Editorial, Politique, Société

L’unité ne doit pas se faire autour d’un homme, mais d’un idéal commun.

L’unité ne doit pas se faire autour d’un homme, mais d’un idéal commun.

Par  Jean-Claude BERI 

Parfois les critiques du fussent de partout sur les incongruités de la diaspora ne sont pas toutes dénuées de sens. Les gens qui nous lisent ou nous suivent au quotidien sont surprises et d’autres totalement perdues face aux  flots d’informations contradictoires et surtout la guéguerre de positionnement que se livrent certains acteurs qui se sont autoproclamés « maîtres dans l’art de détenir la science infuse ». 

Le COVID 19 fait resurgir la vraie nature du Combat que certains croient mener pour le bien du peuple congolais. On a vu dernièrement, les maîtres absolus de la vérité se contredire sur peu de choses et entraîner beaucoup de personnes dans le faux et l’amalgame. Simplement, parfois, autour de ce combat, ne gravite pas de bonnes personnes censées maintenir le flambeau de la lutte haut. Si de GAULLE avait construit sa stratégie de libération de la France occupée autour de sa personne, c’est sûr qu’il aurait eu du mal à rassembler. 

L’épisode de la maladie de MOKOKO a mis à nu, les véritables intentions de certains PRO MOKOKO. On a tous vu comment ils sont déchirés pour être simplement la plateforme du véritable soutien de MOKOKO. Tout y est passé,  des enfants, des parents et des relations politiques, tous se sont lancés dans une guéguerre d’informations qui se sont pour la plupart révélées comme injustifiées. Seulement, on sait, enfin en tout cas pour ma part, que le Clan MOKOKO risque d’être pire que le Clan SASSOU. Se rendent-ils compte que cette façon, d’agir effrite, dénature et dilue totalement le message de l’unité qui devrait caractériser le combat autour de MOKOKO ?
Tout ceci simplement parce que les gens ont perdu le sens du vrai combat. Les thuriféraires des pseudos carriéristes politiques tapis au sein de la diaspora, qui manient abondamment apostrophes et énoncés acerbes à destination des dignitaires du régime en place, font en fait exploser le cadre de cette parole de gloire, de l’unité et du rassemblement qu’ils croient véhiculer . Invectives et compromissions, éreintements ou satires tribales, imprécations grandiloquentes ou dénominations injurieuses viennent ainsi loger nettement la violence verbale dans l’écriture encomiastique, rompant la situation d’allocution conventionnelle de l’éloge pourtant brouillant la figure politique de MOKOKO. Cette façon de faire enclenche des frustrations et des étonnements qui favorisent qu’on commence à tourner le dos à MOKOKO.

 Même en proclamant toujours son objectif et de ne rien lâcher et ne point poser un genou a terre face à la médiocrité ambiante affichée par le régime, mais d’ores et déjà, la plupart de ces fanatiques, représentant toutes les chapelles du Nord au Sud, ont été irrité et certains pensent ne plus   le soutenir . Et d’autres,  se sont déjà prononcés, préférant se jeter eux-mêmes dans la bataille. Le couvercle de la défection a été levé avec les querelles idiotes d’une diaspora enfantine. A qui profitent ces disputes idiotes ? Cette stratégie suicidaire, personnelle mais surtout qui va contre les aspirations du peuple condamne plus MOKOKO qu’elle ne lui serve. La situation est tellement critique et dangereuse qu’il faille le repréciser aux organisations de Soutiens de MOKOKO, bien qu’elles soient libres de mener leur combat comme bon leur semble, seulement il est  préjudiciable de veiller à la bonne communication, qui, elle, impacte l’ensemble des organisations qui militent pour la restauration de la démocratie.

Une autre bataille commence. J’ai la certitude que les Congolais veulent tourner la page et reconstruire un nouveau socle unitaire sur des bases plus saines et efficaces. Le pilonnage intensif entre pro MOKOKO semble avoir brisé la grande espérance née de l’engouement issue de la campagne de 2016. On a comme l’impression que l’on ne sait pas ce que l’on veut réellement. Ceux qui sont vrais dans ce combat sans arrière-pensée continueront à lutter pour ne fusse que sauver la dignité d’un homme qui a donné du sien, qui a montré le vrai sens du mot éthique, le courage d’un soldat abandonné par ses frères d’armes, qui a su entretenir une flamme qui ne cessera à jamais de brûler. Mon général, quoi que tu aies fait par le passé, tu es désormais béni par ce peuple qui ne t’a jamais abandonné. Et ce peuple se battra pour te sauver, car l’idéal de ton engagement perdurera jusqu’à la victoire. 

Faut-il le rappeler pourquoi nous sommes entrés en résistance en 1995 ?????

Sans pour autant s’étendre dans la genèse de l’ERDDUN, (Espace Républicain pour la défense de la démocratie et l’unité Nationale) je voudrais simplement rappeler que tous les partis et responsables politiques sortis du pays pour défendre la nation ensanglantée s’étaient convenus et entendus sur un objectif unique. …Combattre ensemble pour la restauration de la démocratie assassinée par le coup d’Etat du 05 Juin 1997. Il n’y avait pas de pro MOKOKO, de pro KOLELAS, de pro BOUKADIA…. L’objectif était concentré sur le départ de SASSOU et tout son système prédateur et, par ce fait, remettre la démocratie sur les bons rails. 

1995-2020. Faut dire que la vague des compromissions associées à l’instabilité et l’inconstance des acteurs de l’époque le mot d’ordre « combattre ensemble » vole rapidement en éclats. Le parti au pouvoir vaincu n’a su donner des gages de confiance pour maintenir la maison ERDDUN sur les rails. Depuis nous semons les graines de notre propre destruction.
Certes, avec le Congo qui se renferme dans un tour de corruption affolante, la mondialisation, la montée du vandalisme politique se trouve grandement complexifiée. Et avec l’arrivée de nouveaux animateurs en 2000 le combat perd tout son sens et sa vigueur pour l’action. Ça ressemble plus aujourd’hui à un nid de crabes. Tout ceci préfigure une démultiplication des rôles politiques et des positions engagées dans les choix pervers et personnels avec des tensions qui peuvent – ou non – se cristalliser, s’éprouver, sinon s’arbitrer, autour des personnes et non de l’idéal de restauration de la démocratie.
La plupart de ceux qui résistaient hier et qui résisteront demain avec le courage et la force des convictions renverseront peut-être le système de valeurs injustement installé au Congo. De ces qualités forgées dans le fort intérieur de chaque homme, s’élèveront l’espérance et la victoire demain. Ceux qui résistent se tiennent auprès des crucifiés, peu importe le coût à payer. C’est cela leur grandeur et leur pouvoir forgé dans l’humilité et la lucidité. Cette lucidité nous impose de lutter pour la restauration de la démocratie pas pour spécialement propulser un homme choisi avec des considérations émotionnelles au rang de combattants de la liberté sans qu’il ait ses vertus patriotiques. 
La résistance contre la dictature implique de la souffrance et c’est un choix qu’il faut savoir mesurer la difficulté. Elle demande de l’abnégation et surtout à ne pas prendre à une certaine forme de légèreté. On peut leur compter ceux qui sont restés, attachés aux principes fondateurs de notre résistance ???
Les marchands d’illusions pullulent les plateformes et les infiltrations aussi perméables que tout ce qui se dit est déjà détruit avant même une once de concrétisation. 
Cette résistance que nous devons à notre peuple comporte le risque qu’on soit détruit ou élevé au rang de la grandeur des hommes humbles. Elle n’est surtout pas une notion rationnelle qui tendrait vers une quête du bonheur quelconque. La seule quête qui vaille qu’on se batte, qu’on résiste, c’est la quête de la restauration de la démocratie. Or, comme on le sait, la liberté démocratique est une quête difficile à atteindre, mais pas nécessairement impossible. Il se trouve dans ce processus, on accepte que même si l’on échoue, il existe une liberté intérieure liée à la désobéissance, et peut-être bien qu’il s’agît de la seule liberté et du seul vrai bonheur que nous connaîtrons.
Devons-nous galvauder notre combat sur l’arbitrage des tensions entre, d’un côté, la partialité patriotique teintée ethninisation et, de l’autre, la conquête d’un idéal d’un Congo retrouvé et unifié. Au-delà de tout projet rassembleur ou autre thématiques qui se sont développées, qui vont dans le sens d’une articulation, ou même d’une réconciliation nationale, de ces deux rôles au travers des figures d’un homme enraciné dans les vertus d’humanisme et de démocratie ferai sans doute un premier consensus.
Ce sont là des questions qui méritent d’être abordées, ainsi que le permet un certain nombre de citoyens à travers des discussions, par le biais d’un entrecroisement des recherches de théorie, de réflexions politiques et des enquêtes sur les comportements politiques de nouveaux acteurs politiques congolais de dégager la priorisation d’un retour à la démocratie après une transition réformatrice et définissant le cadre institutionnel du futur Congo.
Le Congo se fissure, marqué par la difficulté des politiques à résoudre la crise économique nationale. Derrière la posture « d’opposition », on peine à tracer un chemin commun devant interpeller tous les Congolais, prisonniers du pouvoir hégémonique et assassin de SASSOU. Nous retombons sur les mêmes travers tant décriés : manque de vision, manque d´ambition, manque de grand dessein collectif, manque d’amour pour le pays, égoïsme à l’extrême…Ce n’est pas une division idéologique qui est observée actuellement, mais l’on est plus dans la politique de « ôte-toi de là que je m’y mette. » On y trouve de tous : des fanfarons aux injecteurs de venins verbaux, des pseudos-prophètes à la science infuse aux clameurs de « il faut bouffer du Nordiste », des militaires semi-retraités distillant le venin d’une guerre de revanche aux illusionnistes sécessionnistes… Tout y passe. Mais le Congo stagne …..

Ceci est un appel à la réflexion et aux échanges positifs

 

Jean-Claude BERI

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