DECES, Justice, Politique

Les non – dits de l’affaire Otouna et autres

Les non – dits de l’affaire Otouna et autres

    Ghys Fortune BEMBA DOMBE

La déclaration universelle des droits de l’Homme exige des Etats, le respect des libertés fondamentales dont celle d’informer, nécessaire pour l’épanouissement physique, mental et psychologique des êtres humains. Une presse libre et plurielle peut contribuer à la bonne santé des institutions, au bien être, à l’avenir harmonieux des populations et au développement. Malheureusement, des gens confondent, liberté au libertinage au point, de pondre des fake news pour ébranler le moral de la nation.

Véritable manipulation politique de déstabilisation

Après le pseudo projet de coup d’Etat incriminé aux  » Kongos  » et aux mercenaires originaires de la RDC qui a suscité beaucoup d’émoi et le déploiement dans le Pool des unités spécialisées de la police et cohorte pour massacrer les populations, on croyait que les fauteurs de troubles seront au repos. Grosse erreur !  A la veille de la journée internationale de la liberté de la presse (3 Mai), plus d’un journaliste et autres, parlent de Rocil Otouna journaliste à la télévision du régime, limogé semble-t-il pour avoir posé une question relative à la non couverture médiatique, en termes d’images, des malades atteints et guéris du Covid-19 lors d’une émission spéciale suite à la lamentable prestation télévisée de Denis Sassou-Nguesso du 30 Avril 2020. Où se trouve la note de service qui le relève ?  Ce dernier n’a-t-il pas supervisé le journal de 20 heures de Télé Congo du 1er Mai 2020 ? En plus, il faut retenir que Rocil Otouna n’occupe aucune fonction actuellement à Télé Congo. On est donc en droit de se demander sur l’autorité ayant prise ladite sanction, sa nature et ses motifs. Qui ignore que,  ce n’est pour la première fois que, Rocil Otouna revient sur cette question ? Pourquoi le silence de Rocil Otouna ? Entrer dans le jeu des fake news sciemment organisé par le pouvoir de Brazzaville c’est perdre son crédit auprès des réseaux internationaux. Depuis quelques jours, Rocil Otouna serait viré du cabinet du ministère de la communication et des médias où il occupait les fonctions d’attacher à la communication.

Par ailleurs, il sied de dire que, Rocil Otouna soulève une question capitale portant notamment sur l’efficacité du dispositif de riposte mis en place. Comment expliquer que sur une population de près de 5 millions d’habitants, seules 80 personnes sont testés quotidiennement ? Qu’est ce qui justifie que les résultats du test soient disponibles après plusieurs jours ? Quelles sont les contributions concrètes des différents comités et commissions pléthoriques mis en place ? Jusqu’à quand la santé des congolais sera-t-elle délaissée et hors des priorités des décideurs ?

Des leçons à retenir 

Il est certes vrai qu’une immense majorité des congolais s’impatiente du changement du système Sassou qui les affame et les tue à petit feu depuis des lustres, situation amplifiée par le confinement  actuel depuis un mois sans mesures d’accompagnement mûrement réfléchies. Cependant, l’affaire Otouna illustre une fois de plus que, les internautes devraient scruter attentivement les informations qui circulent sur les réseaux sociaux .Cette prudence éviterait aux congolais d’être victimes de la distraction ou de la diversion orchestrée par le système dictatorial Sassou spécialisé dans le pillage, les mensonges, la manipulation, la tricherie et divers autres montages. De même, il est impérieux, de penser à l’après crise sanitaire liée au Covid -19 et de placer l’AMOUR et les valeurs morales, humanistes et de travail au cœur de toutes les actions pour prétendre sortir le Congo du gouffre.

                                                                                                              Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Laisser un commentaire