Santé

Madame Gisèle Ambiero, la femme qu’il fallait à la tête de la santé au Congo

Et si Madame Gisèle Ambiero avait raison ?

Par :  Ghys Corel Diangany

« Il y a des signes qui ne trompent pas. » dit un adage et « Lorsqu’un coup est bien appliqué, il ne faut pas dire que le coup est appliqué avec l’appui d’une pierre. » dit un autre.
Ces adages peuvent s’expliquer par la volonté intrinsèque de Madame Gisèle Mabiero, ancienne Directrice Générale du Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHU), limogée pour avoir dit la vérité.
En effet, voyant le déluge du CHU, elle s’était adressée au Chef de l’Etat par courrier pour lui dire tout haut ce que les partisans du mutisme disent tout bas.
Elle a eu le courage de dire la vérité ouvertement au président de la République à l’image des musiciens Roga-Roga et Chairman dans la chanson « RUPTURE » quand ils disent au Chef de l’Etat que «vos collaborateurs viennent vous mentir »
Madame Gisèle Ambiero avait osé signaler le Chef de l’Etat que « le CHU va mal ».

Gisèle Ambiero dans le jargon des braves était surnommée «l’icône du courage» dans ce pays où tout le monde a peur de lever le doigt pour dire au Chef de l’Etat « vos collaborateurs sont dans le mensonge ».
Gisèle Ambiero a osé pour un Congo nouveau. Femme de courage, pleine de savoir-faire et de savoir-être, assidue au travail, humble dont les valeurs de rigueur et d’honnêteté ne sont plus à démontrer.

Pour avoir dénoncé le résultat du constat fait au CHU, elle a été victime d’un licenciement à la va-vite comme si ce qu’elle disait était un marteau piqueur qui pouvait faire écrouler la République, alors qu’elle avait le droit de dire la vérité pour le mieux-être de tous.

Aujourd’hui, l’histoire lui donne raison même si les ennemis de la vérité ne veulent le dire ni le reconnaître que le CHU est mal barré.
Victime en juillet 2017 d’un complot ourdi par sa hiérarchie habituée de mensonges, Gisèle Ambiero à infligé la plus grande honte à ses détracteurs qui lui donnent raison aujourd’hui. Car, le mensonge et la délation ont échoué devant cette dame de caractère qui ne voulait que faire son travail en sa qualité d’honnête femme au service du peuple surtout pour le bien être des populations malades, en respect du programme de société du Président de la République en matière de santé.
En tout cas, la volonté de cette femme s’est détruite suite à une suspension qui deviendra définitive par note de service de sa hiérarchie à la grande surprise des connaisseurs de ce dossier.
Une honte pour la République, une tristesse pour les agents du CHU et une désolation pour les malades de ce centre hospitalier, le plus grand de Brazzaville. Par cette destitution, il y aurait une avalanche de radiation des gens soutenant Ambiero. Une information qui reste tout de même à vérifier a fait entendre que tous les partisans de la vérité ont été taxés d’opposants et radiés de leur fonction. Mais, l’opinion nationale et internationale ont compris que malgré le limgeage de Madame Gisèle Ambiero pour étouffer la vérité, le CHU souffrait de tous les maux de la défaience avec à la clé de nombreuses critiques sur le fonctionnement, le manque des produits de première nécessité et du matériel composant un meilleur centre hospitalier et universitaire digne…

La corruption et le manque de foi des gestionnaires ayant atteint le firmament de la déconfiiture, le CHU était devenu un mouroir surnommé «CH-tue» à cause du nombre croissant de décès par jour.
Madame Gisèle Ambiero est prise pour gestionnaire de la chose publique que recherchent les experts du FMI et de la Banque mondiale pour la bonne conduite des entités publiques congolaises.
Le bilan de ses activités et des travaux réalisés rejoignent bel et bien ses ambitions de moderniser ce centre de santé pour faire oublier aux Congolais le chemin des hôpitaux étrangers.
Hélas, Madame Gisèle Ambiero a payé pour sa franchise, son courage et sa volonté de bien faire.

Ghys Corel Diangany

Source : La griffeinfos Journal 

 

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