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Message de fin d’année 2021 du CODICORD

CONSEIL DE LA DIASPORA CONGOLAISE POUR LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE (CODICORD)

MESSAGE DE FIN D’ANNEE 2021

Par  Raphaël GOMA

 

 

Chers compatriotes,

 Chers militants,

Chers amis et partenaires,

 

Je suis heureux comme chaque fin d’année de vous retrouver pour vous présenter mes vœux pour l’année 2022.

Je sais aussi que certains d’entre vous ce soir, sont endeuillés et souffrent dans leur quotidien rendu douloureux par la perte d’un parent, d’un frère, d’une sœur, voire même d’un enfant. D’autres encore sont malades et abandonnés à eux-mêmes dans le mépris total d’un gouvernement défaillant.

Je sais que dans ces moments de fêtes et de retrouvailles, ou chaque famille retrouve les siens dans la gaieté et le partage, certaines familles souffrent de l’absence des membres de leur famille qui sont détenus dans les geôles du pouvoir de Brazzaville ; En effet, les leaders d’opinions et les opposants politiques sont emprisonnés au Congo Brazzaville.

Malheureusement, tant que le Parti Congolais du Travail (PCT) et son Président M. Sassou Denis seront aux responsabilités, il n’y aura pas de salut pour la République du Congo. Chaque fin d’année, ils nous rabâchent la même chose sans qu’un changement ne pointe à l’horizon.

Le Conseil de la Diaspora Congolaise pour la Restauration de la Démocratie (CODICORD) dont j’ai la responsabilité de présider, voudrait dire à nos compatriotes qui sont dans cette situation, qu’ils doivent rester forts, debout et courageux. Car nous Congolais, appartenons à une grande Nation de culture, de persévérance et les turpitudes du moment ne doivent pas nous éloigner de notre attachement et de notre amour des uns envers les autres. Ce qui nous lie est plus fort que ce qui nous divise.

L’année 2021 s’achève sous de très mauvais auspices pour notre pays.  Car la souffrance humaine et la crise sociale se côtoient dans un quotidien de plus en plus invivable.  La régression politique, économique et sociale que fait subir le pouvoir de Brazzaville à notre pays continue sa marche macabre.

Depuis plus de 40 ans, le Parti Congolais du Travail (PCT) et ses gouvernements successifs avec à sa tête M. Sassou Denis, ont érigé le népotisme et le tribalisme, la médiocrité et le mensonge, la corruption et le vol, la paresse et le goût de la facilité, la spoliation et la prévarication en système de gouvernement.

L’organe judiciaire ferme les yeux sur les actes de musellement de la parole et les atteintes aux droits de l’homme perpétrés par un pouvoir qui use d’un barbarisme hors norme. 

2021, fut l’année de la continuité dans les mêmes erreurs, dans les mêmes pratiques dilapidatrices des fonds publics au détriment d’une politique coordonnée de développement tenant compte des aspirations profondes des congolais.

Les assassinats gratuits des jeunes privés d’avenir sont devenus monnaies courantes, c’est la marque de leur impuissance face à la délinquance urbaine qui touchent les principales villes du pays.

Le choix du Conseil de la Diaspora Congolaise pour la Restauration de la Démocratie (CODICORD), c’est celui d’une école juste et égalitaire pour tous les enfants du Congo. Il n’y a pas de meilleur viatique que l’éducation et la formation de qualité pour préparer notre jeunesse à dominer l’adversité et baliser la voie de la réussite. 

Le choix du CODICORD, c’est celui du respect des engagements de l’état à honorer ses devoirs en matière de paiements des pensions des retraites et des bourses des étudiants, de fournir aux concitoyens le service public qu’ils ont en droit d’attendre d’un gouvernement responsable. 

Enfin le choix du CODICORD, c’est celui de l’amélioration des conditions sécuritaires des populations vivant aujourd’hui la peur au ventre avec la banalisation du meurtre par les « bébés noirs » qui sévissent aujourd’hui en terrain conquis.

En effet, l’année qui commence est celle de nombreux défis à relever. Par un dialogue constructif, honnête avec un cahier de charges clairement définies. Un dialogue qui n’exclut personne mais requiert l’adhésion de tous nos partenaires politiques congolais. C’est par le dialogue que tout doit commencer. Nous avions besoin d’aller plus loin ensemble pour rompre définitivement avec les antivaleurs érigées au sommet de l’état comme mode de gouvernance. Il faut que le congolais retrouve le goût du travail, d’un avenir dont nous déciderons nous-mêmes.

Pour l’année 2022, le pouvoir de Brazzaville s’apprête à organiser des élections législatives et locales, ce qui constitue un des événements majeurs de toute démocratie pluraliste. Aux yeux du Peuple congolais, et de l’opinion internationale, cet événement parait à la fois attendu et redouté, à cause du contexte particulièrement chargé dans lequel il est appelé à se dérouler. Au-delà du corps électoral incertain et du découpage électoral partisan faisant la part belle à certaines régions au détriment d’autres. Il est évident que le pouvoir de Brazzaville n’est pas crédible pour garantir dans la transparence, l’ordre et l’équité, le déroulement pacifique des élections législatives et locales. Rappelons que le régime démocratique repose sur des règles qui garantissent la stabilité, la cohésion, la justice et l’ordre public, ce qui n’est pas le cas s’agissant de la République du Congo.

A cet effet, la tenue des élections législatives et locales nécessite la recherche concertée des solutions aux problèmes majeurs qui minent le vivre ensemble dans notre pays à savoir :

  • La mise sur pied d’une commission nationale électorale indépendante,
  • La révision du corps électoral,
  • La révision du découpage électoral.     
  • Le respect des lois et des textes réglementaires,
  • La liberté d’expression des partis politiques et des individus,
  • La libre mobilité des partis politiques et des individus sur toute l’étendue du territoire.

Mes chers concitoyens, 

Pour 2022, J’ai besoin de votre détermination pour un sursaut congolais et j’ai besoin qu’ensemble nous ne cédions rien ni aux agitateurs d’épouvantail de guerre civile, ni aux sceptiques qui baissent les bras par dépit, ni aux adeptes du statut quo, ni aux opportunistes politiques n’œuvrant que pour leurs intérêts. Pour cela, restons debout et dignes comme un seul homme.

Mettons nos intelligences ensembles pour faire de l’école, le creuset de cette cohésion nationale et nous continuerons de la renforcer ; la redistribution sociale et équitable des richesses. La solidarité dont nous faisons allusion ici est la condition sine qua non du redécollage. Le retour de l’investissement dans le capital humain, dans la protection sociale, dans des emplois de qualité, dans la protection de l’environnement, ne constitue pas une dépense superflue. Il s’agit au contraire d’accroître notre efficacité collective à sortir le Congo par le haut.  Ne sacrifions pas inutilement cette matière première par des considérations politiques égoïstes.

A mon nom et à ceux de tous les membres du CODICORD, j’adresse à chacun de vous mes meilleurs vœux de bonne santé, de bien-être et de réussite, dans un Congo en paix, uni et fort, prospère et solidaire.

Bonne année 2022

Vive la République du Congo,

Vive le peuple Congolais.

 

Raphaël GOMA

Président du CODICORD

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