication en droit) Victime lui -même de l’abus du droit, Monsieur NGANDOUNOU VENCESLAS a livré un réquisitoire inquiétant sur les actes des violations des droits humains perpétrés par les femmes et hommes qui sont censés protéger les populations.
Pire encore, ce seraient certains responsables qui abusent du droit pour tous pour en faire un droit d’une mutuelle des nantis. C’est dans ce contexte du non-respect du droit inscrit dans la constitution, que Monsieur NGANDOUNOU VENCESLAS dénonce les propos scandaleux et totalement injustifiés d’un officier de police dans le cadre d’un règlement d’un conflit entre citoyens.

 » La loi, c’est nous,  »  » Tu sais que je suis  »  » Ta plainte n’aura aucun effet… » 

Ce sont

là des propos qui attestent la nature gravissime des violations des droits de l’homme au Congo-Brazzaville. Faut-il le redire et sans réserve aucune que devant l’impunité croissante dans l’exercice du droit et le respect du droit de l’homme et des citoyens au Congo-Brazzaville, parler de l’égalité des droits des citoyens est une utopie. C’est dans cette ambition de réveil des consciences des Congolais que Monsieur NGANDOUNOU VENCESLAS en effectuant sa tournée française déclare que la peur doit changer de camp.

« Notre constat à cet égard est malheureusement triste. Il s’avère qu’en-dehors des individus directement impliqués dans les principales organisations de défense des droits humains et de la société civile, rare sont les personnes vivantes au Congo et partout en Afrique qui connaissent l’importance, le mécanisme réel des droits humains et la manière dont ces derniers peuvent leur être utile.

Il faudra donc leur apporter une solution efficace. La noble mission d’y remédier, incombe à nous qui sommes organisations et associations de promotion, protection et défense des droits de l’homme. Et, aujourd’hui, le PAJED, en bon Samaritain, s’inscrit à leur porter secours en proposant une pédagogie de proximité, une approche républicaine pour les apprendre à mieux connaitre leurs droits, à mieux en tirer profit et à savoir les défendre.

Oui, le principe de base selon lequel tous les citoyens sont égaux en droit et devant la loi et nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté et détenu devra revêtir toute sa force ! Car ce principe est reconnu dans notre constitution du 15 octobre 2015 :

  • Promouvoir les droits et devoirs des citoyens ;
    •Promouvoir les valeurs sociales et morales afin de prévenir toutes formes de discriminations et d’abus
    • Assister les individus vulnérables par une médiation auprès des tribunaux afin de bénéficier d’une réparation de préjudice et d’une restauration de leurs droits (et par extension soutenir les familles des victimes dans la recherche de la vérité, en leur assurant une assistance juridique, voire judiciaire);
    • Et, enfin dénoncer toute forme de violations des droits de l’homme.

Tels sont les objectifs que notre association s’est fixés pour agir dans la durée; la raison d’être même de cette structure. » dixit Discours du PAJED le 04 janvier 2020

Pour ce faire, les Congolais doivent porter plainte à chaque fois que leurs droits seront bafoués. Le droit n’appartient à personne. Si le Chef de l’Etat laisse les membres de son régime, se targuant pourtant d’avoir été démocratiquement élus, usent et abusent quotidiennement de la force publique ou de leur statut s’en servant avec leurs clans pour humilier, des passe-droit pour certains citoyens ou encore s’octroient des pouvoirs personnels illimités, l’on peut conclure clairement que l’on ne vit plus dans un Etat de droit. Le Congo ne serait plus un Etat de droit.

L’heure est donc au réveil des citoyens par la prise de compte de la force du droit dans leur quotidien la vraie loi existe et le droit doit être au service des citoyens quel qu’il soit. BATTONS-NOUS POUR UN DROIT INALIÉNABLE POUR TOUS CONGOLAIS, c’est sur cette note optimiste que les participants ont salué la venue du PAJED à Lyon et d’avoir eu ce courage de défendre les victimes d’abus du droit au Congo.

DAC 


DISCOURS DU PAJED PRONONCE PAR SON PRÉSIDENT Monsieur NGANDOUNOU Venceslas Côme Hermann    

  RENCONTRE D’ ECHANGE DU 04 /01/2020

 

  • Monsieur le Maire de la ville Villeurbanne
  • Mesdames et Messieurs défenseurs des droits humains, Chers partenaires ;
  • Mesdames et Messieurs de la Presse.
  • Distingués invités.
  • Mesdames et Messieurs.

Au nom de toute la structure et en mon nom personnel, nous tenons tout d’abord à vous remercier d’avoir massivement répondu à notre invitation pour échanger avec vous sur la situation des droits de l’homme dans notre pays le Congo Brazzaville en particulier et l’Afrique toute entière en général ; et, vous l’avez fait sans hésiter (encore une fois merci).

Qu’en est-il des droits de l’homme en République du Congo ? Leur existence, est-ce un mythe ou une réalité ? Quel état des lieux pouvons-nous établir aujourd’hui à leur sujet ? Pourquoi donc cette nouvelle structure aujourd’hui ?

Mesdames et Messieurs,

Notre constat à cet égard est malheureusement triste. Il s’avère qu’en dehors des individus directement impliqués dans les principales organisations de défense des droits humains et de la société civile, rares sont les personnes vivantes au Congo et partout en Afrique qui connaissent l’importance, le mécanisme réel des droits humains et la manière dont ces derniers peuvent leur être utile.

Il faudra donc leur apporter une solution efficace. La noble mission d’y remédier, incombe à nous qui sommes organisations et associations de promotion, protection   et défense des droits de l’homme. Et, aujourd’hui, le PAJED, en bon Samaritain, s’inscrit à leur porter secours en proposant une pédagogie de proximité, une approche républicaine pour les apprendre à mieux connaitre leurs droits, à mieux en tirer profit et à savoir les défendre.

Oui, le principe de base selon lequel tous les citoyens sont égaux en droit et devant la loi et nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté et détenu devra revêtir toute sa force ! car ce principe est reconnu dans notre constitution du 15 octobre 2015

  • Promouvoir les droits et devoirs des citoyens ;
  • Promouvoir les valeurs sociales et morales afin de prévenir toutes formes de discriminations et d’abus ;
  • Assister les individus vulnérables par une médiation auprès des tribunaux afin de bénéficier d’une réparation de préjudice et d’une restauration de leurs droits (et par extension soutenir les familles des victimes dans la recherche de la vérité, en leur assurant une assistance juridique voire judiciaire) ;
  • Et, enfin dénoncer toute forme de violations des droits de l’homme.

Tels sont les objectifs que notre association s’est fixée pour agir dans la durée ; la raison d’être même de cette structure.

En effet, nombreux de nos concitoyens et étrangers qui ont choisi notre pays, comme leur seconde patrie sont au quotidien, victimes d’injustice, de honte, de traitement dégradant, des écarts de comportement, des détentions préventives à durée exagérée, à leur infligés par des éléments véreux, inciviques et malhonnêtes de la force publique voire par des cadres et hauts fonctionnaires de l’Etat.

Des phrases telles que « tu connais qui je suis » ; « le pays est commandé » ; il n’y a rien, on a le pouvoir ». Une phraséologie qui déshonore notre pays. Et, ces personnes bénéficient des privilèges, lesquels violent à toute évidence l’impartialité de l’autorité judiciaire.

Pire encore, les auxiliaires de justice véreux, déshonorent la Justice de notre pays ; pourtant un homme de loi honnête ne devra pas hypothéquer son prestige ou honneur pour quoi que ce soit ; malheureusement, nous constatons que cette justice, censée dire le droit de façon équitable, est allègrement instrumentalisée et manipulée. Aussi de personnes défavorisées, abusées et discriminées, ont-elles perdu confiance en la justice de notre pays. Bref, des violations flagrantes des droits de l’homme se comptent en nombre. Rien d’étonnant que de telles personnes résignées se fassent justice elles-mêmes et d’autres fuient leurs pays respectifs pour aller immigrer dans d’autres pays que les leurs. Dès lors, le plus grand mal à part l’injustice serait que l’auteur de l’injustice ne paie pas la peine de sa faute. L’impunité est là ! Oui je la confirme avec force ! La justice à double vitesse règne sans scrupule.

Il faudra donc agir au plus tôt pour nous en sortir de ce marasme socio juridique, afin de réhabiliter la Justice de notre pays de façon à lui permettre d’exercer dans une meilleure indépendance et impartialité.

Mesdames et Messieurs,

J’ai compris, comme le disait Albert CAMUS, qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, mais qu’il fallait consacrer sa vie à la combattre. Voilà, une des déclarations qui nous a stimulés à nous fédérer avec la famille des protecteurs des droits humains pour combattre l’injustice, les antivaleurs, et dénoncer toute violation ; parce que là où ces droits sont bafoués d’une manière systématique, l’aspiration aux droits de l’homme peut revêtir un caractère véritablement révolutionnaire ; ce qui de beaucoup génère, dans le chef du citoyen lambda, une réelle prise de conscience pour un vrai changement de mentalités.

Nous avons par conséquent réfléchi de bâtir cette structure pour aider les congolais et les étrangers résidents en République du Congo, à s’exorciser de ces antivaleurs, dans un cadre de collaboration et de coordination bien défini ; et, cela avec beaucoup de volonté, de détermination et de patriotisme.

Nous devons aussi l’affirmer qu’aucune subvention, ni appui financier intérieur ou extérieur, ni couverture d’une personnalité politique quelconque, n’a été recueilli ici pour ériger notre structure. Le PAJED est foncièrement apolitique ; il est strictement, faut-il le rappeler, un organisme de protection des droits de l’homme qui non seulement  les défend, mais encore dénonce toutes violations desdits droits en se fondant sur les textes qui les consacrent notamment, la Charte des Nations Unies du24 octobre 1945, la Déclaration Universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948,la Charte Africaine des droits de l’homme et des Peuples du 26 juin 1981 et enfin la Constitution de la République du Congo du 25 octobre 2015.

Mesdames et Messieurs,

Le PAJED se compose essentiellement des membres, tous épris de paix, non-violents, d’aucune appartenance politique, mais engagés pour combattre l’injustice et défendre la cause des opprimés, des vulnérables ; d’être la voix des sans-voix.

Le PAJED refuse de se protéger d’un silence complice devant toute injustice qui se fait sous ses yeux.

Et, pour renforcer sa capacité d’agir, notre association bénéficiera d’une part de l’apport des professionnels de droit, des avocats engagés et des magistrats honnêtes, respectueux de leur serment et de l’autre, d’une équipe de psychologues et éducateurs spécialisés. Elle sollicitera de beaucoup le concours de ses partenaires, les ONG des droits de l’homme de partout dans le monde. C’est un appel vibrant que je lance aux bienfaiteurs

Outre sa médiation entre la Justice et la société, un certain nombre de programmes relatifs à l’éducation et au social, est inscrit dans son agenda en faveur des personnes en détention, pour assurer leur réinsertion dans la société : ces dernières bénéficieront de formations professionnelles qualifiantes et diplômantes le long de leur séjour carcéral.

Il en sera de même pour la lutte contre la délinquance parentale et la délinquance juvénile lesquelles génèrent des bandits appelés « kulunas » et « bébés noirs »

C’est pourquoi, par ma voix, le PAJED estime que des moyens nécessaires, en nature comme en espèce, à son fonctionnement en provenance tant par des ONG et Organismes internationaux ainsi qu’en provenance de quelques bienfaiteurs seront un appui conséquent pour mener à bien sa noble mission pour l’intérêt général.

Au reste, le PAJED comprend le combat et la colère de nos compatriotes de la diaspora dits « combattants » que vous êtes lorsque vous dénoncez les violations des droits de l’homme, la dérive morale qui gangrène la société congolaise ; mais regrette, cependant, la manière dont vos actions sont menées. Vous devrez agir utile en manifestant de façon pacifique et responsable, loin de tout acte incivique et antipatriotique. Cela n’honore pas l’image de notre pays.

À l’endroit donc de vous tous ici présent, les combattants de la diaspora, à tous les vulnérables, à toutes les personnes ayant subi des préjudices, à tous « les ignorants droit » et à tous ceux qui recherchent la justice, le PAJED les rappelle, qu’aussi longtemps qu’ils ne cessent d’appartenir à l’espèce humaine, leurs droits humains, leurs revendications doivent être reconnus et respectés !

Une plateforme d’assistance juridique est désormais là pour faire valoir leur égalité en droit et devant la loi.

Que vive la République du Congo pour le respect des droits intangibles de la personne humaine !

Vive l’Afrique pour son réveil

Que vive la France pays des droits de l’homme

Que vive le libre exercice et application des droits de l’homme !

Que vive le PAJED pour la solidarité, l’égalité et la justice !

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie.

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