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LÉGISLATIVES 2022 :  « La Reine de MOUYONDZI » Claudine MUNARI affrontera Lydia MIKOLO à MOUYONDZI

LÉGISLATIVES 2022 :  « La Reine de MOUYONDZI » Claudine MUNARI affrontera Lydia MIKOLO à MOUYONDZI

Par   Jean-Claude BERI

Jean-Claude BERI, communicant, activiste et libre penseur Lyon

« MIKOLO à MOUYONDZI ne fera rien de mieux que préparer la succession de Denis Christel SASSOU dans la contrée ou il sait qu’il n’est et ne sera jamais accepté. » JCB

Avec les temps, qui courent, on aurait tendance à dire que c’est un non évènement mais ce serait une erreur grave de balayer d’un revers de main cette confrontation. Le pouvoir en place adore mettre en conflit les têtes d’affiche d’une région ou localité par la suite se laver les mains en disant qu’il n’est pour rien. Pour les naïfs, ce qui se joue là est la mise à mort politique de Claudine MUNARI par les officines du PCT qui la juge trop incontrôlable et imperméable.

La bataille des législatives à MOUYONDZI s’annonce rude, entre deux lionnes qui veulent contrôler une même savane. D’ores et déjà, on peut dire sans risque de se tromper que le PCT met une pression énorme sur Lydie MIKOLO, même si l’on sait, comment se déroule les nominations des députés. MIKOLO a la mission de tuer dans l’œuf les velléités avouées ou pas de Claudine MUNARI. L’instabilité du pouvoir se poursuit, les gouvernements se succèdent à la recherche de solutions. En vain.

Après plusieurs refus d’appel du pied du PCT, Claudine MUNARI joue sa survie politique et celui de son Parti le MUST en engageant dans cette bataille sans merci. Denis Christel SASSOU NGUESSO déteste MUNARI et pèsera de tout son poids pour faire échec à Claudine MUNARI. A cela MIKOLO peut compter sur l’arsenal financier qu’on ne manquera pas de déployer en distribuant moult tee-shirts, casquettes, pagnes, et même de l’argent pour acheter leur conscience.

Il sera temps de rappeler aux mouyondziens (nes) les risques de ce duel entre la grande prêtresse et la nouvelle prêtresse nous obligent encore davantage à considérer l’ensemble des forces politiques de MOUYONDZI doivent désormais proposer aux congolaises et aux Congolais un front uni autour d’un projet politique de rupture fondé sur nos valeurs partagées d’humanisme, d’écologie, de justice sociale et de renouvellement démocratique pour un MOUYONDZI, tourné vers l’avenir et le développement régional.

Je vois certaines réactions me dire que ce sont deux pains d’une même boulangerie. Oui peut-être, seulement même dans une même cuisson il y a des pains bien cuits et d’autres pas bien cuits.

Ainsi, je trouve la candidature de Lydia MIKOLO comme un acte commandé par un parti politique (PCT) dont le souhait est de mettre MOUYONDZI sous tutelle, ce  n’est pas un secret. Là n’est pas la question. MUNARI paye son excès d’indépendance devant la volonté du PCT d’imposer une opposition sous tutelle. Politiquement, qu’a fait MIKOLO ou MUNARI pour MOUYONDZI ? C’est là-dessus que devrons se focaliser nos critères. Nous observerons attentivement les arguments des deux lionnes.

Pour cela, nous devons mener cette bataille des élections législatives ensemble avec des candidatures communes pour opposer un contre-pouvoir fort et crédible a sassou et à son gouvernement totalement défaillant. Cela ne sera possible que dans le cadre d’une grande coalition et de méthodes de travail partagées et de vues nouvelles dans un renouvellement pour rebâtir un MOUYONDZI prospère. Cela ne peut être possible avec le PCT qui multiplie les actes d’hégémonie autoritaire en imposant des candidats non voulus par le peuple partout.

MIKOLO à MOUYONDZI ne fera rien de mieux que préparer la succession de Denis Christel SASSOU dans la contrée où il sait qu’il n’est et ne sera jamais accepté. « Nous ne souhaitons ni annexion, ni dilution, ni absorption » dixit un membre du Must « Pas question d’hégémonie, de dire au Must “vous devez vous dissoudre” », a-t-il insisté. Le but visé par le PCT est assez clair, sinon limpide comme l’eau de roche. Avoir une assemblée nationale « Rouge écarlate ».

On voit donc, naturellement, apparaître une interrogation qui peut paraître inhabituelle juste après une élection : SASSOU, a-t-il bien entendu le message délivré par les Congolais en mars dernier (à travers l’abstention, mais pas uniquement, y compris à travers son élection complétement boudée) ? Saura-t-il comprendre que par leur rejet, une partie des Congolais ne lui font plus confiance. Les premiers signes de vigilance, d’exigence ou de craintes que l’on voit apparaître portent d’abord sur certaines réformes annoncées, comme la non maîtrise du coût de la vie et la flambée des prix et la pénurie du carburant ou la réforme du code du travail qui assassine les jeunes.

Par conséquent, s’exprime également la crainte qu’il ne tienne pas compte de l’opposition – syndicale ou parlementaire. On espère d’ailleurs qu’une opposition va « se structurer », car sinon, c’est dans la rue que les choses pourraient se passer. Parmi ceux qui ne veulent manifestement pas donner les « pleins pouvoirs » au PCT, on note que beaucoup se sentent orphelins, peu défendus, car par ailleurs, ils ne se reconnaissent pas dans le Congo du PCT

C’est à ces questions et ces craintes que MIKOLO devrait s’interroger avant de s’engager dans cette messe de divertissement. LE PCT à MOUYONDZI pour quel changement ? Quel modèle de société pour demain ? Comment concilier l’ouverture et le dialogue souhaités, avec le besoin de changement rapide, radical et concret ? Et surtout : comment être inclusif, donner à tous le sentiment d’être défendus et d’avoir quelque chose à gagner dans le Congo de demain » ? On le voit, derrière la demande « d’action », la vraie demande qui émerge est celle du « sens »… Le pays va se mettre en marche, plus personne n’en doute. Mais au fait, vers où exactement ?

MIKOLO bik’ pagaille.

Jean-Claude BERI

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