DIASPORA, Justice, Politique

Me Gérard Devillers, avocat de Denis Sassou Nguesso a manqué une occasion de se taire.

Me Gérard Devillers, avocat de Denis Sassou Nguesso a manqué une occasion de se taire.

Par : Adrien  HOUABALOUKOU

Le silence est d’or, la parole d’argent. Maître Gérard Devillers, avocat de Denis Sassou Nguesso a manqué une occasion de se taire.

Revisitons les archives du Congo. Personne ne peut dissimuler l’histoire d’un peuple car l’histoire c’est la lutte des classes, celle des bons et celle des méchants. 
« Un fusil dans la poche, un poème dans la main ». Paraphrasons Emmanuel Dongala : un mensonge dans la bouche et une vérité dans la poche. Fonctionner de la sorte comme l’a fait notre homme en robe noire c’est faire partie des méchants.

Amnésique, Maître Gérard Devillers, a oublié avec le temps où il était du côté de la défense dans le procès de l’assassinat du Président Marien Ngouabi. Il défendit, entre autres présumés coupables, Jean-Pierre Ndoundi Nganga. C’était le bon vieux temps où l’avocat franco-brazzavillois faisait partie de la classe des bons comme dirait Victor Hugo des Misérables.
Habitué des coulisses du pouvoir, ce vétéran du barreau connaît bien l’homme Denis Sassou Nguesso dans ses manigances.

En changeant de casquette comme Me Jacques de Molière, je suis un affligé que Me Gérard Devillers accepte la mission de défendre un État voyou en empochant tranquillement au passage les honoraires sur le dos du peuple congolais qui vit précisément dans la misère.

« Qu’est-il allé faire dans cette galère ? » se sont demandé ceux qui savent décrypter les signes du destin. Or au Congo la chute imminente est le terme du contrat politique de son client Sassou.

Comme Tartuffe, il faut avoir un sacré courage de quitter Brazzaville pour venir défendre à Paris un dossier judiciaire vide et nul qui veut condamner le général Mokoko comme jadis l’Etat français le lieutenant Dreyfus.

Un avocat doit s’affranchir du matérialisme de Thomas Hobbes propre aux Anglais pour se mettre du côté du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau propre aux Français. Ce n’est pas Me Philippe Youlou du barreau de Nice, férue d’épistémologie, qui ira à l’encontre de ce constat.

Libre arbitre

Selon le principe de la liberté du choix, aucune loi au monde n’oblige un avocat de participer à un procès farfelu comme celui de Jean-Marie Michel Mokoko. 
Quitte à aller dans cette galère, Maître Gérard Devillers, vous avez perdu une occasion de vous taire ou de parler d’un vrai coup d’état, il faut le dire le plus sanglant de l’histoire du Congo, celui de votre client Denis Sassou Nguesso contre Pascal Lissouba, car vous étiez résident permanent à Brazzaville au Congo.

Sauve qui peut

Un rappel : En 1997, Maitre Gérard Devillers ayant la bonne couleur de peau avait fait partie des français qui s’étaient plaints au Quai d’Orsay des effets de la guerre Denis Sassou Nguesso/Pascal Lissouba, sur vos biens meubles et immeubles au Congo.

L’Opération Pélican

Dans la tourmente de la guerre, l’opération Pélican avait pour objectif l’évacuation des ressortissants français de Brazzaville (Congo).

La vérité est que vous avez la chance d’avoir une bonne couleur de peau, et avez eu le privilège d’être évacué en France en abandonnant derrière vous les petits enfants congolais entre les canons de Denis Sassou Nguesso et Pascal Lissouba. L’opération « Pélican » de l’Armée Française temporairement installée à Brazzaville pour la protection des français de Kinshasa fut une aubaine pour les Français de Kinshasa. Craignant l’arrivée à Kinshasa de Joseph Kabila le père, dans le cadre humanitaire le Congo avait accepté l’installation de l’Armée Française à Brazzaville avec le secret espoir pour Lissouba d’empêcher Sassou de lui mettre les bâtons dans les roues. Lissouba se trompa. Avec l’aide des pélicans, Sassou eut raison du professeur démocratiquement élu.

Ingratitude

Même si elle n’a pas d’amis, que des intérêts, La France n’a jamais retourné l’ascenseur de la générosité du peuple congolais martyr.

J’ai été obligé d’aller la rencontre les dirigeants de TotalFina avant l’Offre Publique d’Achat sur la société Elf Aquitaine, car le pétrole a coulé autant que le sang du peuple congolais.

« Sans famille »

L’autre nom de la maison d’arrêt de Brazzaville est « Sans famille », tant l’isolement y est sévère. S’agit-il d’une boutade ou d’une vérité en affirmant que le Général Jean-Marie Michel dispose à la Maison d’Arrêt de Brazzaville d’une cellule de 80 m² avec tous les équipements nécessaires, une télévision avec un abonnement de Canal Plus ? Pour vous la prison, pour reprendre Gilbert Cesbron, est un « royaume  ». Sans faire de la métaphysique, cela fait penser au dilemme du prisonnier qui veut sortir de la prison sans garantie d’être heureux à l’extérieur ou demeurer au gnouf avec la garantie d’un minimum social.

Se tromper instruit. Il faut avoir l’humilité d’apprendre de ses erreurs, car il ne faut jamais avoir peur d’affronter la dure loi de la vérité.

C’est pourquoi nous devrions accepter l’idée de la Conférence Nationale Bis à l’étranger afin de mettre le Congo sur des bons rails et éviter des procès staliniens à Mokoko et ses compagnons de fortune.

Adrien Houabaloukou
Président du Collège des Associations Politiques de la Direction Collégiale du Rassemblement des Républicains de la Diaspora Congolaise 
Président de la CDI

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