DIASPORA, Société

Un militantisme pour le bien du Congo, c’est le choix de mon cœur

Jean-Claude BERI

Par : Jean Claude BERI

Les tragiques événements de 1997 (guerre civiles, coup d’état..) réveillèrent en moi l’âme patriotique me poussant à partager mon expérience de la communication avec d’autres congolais animés de la même passion au service de la paix   de la démocratie  mais surtout  la dénonciation de tout abus sur le peuple congolais. Un peuple dont l’avenir est mis entre parenthèse par une organisation criminelle qui a pris tout le pays en otage.

Pour certains, je ne suis qu’un parfait inconnu dans ce paysage de la diaspora congolaise de France. Pour d’autres je suis un allié de longues dates dont les combats menés ensembles ne cessent de nous rapprocher et de raffermir notre volonté de croire en l’action de l’homme dans toute sa grandeur. Ne pas aimer le Congo c’est ne pas s’aimer soi-même. Ce pays nous a nourri,  c’est à nous de lui rendre ce qu’il nous a donné.

Le Congo c’est une addiction très forte pour moi .Car je me lève en pleine nuit pour écrire,  dénoncer,  proposer quelques idées  ou répondre  à un ami lointain qui me donne quelques tuyaux. Renoncer à ça ? Cela ne m’a jamais effleuré mon esprit. Du moins pas tant que le Congo ne sera pas sauvé des mains des sadiques personnages dotés d’une cruauté inqualifiable qui l’avilie et le déstructure le transformant ainsi en une nation du repli sur soi. Mon Congo se meurt à petit feu. Sous le  regard impuissant,  il est plongé à une fréquence récurrente dans une mare de sang dont les fossoyeurs de la république se lavent les pieds.

Le pays tout entier semble s’être transformé en un gigantesque mur des lamentations. La peur, la haine et autres ressentis  néfastes distillés ici et là  par des apprentis sorciers et des aventuriers de la politique, ont plongé Brazza la verte, capitale de la France libre,  dans les abysses de l’incertain.

 Les débats de fond et de qualité ont déserté le champ des idées, livrant ainsi une population angoissée aux prédateurs du vote des citoyens. Le Congo est devenu le terrain favori des manipulateurs et autres marchands d’illusions.

 L’espace médiatique s’est retrouvé aux mains des griots des temps modernes, qui l’accaparent sans vergogne et distillent des informations formatées par des éléments de langage réactionnaires Ceux qui tentent de dire autrement la vérité sont embastillés et enfermés dans des geôles insalubres. On se demande s’il existe encore une place pour des journalistes citoyens honnêtes  dans des médias qui appartiennent à une organisation « clanico-mafieuse »  avides d’engranger des bénéfices apte aux slaves du culte de la personnalité  et peu soucieux d’une véritable information  En martelant dans les medias sous tutelle que la vie politique congolaise est assainie et que les institutions d’opposition sont mises ne sont là que les étapes d’une communication à la Goebbels. Ces faits sont ainsi martelés sans relâche par les médias à la solde du pouvoir  n’a pour but que de convaincre le peuple  que la vérité est dans leur camps.  Ce genre de rhétorique mis exprès en exergue  par le pouvoir ne peut que cliver la société congolaise et menacer sa cohésion. A force de stigmatiser et de montrer du doigt une région (POOL), on finit par fissurer le tissu social.

 Je me permets ici de rendre hommage a Ghys fortuné DOMBE BEMBA qui vient de payer le prix fort pour avoir refusé d’être le « chien de garde » de la République. Pour avoir résisté  à la tentation de l’autocensure qui l’aurait permis d’avoir la mangeoire bien garnie. Autant mourir de faim, mais debout, en combattant pour la liberté et la démocratie. Ces valeurs n’ont pas à être sacrifiées sur l’autel de l’argent

Loin des chapelles,  mon combat trouve son essence dans l’ambition d’un Congo retrouvé dans la paix et l’unité  tel est le sacerdoce que je me suis imposé. Un militantisme pour le bien du Congo, c’est le choix de mon cœur. Certes ma vérité est relative,  seulement je m’efforce à être objectif et de traduire une information sans tabou pour sensibiliser un peuple  aux yeux bandés cherchant la lumière.

Puisse Dieu m’aider à le réaliser

Jean Claude BERI

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