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Modeste Boukadia : Message du 28 novembre 2018 aux Peuples du Congo

Modeste BOUKADIA

Par : Modeste BOUKADIA

 

Le Congo est devenu un Etat fantoche. Une Nation inexistante. La soumission à un clan est le seul gage pour survivre, et faire survivre sa famille, avec pour finalité la traversée d’un désert asocial et une exclusion programmée.

 

Congolaises, Congolais, chers frères, chères sœurs, Peuples du Congo,

28 Novembre 1958 / 28 Novembre 2018. Déjà 60 ans que la République du Congo de jure existe. C’est l’âge de raison tardive qui permet à chacun d’entre nous de se ressaisir pour sauver la République.

Peuples du Congo, Nous devons aller chacun vers notre destin, celui de nos Pères-Fondateurs en dépassant toutes les épreuves le plus souvent sordides qui nous ont été infligées.

Seul cet EFFORT, ce DÉPASSEMENT, permettra d’éviter au pays, et surtout à nos enfants, des drames supplémentaires difficiles à gérer.

C’est pour cela que tous Ensemble, Construisons l’Union Nationale pour assurer une continuité de l’État, sans passion ni haine ; mais pour autant sans accepter l’intolérable !

Peuples du Congo, le 28 novembre est la date de la proclamation de la République du Congo de jure, celle qui devait jeter les jalons du Vivre-Ensemble pour tous les enfants de la jeune République.

Quel est le bilan aujourd’hui ?

Jamais les Congolais n’ont été autant divisés, catégorisés selon leurs appartenances ethniques. Les originaires de différentes régions se regardent désormais en chiens de faïence. Les jeunes n’ont de certain que le chômage pour tout horizon, ils sont à la charge de leurs vieux parents épuisés et sevrés de leurs pensions de retraites…

Le Congo est devenu un Etat fantoche. Une Nation inexistante. La soumission à un clan est le seul gage pour survivre, et faire survivre sa famille, avec pour finalité la traversée d’un désert asocial et une exclusion programmée.

Et pourtant, à longueur de journaux télévisés, on nous vante la paix, l’unité nationale, le développement du pays et l’implication des jeunes. Mais où est donc notre Université florissante ?

Cette absence d’Etat, cette inexistence de la Nation, font que le Congo, loin d’un destin mirobolant prédit, est devenu le trouble-fête de la région. Dès lors, cela a généré des antagonismes inter-états pour assoir la longévité au pouvoir d’une seule famille.

Celle-ci est responsable de la répartition des recettes d’exportation au profit uniquement de quelques familles sans construire quoi que ce soit de productif et de produits manufacturés dans notre pays.

Aujourd’hui, plus que jamais, c’est toute la région Afrique Centrale et la Communauté monétaire et économique CEMAC qui sont ainsi mis en état de danger.

Pour sortir le pays du gouffre, Denis Sassou a initié plusieurs dialogues, à Brazzaville, Ewo, Dolisie, Sibiti, etc. Rien n’est sorti de tous ces dialogues sauf accentuer la détresse des Congolaises et des Congolais par une gestion frauduleuse conduisant à la faillite du Congo et les atteintes aux droits de l’homme.

Mais avant cela, il y a eu la Conférence Nationale Souveraine qui a abouti à l’auto-absolution des protagonistes de l’époque.

Cela, non plus, n’a rien donné puisque toutes les crises politiques ont conduit à des conflits armés ayant abouti aux guerres contre les civils, faute d’avoir appliqué les décisions de la Conférence Nationale Souveraine. Quelles en sont les raisons profondes ?

Pour sauver le Pays de toutes les dérives de tous ordres, et pour que plus jamais ne se produisent d’autres génocides, comme celui des Lari en Pays Lari de la région du Pool, et la destruction des villages entiers à Ikongono dans la Cuvette-Ouest, voire les assassinats et emprisonnements politiques, seule la Conférence Internationale est la voie qui s’offre au Congo pour aller vers un futur commun fiable.

La Conférence Internationale des Nations unies est le seul endroit où les Peuples du Congo pourront enfin s’exprimer librement sur les sujets aussi primordiaux que les institutions, la protection des libertés, le modèle social, l’éducation, etc.

Tous ces sujets qui paraissent aujourd’hui tabous au Congo voire galvaudés par la rhétorique des slogans sans lendemains, trouveront une réponse, afin que nous soyons à même à présider en adulte à notre destin, c’est- à-dire celui de Peuples appelés à Vivre dans une Nation pour devenir Un Peuple.

Faire du saupoudrage avec un énième dialogue de convenance pour maintenir Denis Sassou est une fuite en avant qui ne résoudra pas le problème.

Que cela soit Denis Sassou, voire un autre, qui préside le Congo dans les conditions présentes, les problèmes actuels seront les mêmes.

C’est pourquoi, j’insiste et j’appelle les Peuples du Congo à demander la tenue d’une CONFÉRENCE INTERNATIONALE qui sera la garante d’une paix retrouvée en permettant une justice sereine et équitable non manipulée par qui que ce soit.

Congolaises, Congolais, chers frères, chères sœurs, Peuples du Congo,

Mon appel est celui du ressaisissement pour notre intérêt général.

Bien que nous ayons été amenés insidieusement à nous haïr et nous trahir, nous devons retrouver la confiance réciproque.

Face à une situation sans fin, cet arbitre extérieur qu’est la Communauté Internationale, c’est-à-dire les Nations unies, est une chance pour le Congo qui en est membre. Et quand un membre de la communauté souffre et est en danger, il a le droit de réclamer assistance aux Nations unies.

Face à la déliquescence de fait de l’Etat congolais, ce sont les Peuples du Congo en leur ensemble qui demandent en amis l’aide des Nations unies pour la tenue de la Conférence Internationale.

Nous avons, nos partenaires et moi-même, effectué un travail en profondeur de sensibilisation auprès de la Communauté Internationale en déposant des dossiers qui justifient amplement, pas seulement par notre dire, la tenue de cette Conférence.

Reste aux Forces Vives du Pays de s’associer à cette démarche de fond qui posera comme premier jalon, l’installation de L’Union Nationale pour le Mieux-Vivre-Ensemble, en constatant le fait que nous sommes restés depuis 1958 Des Peuples sans être Un Peuple !

En ce 28 Novembre 2018,

Tous Ensemble, Construisons L’Union Nationale pour enfin Vivre Libre !

En ce 28 Novembre 2018,

Tous Ensemble, Construisons L’Union Nationale pour enfin Vivre Libre !

Vive la République ;

Vive l’Union Nationale ;

Vive le Congo.

Modeste BOUKADIA

France, le 26 Novembre 2018

Modeste BOUKADIA : Message du 28 novembre 2018 aux Peuples du Congo (pdf, 1 B)

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