DECES

MARC MAPINGOU MITOUMBI par Gabriel MOUELE NZILA

MARC MAPINGOU MITOUMBI

Par   Gabriel MOUELE NZILA

Nous voici aujourd’hui au bord du vide, puisque nous cherchons partout ton visage.
Tu étais notre avenir et nous avons perdu notre avenir.
Tu étais des nôtres et nous avons perdu, cette part de nous-mêmes.
Tu nous questionnais et nous avons perdu ta question.
Nous voici seuls, nos lèvres serrées sur nos pourquoi.
Nous sommes venus ici chercher, chercher quelque chose ou quelqu’un.
Chercher cet amour plus fort que la mort.
Notre bien aimé, Maître, Ya Marc, tu as quitté ce monde afin de te reposer dans un pays paisible.
Ce pays où tu résides désormais, Vieux Marc. Un pays au ciel bleu à partir duquel tu veilles sur toutes les personnes aimées que tu as laissées en ce bas-monde. Vieux Marc nous a quittés, ce Mardi 5 mai 2020. Il m’est difficile de prononcer cette élégie, tant la tristesse et le chagrin m’étreignent.
Ton décès fait notre grande peine.
Mon émotion est grande à l’heure de te dire au revoir. Difficile d’accepter la disparition d’un proche avec qui on a tant partagé. Partagé les moments de joie comme les épreuves les plus difficiles.
Tu étais un grand frère merveilleux, toujours soucieux de l’intérêt et du bien-être de chacun des membres de la famille.
Tes grandes qualités humaines et ton altruisme faisaient que ta compagnie était recherchée et appréciée. Aujourd’hui, tu manques à toute la Famille. Elle est orpheline de toi et de ton amour pour elle.
Ton amitié fidèle et inconditionnelle va grandement manquer à tes amis. Tu étais un ami toujours disponible et à l’écoute des autres.
Tu savais cultiver l’amitié à merveille. Être ton ami (amie) c’était être de ta famille: être ton frère ou ta soeur de coeur.
En nous laissant sur le quai de la vie, tu nous a quittés afin de partir en voyage vers des contrées certainement paradisiaques..
Ton départ nous a plongés dans l’émotion et la tristesse de ne plus te voir en ce bas-monde.
Pourtant, chacun d’entre nous sait que tes bonnes actions et ta grande sagesse ne peuvent que t’amener à une vie après la mort faîte de beauté, de soulagement et repos serein.
Mourir est le destin de tout un chacun, personne ne sait à quel âge ces jours toucheront à leur fin.
Ta mort est un dernier enseignement que tu donnes à tes proches. Elle nous donne encore plus à penser à l’importance de vivre pleinement chaque instant.
Tu as pleinement vécu ta vie. Tu as su aimer et profiter de chaque instant: de ta famille, de tes amis, …
« Vivez, m’en croyez, n’attendez à demain ; cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie » écrivait Pierre de Ronsard.
Par ta façon d’être, ton rapport aux autres et ta conception de l’existence faîte de sagesse et de respect, tu as vraiment réussi ta vie…
Aujourd’hui, il nous faut accepter ta mort et te laisser partir.
Cette possible et lente acceptation va dépendre de chacun de nous, de notre passé, de notre histoire, de ce que nous sommes capables de comprendre de ton départ inattendu.
Il nous faut trouver une consolation en nous disant que ce dernier voyage que tu entreprends est un voyage vers un paradis mérité, dont personne vraiment ne peut parler…

Il nous faut faire notre deuil et te laisser partir en paix. Il nous faut accepter que la mort fait partie du chemin de la vie. Elle le continue et nous devons la concevoir comme une étape de notre destinée personnelle.
Cependant, ta mort « Vieux Marc » ne peut effacer tous nos beaux souvenirs et nos belles pensées pour toi.
Nous penserons à toi, chaque jour, avec douceur et plein d’amour. Nos pensées affectueuses t’accompagneront sur ton nouveau chemin.

Dans l’éternité qui t’attends, il n’y aura ni horloge, ni calendrier; les siècles n’existeront plus. Le tourment du pécheur et de l’impie s’élèvera en fumée à jamais; alors qu’au ciel, les joies, les chants, le bonheur absolu et le réconfort des rachetés ne connaîtront pas de fin. « Voici maintenant le jour du salut ». Va Maitre, sur ton chemin, tu transmettras à nos anciens un message d’espoir, car les ouvriers se relaient sur le Chantier.

Ton petit frère, ton disciple,

Gabriel MOUELE NZILA

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