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Le système sassou éventre t-il le pacte républicain et sacralise l’impunité  ?

Le système sassou éventre t-il le pacte républicain et sacralise l’impunité  ?

Qui dirige le Congo-Brazzaville , la question se pose aujourd’hui ????

Par :    Jean-Claude  BERI


Serait-il injustifié de dire que le modèle républicain érigé sous SASSOU NGUESSO s’effondre, et que cette forme de démocratie est au plus mal, en souffrance ? Bon nombre de citoyens congolais se montrent défiants vis-à-vis des politiques actuels du Congo. Activistes de la société civile, actifs sur les réseaux sociaux, ils contestent tout le pouvoir établi, en se mobilisant par des actes et bien ciblés ou en dénonçant des codes du repli sur soi bien connus par les tenants du système.
Adeptes d’une forme de démocratie soumise. C’est-à-dire une démocratie déstructurée, déstabilisée, déracinée totalement corruptible. La clan sassou qui se met en exergue présentement use des mêmes codes politiques que ceux qu’il prétend récuser. Il n’a jamais réellement posé ses amarres en l’avenir du Congo. Mais s’organiser à tout prix pour conserver le pouvoir.
Les signes assombrissant l’avenir d’un Congo revigoré par un processus de développement prometteur s’accumulent de jour en jour. Tant sur le plan économique et social que sur le plan moral et surtout de la pratique politique. Dans ce paysage politique sassouïssé, tout est possible, tout est autorisé. L’état n’existe plus et les lois sont devenues les tapis imbibés de sang sur lesquels viennent s’essuyer les familles et membres du clan.

Les gangsters de la politique actuelle sont imbus d’un complexe qui fait preuve d’un manque d’humilité et de professionnalisme. Tout ce beau monde veut être calife a la place du calife, en promettant chacun de son côté le désordre si ce n’est pas son clan qui gagne.
Le Congo-Brazzaville continue d’être la risée de l’Afrique , car les Congolais sont de moins en moins respectables et respectés. Ce n’est ni un fantasme, ni une vue de l’esprit, mais une réalité qui se vit et se constate.
Comment en plein confinement, un haut dignitaire réunit un parterre de courtisans et fanatique asservis pour justifier son hyper puissance face a ce qu’il appelle des généraux en papier. Cette farce est une énième diversion du clan pour noyer leur inefficacité aujourd’hui prouvée face à la pandémie du COVID 19.

Lorsqu’on a un  Jean Dominique OKEMBA  qui  verse dans l’apologie de la xénophobie, des policiers délinquants qui s’adonnent a des actes humiliants et se vante d’avoir avec lui , les politiques et les fonds publics pour conquérir le pouvoir s’il le décide. C’est toute l’institution militaire du pays qu’il faut repenser. Car JDO vient de l’avouer que l’armée est sous ses ordres. Un seul mot de lui, elle se mettra en avant pour une marche punitive du Nord au Sud. En réalité cette armée qui n’est plus ou moins, une milice acquse a sa cause serait plus dotée que las FAC. Nous avons de l’autre coté un autre clan qui excelle également dans l’apologie du désastre prêt a en découdre pour bouffer du JDO. Quelle scénario ubuesque que nous pondent là les spécialistes de la division. La république se dirige par l’adoption des mécanismes sordides de fétiches et non par le vote d’un peuple souverain. La nation congolaise vacille sous le poids de problèmes mal maîtrisés, des choix pervers et irresponsables, DES DIGNITAIRES QUI SONT GUIDES PAR DES FOYERS OCCULTES ET FÉTICHISTE VOUES A L OBSCURANTISME TRIBAL.

Le Congo-Brazzaville va mal, le pays s’enlise et s’enfonce inexorablement vers une destination obscure. Le nier, pire encore jouer aux aveugles , c’est persister dans l’illusion, sinon dans l’aveuglement conduisant a un suicide collectif.
L’on nous assène tous les jours que nos problèmes sont nécessairement le fait d’autrui, ou viendraient de l’extérieur. Lorsqu’on arrête certains cadres sous le mobile de corruption active, alors même les plus grands corrupteurs connus sont laissés en liberté, jouissant d’une impunité affolante serait-ce là un problème venu d’ailleurs ?

Lorsque note armée se trouve être en réalité au service d’un ou de deux clans du même système peut-elle encore être qualifiée de l’armée républicaine ou d’une armée dirigée par des clans ? Ce n’est plus une utopie car cela été démontré dans une vidéo ou JDO se dit presque le maître du Congo.

Le système Sassou déraille, tourbillonne et bégaie pourtant les tenants de celui-ci s’y accrochent en se soustrayons prétentieusement à la remise en cause de leurs chroniques défaillances, sans en reconnaître, ni les limites, ni les défauts. Le COVID 19 n’a fait que remettre a la surface les défaillance chroniques d’un système défaillant.

Notre pays s’est confondu dans des débats qui sont allés au-delà de l’exacerbation des passions, en déchaînant des haines intolérables, souvent nauséabondes, et dressant les gens les uns contre les autres. Mais cruellement fait défaut dans la proposition de bonnes solutions pour le peuple qui souffre.
Il est vrai que les populations sont excédées par les JDO et consorts qui narguent tout le monde, volent avec violence, violent, tuent et restent impunis.Comme ca, ça  veuille diriger un État.

Le phénomène de la guerre des clans qu’on nous vend depuis trop longtemps, tend à se généraliser auprès de la jeunesse désœuvrée de notre pays. Les populations de Talangaï, Ouenzé, Poto-Poto et Moungali sont lassés par des JDO , NIANGA MBOUALA.. qui écument les rues de ces quartiers sans proposer une solution satisfaisante. À part le crépitement des armes à chaque tentative de mécontentement.
En réalité, le Congo vit de plein fouet l’effet pervers de la porosité de notre système de santé très défaillant, de l’inefficience de l’organe de gestion de la pandémie.
La politique économique et sociale devenue inégalitaire qui maintient les classes moyennes au plus bas de leur espérance, génère une catégorie sociale qui la plonge dans une situation fondamentalement mauvaise  voir critique .
Ravagé par la misère et la corruption, le Congo n’en finit pas de fabriquer des pseudos-élites prédatrices, qui se sont enrichies aux dépens du peuple congolais. Lorsque les élites au service d’un clan cautionnent la fourberie intellectuelle sous l’autel d’une cérémonie ou la plupart des invités ne sont venus que sous la promesse de toucher un gros chèque. Cela n’honore pas notre pays ni encore moins le monde des entrepreneurs qui achètent les consciences de la classe politique a des fins électorales. Il est temps de libérer les esprits, et notre pays, de ces carcans, pour se consacrer à l’essentiel : son avenir.
Cette pseudo-élite moribonde au pouvoir placé sur un piédestal, s’estimant immuniser et inattaquable pèche par autoritarisme et excès de zèle, oubliant que la démocratie veut dire gouverner en prenant en compte les doléances et les difficultés du peuple. Le Congo n’a pas besoin des opérations de communication destinée juste à réhabiliter JDO.

Lorsqu’on a des politiciens improvisés qui n’ont aucune expérience, il ne faut pas s’attendre aux résultats glorieux. Sauf à soutenir un régime ou tout est entre les mains d’une seule personne : SASSOU NGUESSO.
Notre pays a perdu toute notion de la sagesse bantoue. A commencer par les initiateurs de cette distraction entre clans qui ne sont habités que par l’instinct de demeurer au pouvoir. Division des forces sociales et politiques, désarroi de la population, dilapidation des finances publique, inquiétudes et hésitations du pouvoir, le Congo s’enfonce dans la perdition sous le poids de problèmes mal ciblés, mal traités, rejetés au second plan pourtant leur priorité est sans ambiguïté.
Si on ne fait pas attention à ses signes prémonitoires, le Congo sera profondément divisé selon les lignes de clivage dangereusement malsain. La contestation qui grandit chaque instant souligne bien l’échec de Sassou Nguesso, un président qui instauré la démocratie clanique comme modèle de gouvernance. Cette dérive autoritaire installe progressivement le Congo dans l’anarchie.

Que les Congolais cessent de se morfondre sur leur triste sort.

Prenant conscience que notre salut est avant tout Congolais. Si nous voulons inverser cette descente vertigineuse vers la perdition, le Congolais doit recouvrer sa capacité à transformer les idées endogènes, ses ressources naturelles en connaissance et la connaissance en pouvoir. L’élite congolaise longtemps marginalisée, stigmatisée par les politiques voraces, boulimiques, avares doit prendre la mesure du danger qui guette plus que jamais l’avenir du Congo. Toute fuite en avant, ou autre attitude, qui évoquerait un relâchement ou s’apparenterait à une démission pire a un abandon de notre du peuple serait inexcusable.
Ce qui serait paradoxal et incompréhensible, car il existe aujourd’hui une élite congolaise formés et aux talents inestimables, des jeunes qui ont besoin de s’épanouir dont on doit pouvoir attendre une contribution plus importante pour penser un projet congolais qui ne soit à la remorque de la manipulation occidentale.
La plus grande cause de cette perdition viendrait-il du fait de la faillite supposée des élites congolaises s’abstenant à livrer bataille contre cette dérive morale en cours.
Faut-il encore le dire et le redire que le système Sassou a failli dans sa mission de construire une nation de justice et de progrès social. Et, si l’on ajoute à cela l’inexistence d’alternatives crédibles dans les oppositions, il faut bien convenir d’un affaissement général de la politique, le Congo que Mr Sassou et son clan offre au peuple est une monarchie républicaine impavide, monologue critiqué aujourd’hui la majorité de citoyens mécontents.

Jean-Claude  BERI

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