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L’horizon s’obscurcit pour les « intouchables » véreux qui ruinent le pays

Ces « intouchables » qui se croient au dessus des congolais

 Par  Jean-Claude BERI 

 » Pourquoi voudriez-vous que le loup change quand les agneaux restent les mêmes ? »  Eric-Emmanuel Schmitt

Christel Denis SASSOU-NGUESSO et Jean-Jacques BOUYA sont de loin les symboles les plus évident de la corruption et du népotisme du régime SASSOU-NGUESSO. Dans cet exercice ils sont aidés par lui-même le maître absolu du vol et du pillage SASSOU NGUESSO. Les deux renégats réunis ont atteint le point culminant de l’essorage des finances du Congo. La ligne rouge a été franchi depuis belle lurette par ces deux prédateurs financiers. Aujourd’hui ils veulent se substituer en politique honnête proche des populations. Qui ignore que ces deux individus ont construit leur charisme politique sur du vent, sinon sur un système politique corrompu cimenté par des années d’impunité qui leur délivre un sauf conduit. Il ne faut surtout manquer d’y ajouter les noms d’Edgar Nguesso, Willy ETOKA et beaucoup d’autres.

Les critiques les plus féroces que les congolais font concernant justement ces prédateurs est que la justice congolaise soit devenue une justice de sables. Les juges n’interpellent que les personnes que les politiques choisissent comme des « coupables dociles » pour diverses raisons et non ceux sur qui pèseraient d’énormes soupçons de détournement.

Au Congo, on le sait tous, personne n’est milliardaire par héritage familial. D’où vient-il que la famille NGUESSO soit la plus riche du Congo ? La réponse est vite trouvée.

Depuis quelques semaines, en effet, surgissent régulièrement, dans les officines même du pouvoir, de nouvelles « révélations » propres à prouver que tout le Congo est sous le joug de la mafia des Nguesso. Devant une telle défaillance grave, celle de l’effondrement d’une partie de la corniche SASSOU choisit de réconforter BOUYA le principal responsable des suivis de travaux. Les prémices de l’éclatement de l’union sacrée des prédateurs financier du Congo   sont désormais perceptibles

Qu’il y ait eu des défauts de constructions, des défaillances dans le protocole des suivis de travaux pire même mort d’homme, rien ne saurait ébranler la tranquillité de ces « intouchables » pensait-on. Car ces deux ministrons n’agissent que selon les ordres bien dictés par SASSOU lui-même.

Les sociétés identifiées comme telles ayant effectués les travaux de finition sur la corniche seraient sous la coupole de Jean-Jacques BOUYA. Mais en réalité, elles appartiendraient toutes à SASSOU qui est et reste le vrai patron de l’empire financier des SASSOU.  Exiger dans ces conditions la démission de Jean-Jacques BOUYA reste un événement négligeable qui n’influencerait en rien la suite des événements, ce serait parler aux anges alors on veut atteindre Dieu.

J’avais depuis des années dénoncer cette sorte de nomenklatura plus attachée à défendre ses privilèges familiaux exorbitants que ceux de notre pays. Le Congo peut disparaître mais rien ne fera détourner l’attention ou la protection et la solidarité que se voue chaque membre du Clan.

Les BRUNO ITOUA, ONGONGO GILBERT, EDGAR NGUESSO et autres sont là pour veiller à ce que la machine ne vacille pas.  Cela marche parce que les chefs d’entreprises sont corrompus, les opposants sont corrompus, nos proches se livrent à des trahisons immondes au profit de quelques miettes de billets de f CFA.

Ce système est l’héritage de l’après-guerre de 1997 qui a transmis le relais du pouvoir d’une caste à une autre, le Congo des guerriers sans états d’âmes fait place au Congo des enfants prédateurs financiers sans vergognes du clan. Nous subissons depuis trop longtemps cette totale confusion des genres. Elle est en grande partie à l’origine de l’absence chronique d’un changement toujours annoncé et de l’abandon de réformes pourtant décisives pour notre pays.

Comment se fait-il que les grands patrons au Congo doivent se faire tous petits devant la nomenklatura clanique. C’est parce que leurs marchés ne sont pas des marchés sains. Tout est question d’arrangement bidon dans l’obscurité et à l’écart des bonnes affaires honnêtes. Ils les tiennent secrets pour ne pas perdre leurs privilèges. Beaucoup de personnes jouissent d’une protection hors temps. Cela est absurde et totalement irresponsables. Tous corrompus, tous innocents.

Le vrai sujet, ce sont effectivement les nombreux conflits d’intérêt que l’on observe au sommet du pouvoir. Nous avions un « soit disant Président » qui est en même temps :  hôtelier, boucher, coiffeur, vendeur de pétrole, opérateur économique dans le bâtiment, juge, arbitre, recruteurs, maquereau politico-sexuel… Dans tout ce fouillis on y regroupe des serpents à sonnettes, des crabes, des vautours tous voguent à satisfaire les désirs les plus fou du roi. L’actuel « président de la République », qui est issu de ce milieu clanique moralement obscène, serait le mieux placé à la fois pour changer les choses… et les maintenir. Or son choix est clairement fait :  Laisser faire dans une impunité totale. « Le loup change de poil et ne change point de naturel ».  Charles Cahier –

C’est pourquoi il n’est pas rare d’entendre ces « intouchables » dire « Nous avons partagé avec tous les ministres le butin … » BOUYA n’est pas le seul voyou de ce gouvernement les coups de tonnerre sont à recenser dans tous les ministères comme le témoigne les récentes nominations des cadres du ministère des Affaires étrangères qui sont tous gravées du sceau favoritisme au-dessus de la normale dans un Etat équitable et juste.

Les vrais fossoyeurs de la république sont à dénicher dans les sphères du vrai gouvernement de la république qui siège au Palais de la république ou se prennent les vraies mesures. Les vraies décisions qui engagent le pays sont prises avec l’accord de SASSOU. De ce fait, SASSOU demeure le vrai coupable des mauvais choix de ces ministrons et autres pilleurs, destructeurs de la république.

Sale temps pour ces intouchables incompétents

A quoi sert un état ou la Cour des comptes, le Conseil d’État et l’Inspection des finances s’opposent, par tous les moyens, à ce que le « pouvoir politique » s’il en existe un, réduise leur poids, leur influence pour ne pas laisser effectivement les technocrates ou autres sachant, faire leur observation voire leur travail.  Cette règle non écrite est initiée par ces « intouchables » qui seraient au-dessus de toute déontologie serait gravée dans toutes les têtes.

On épiloguera sans fin sur les raisons profondes de la non décision de sanction prise par SASSOU. Est-ce pour démonter, comme le propose le titre de cet article, que les politiques ne sont pas intouchables ? Est-ce la conséquence de la matérialité des faits ? Ne serait-ce pas plutôt la réponse du berger à la bergère. Dans un pays ou les juges d’instruction sont au service d’un homme, que doit-on attendre de mieux ??

Ces intouchables qui se font passer pour de très vertueux politiciens – dont nul n’ignore que, seule, les animent leur volonté de se sacrifier au profit du castre, ils revendiquent maintenant de facto le droit à l’impunité ! Et lorsqu’ils l’auront obtenue, gageons que la sanctification pourrait devenir leur ultime objectif… Seulement les masques tombent et les sirènes de la sanction hurlent justice.

Il faudrait aussi et surtout mettre fin au système sassouiste très pernicieux où un homme seul à tous les pouvoirs et où nombre de ceux qu’il nomme exercent eux même un pouvoir sans contrôle sur les domaines qu’ils coiffent (verrou du ministère des finances par exemple). Le pouvoir doit être exercé dans la collégialité car aucun homme n’a les capacités de l’exercer seul.

Des bijoux, des villas, des appareils électroniques, ces achats réglés avec de l’argent public…offert a des courtisans ont fini par lasser le peuple de ses dirigeants malhonnêtes. Des populations croupissent sous des gravats depuis des mois (à cause des inondations et des éboulements) on s’empresse à organiser une réunion d’urgence pour réparer quelques cassures de la corniche. Quel sens des priorités !!!!!

A Paris le sulfureux dictateur SASSOU tente de dédramatiser la situation. Mais sur le terrain il y a moins de tolérance face aux scandales. Il y a une plus grande diffusion et réaction des cas de corruption et la société civile s’est émancipée, pour une vision encore plus critique. Ces « intouchables » font désormais face à une classe moyenne mieux éduquée et plus exigeante envers ses dirigeants, aux réseaux sociaux qui facilitent la mobilisation, mais aussi à une exigence de justice plus offensive.

Battons-nous pour que les politiques retrouvent le chemin de la rectitude et le service de l’Etat. Il est encore temps, sinon ça pourrait finir très mal. Faudrait espérer qu’au Congo nous retrouvions des administrateurs compétents et plus de clientélisme, ni de machine à promesses.

Le seul message à faire passer dans cette fourberie politique est qu’il faille réveiller tout le monde il serait temps que le peuple participe plus au lynchage politique de ces « intouchables ».  Le Congo doit retrouver les exigences d’une grande démocratie s’il veut regagner la confiance des congolais et éviter son propre déclin.

Jean-Claude  BERI

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