Editorial, Politique, Société

L’union ou l’échec: l ‘opposition congolaise doit grandir….

 

 

Par  Jean-Claude  BERI

 

Il y a un an ( janvier 2019) je lançais cette alerte comme beaucoup d’ autres alertes d’ailleurs depuis 23 ans. Il est possible de la consulter en cliquant sur ce lien: http://www.dac-presse.com/congo-brazzaville-plaidoirie-candidat-unique-de-lopposition-2021/.

Le microcosme politique de la diaspora et une partie de l’opposition intérieure ont estimés ne pas y tenir compte en se targuant de détenir la science infuse. Un an seulement après cet appel, la réalité des faits a fini par faire vibrer les entrailles de beaucoup de nos compatriotes qui, aujourd’hui dissèquent cet appel et en tirer sa substance positive.

Le ministre OUABARI MARIOTTI fut parmi les premiers sur la place de Paris a revélé l’importance que pouvez tirer une opposition rassemblée autour d’un candidat unique en 2021. Il vient de le réexpliquer dans un article ce matin 12 /12/2020.

De Jean-Jacques YHOMBI en passant par KIGNOUMBI KIA BOUNGOU, ANGUOIS, Marie Paul MPOUELE et beaucoup d’autres voix qui se leveront d’ici là, tous pencheraient sur cette hypothèse qui constitue actuellement l’une des solutions crédibles pour une alternance apaisée et fiable.
Nous avions tous entendu les déclarations de la presque majorité des plateformes politiques de l’opposition congolaise. Leur message remet au centre la problématique essentielle de la crise congolaise en reconnaissant l’echec de la gouvernance actuelle et comment se défaire d’un systeme corrompu qui cisaille tout le pays . Une gouvernance qui favorise la prédominance de l’impunité, la poursuite de la gabegie et des nominations des femmes et des hommes qui ont lamentablement échoués dans la gestion de la destinée du pays.

Pourtant l’opposition se mure dans une attitude qui sacralise leurs échecs. Cela semble être le constat qui se dessine au regard des tractations teintées d’un excessif repli sur soi qui prévaut au sein de l’opposition. Pourtant, il est acté depuis des siècles que pour résoudre un problème, la première étape consiste à reconnaître qu’il y en a un. Au-delà des constats alarmistes et des publications tous azimuts, force est de constater que l’opposition congolaise est empêtrée dans son propre déni.

On aurait l’impression de voir se réaliser sous nos yeux le plan macabre de voir SASSOU rempiler en 2021. Tant que l’opposition serait assis sur les déclarations de principes refusant d’aller au bout du problème.

Nous le savons tous dans le contexte actuel que de toutes les candidatures déclarées aucune n’aura de chance de faire échouer les plans machiavéliques de SASSOU. Pourquoi continuer dans cette voie sans issue ? Notre opposition veut-elle réellement le départ de sassou ou simplement organiser une énième mascarade d’élection qui permettra à certains profiteurs de bénéficier des dividendes que SASSOU sait bien attribuer aux pourceaux qui n’attendent que ça. Dire que la position de l’opposition congolaise n ‘est pas claire serait un euphémise.

Nous sommes à l’orée de 2021 et nous continuons à traîner des problématiques de 2015 et 2016 sans pour autant esquisser une feuille de route qui condenserait les doléances des uns et des autres et tirer les conclusions du choix du meilleur d’entre nous.
Toutes les questions relatives au dialogue inclusif, c’est une perte de temps politique qui ne servira qu’à augmenter les chances de SASSOU à mieux vous entuber. Ce dernier n’acceptera jamais un dialogue aux conditions qui lui seront défavorables.
Les questions essentielles qui doivent nous rassembler sont dictées par le peuple qui souhaite une clarification sur :

  • la disparition des 14.000 milliards de francs cfa (soit environ 28 milliards de dollars)?
  • les moindres détails sur les tenants et aboutissants de la dette qui nous lie avec la Chine? Les conditions de son échelonnement?
  • L’acharnement sur la region du Pool et exiger une commission vérité et réconciliation pour faire la lumière sur cette situation
  • le retour sanglant au pouvoir de sassou massacrant au passage près de 300.000 a 400.000 personnes selon certaines sources. Une commission d’apaisement et de recueillement doit être instruite pour réellement faire le deuil et apaiser le peuple. On ne doit pas impunément tuer son peuple pour le pouvoir.
  • L’incarcération illégale des prisonniers politiques. Leur libération est une exigence nationale

Lorsqu’on aura fait le tour de toutes ces questions on ne pourra arriver qu’à la conclusion que le Congo n ‘a pas besoin des élections mais du départ de sassou et de l’instauration d’une transition qui remettra le pays sur pied. Autrement ce ne sera pas les édifices de la corniche et autres qui seront détruites mais tout bonnement la destruction de l’ensemble du pays. Les congolais ne supportent plus les voleurs qui mettent en danger leur vie. Regardez autour de vous qu’est ce qui fonctionne au Congo? La route nationale 2 ressemble a une piste cyclable on y trouve plus que des trous béants, l’asphalte a complétement disparu. La route Brazzaville-Pointe (prévue pour être une autoroute) est baptisée aujourd’hui la route de la mort car les imperfections, l’absence de signalisation, le décollage de l asphalte , la non réparation des trous font de cette route, la route de tous les dangers, autrement dit la route de la mort.

Le Congo se meurt a petit-feu non pas pour cause de dérèglement climatique mais certainement pour dérèglement mental des autorités de ce pays.

Jean-Claude  BERI

Congo-Brazzaville : plaidoirie pour un candidat unique de l’opposition en 2021.

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