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Leaders de l’opposition et la diaspora face au syndrome de Pinocchio

Leaders de l’opposition et la diaspora face au syndrome de Pinocchio

Par   Jean-Claude BERI

MERCI DE REVOIR VOTRE COPIE.

Le climat « je t’aime moi non plus » qui sévit en France notamment au sein de la diaspora parisienne devient inquiétant, pesant et presque suicidaire.
J’ai apporté mon soutien à Mme MUNARI, ayant eu les échos de sa rencontre et le retour de nos envoyés spéciaux, force est de constater que nos leaders tous sans exception , seraient embarqués dans un corporatisme des menteurs politiques qui les lient les uns aux autres. J’espérais un nouveau son de cloche non c’est une rencontre indigeste qui m’a été rapportée par mes collaborateurs. Faisant fi de ma ligne de conduite depuis 23 ans, je me dois de dire ce que je pense être ma vérité à mes lecteurs .

Donc les leaders politiques seraient tous atteints du virus du mensonge. Dire cela, cependant, ce n’est pas affirmer qu’ils sont véreux. On trouve bien des hommes et des femmes politiques, bien intentionnés, travailleurs, animés par un idéal et par le désir de servir. La question est de savoir pourquoi ils ne parviennent pas à faire exception à la règle ; la réponse est que le mensonge constitue une des assises de notre culture politique. De sorte que cette culture expulse sans ménagement tout politicien qui ose dire franchement, constamment, naïvement son opinion plutôt que l’opinion attendue de lui.
L’erreur de ces leaders politiques de l opposition c est de croire que convaincre la diaspora est le meilleur chemin pour atteindre la, confiance du peuple. Grosse erreur que vient de commettre le service de com de Munari ou service de protocole, peu importe. Durant une semaine, ils se sont entourés de personnes qui se haïssent entre elles qui n’ont aucune assise et surtout qui ont déjà suffisamment démontré leur incapacité dans la construction d’une diaspora unie par leur inconstance.
La diaspora de Paris est une diaspora jeune et majoritairement issue de tristes événements enregistrés depuis la fin du mandat d’André MILONGO Cette jeunesse est apte dans la compréhension des stratégies politiques et capables de faire ses choix.
L’équipe qui a organisé cette rencontre aura -t-elle négligée la force de cette diaspora qu’elle a pourtant associée dès le début a cette rencontre ? Pourquoi a t-elle été reléguée au second plan pour se retrouver d’une conférence de presse avec les compatriotes a une rencontre citoyenne entre amis ?
C’est là ou le bât blesse, on croirait que les règles seraient fondées sur une exigence de mensonge. , De tuer dans l’œuf toute velléité de dire ce qu’on pense, ce qu’on estime être la vérité. Sous peine de sévères sanctions, lMme MUNARI avait le choix de répéter la « vérité collective » que les autres leaders ont choisie. Ou la vérité d’une combattante, d’une résistance, une vérité qui sort de ses tripes, nous savons tous que la vérité est généralement vêtue de gris, mais les leaders congolais politiques feront vite comprendre au débutant que le gris ne séduit pas. Le politicien qui, par intelligence et par courage, voudra faire dans la nuance ou l’originalité, fera long feu. Cela a beaucoup manqué dans la rencontre d’hier Pourtant rompue aux débat politique MUNARI a commis l’erreur de débutante. « Qui veut durer en politique doit accepter d’ajuster son langage aux impératifs de la politique ». On conviendra que la frontière entre l’« ajustement du langage » et le mensonge est extrêmement floue. Ceci pour dire qu’il fallait laisser la diaspora s’exprimer au lieu de la manipuler
Le syndrome de Pinocchio a été accueilli avec colère par la diaspora, a juste titre d’ailleurs À vrai dire, le spectacle fut désolant : incapables du moindre recul, les organisateurs de cette rencontre blâmeront certainement la diaspora pour la piètre opinion qu’ils ont d’eux. Opinion légitimement compréhensible, car beaucoup d’exemples montrent à suffisance qu’ils sont incapables de la moindre disposition à remettre leur comportement en question
Le résultat est un coup d’épée dans l’eau car la nouvelle plate forme mise en place est un mort-née. Qui a été contacté pour débattre cette future plate forme ? Pourquoi une nouvelle plate-forme, alors que le FROCAD-IDC-J3M est encore en place ? Personne n accordera du crédit à ce mouvement quel gâchis.

Il suffisait juste d’adopter d’une position idéaliste en la matière. Celle-ci est même essentielle. Affirmer que la vérité est un droit fondamental du citoyen en démocratie, c’est établir un principe clair. Un idéal, certes. Un idéal qui servira de phare aux acteurs politiques et aux citoyens. On a voulu biaiser ou manipuler l’opinion en venant imposer une nouvelle plate-forme dont les contours restent floues.

Seulement rien n’est perdue, Mme MUNARI et ses amis  doivent revoir leur copie. Cet essai porte le sceau d’un premier jet de préparation en vue d’une concertation plus large possible. Il suffisait juste d’adopter d’une position idéaliste en la matière. L’affirmation du droit du citoyen à la vérité qui denonce les mêmes discours politiques que nous récusons. Qui a été contacté pour débattre cette future plate forme ? Peut-être subsisterait-il des cas où le mensonge serait justifié. Mais le débat politique n’en serait pas moins profondément transformé. Ayez un discours proche du peuple et non celui de vos propres intérêts. Le combat ne se résume pas à quelques amis et quelques courtisans, Je continue à croire que nous y arriverons avec une démarche saine et aseptisée de tout plan caché.

Cette rencontre n’a été que le bis répétita des stratégies déjà vécues avec DZON, BOWAO, KOLELAS, MIERASSA et autres nous n’ignorons pas que vous n’êtes que des humains avec des défauts mais de grâce, ne nous prenez pas pour des cons. Le peuple souffre, l’heure n’est plus à la primauté de vos manigances sectaires. ON GAGNERA TOUS EN ÉTANT SINCÈRE LES UNS DES AUTRES. ALLONS AU RASSEMBLEMENT SANS ARRIÈRE PENSÉE.

NON la diaspora n’est pas contre les leaders politiques de l’intérieur mais réclame juste le droit a la vérité


MERCI DE REVOIR VOTRE COPIE.

Jean-Claude BERI

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