DIASPORA, Justice, Politique

MOKOKO condamné à 20 ans de prison par une parodie de justice, mais la résistance reste debout.

MOKOKO condamné à 20 ans de prison par une parodie de justice, mais la résistance reste debout.

Par : Jean-Claude BERI

Ce qui se tramait depuis l’arrestation inégale et arbitraire du Général Jean-Marie Michel MOKOKO  est dévoilé au grand jour ce Vendredi soir Une condamnation à la prison ferme pour 20 ans minimum pour atteinte sûreté intérieure et de détention illégale d’armes et munitions de guerre. La cour d’appel de Brazzaville a prononcé la même peine pour ses sept coaccusés. Une accusation dont tous les faits ne que des faussetés et des montages calomnieuses.

Comme l’a constaté plusieurs observateurs qui ont dénoncé un procès militaire expédié en moins d’une semaine, les juges désignés et probablement investis d’une seule mission, faire pression sur le Général JMM MOKOKO afin qu’il demande pardon au président mal élu,   ont   estimé que les preuves étaient suffisantes pour reconnaître JMM MOKOKO coupable des faits qui lui sont reprochés. Le président mal élu n’a jamais digéré la candidature de JMMM c’est pour lui, un fait de lèse-majesté qu’il fallait sanctionner de la pire manière qui soit.

C’est ce qui fut fait sans surprise aucune connaissant la nature foncièrement brutale de ce pouvoir

Des défenseurs des droits de l’homme et autres membres de la société civile que nous sommes dénonçons fermement ce Vendredi 11 Mai 2018  une grave atteinte menaçant de ce fait  la démocratie Congolaise.

Ce procès a suscité l’ire des défenseurs des droits de l’homme ainsi que de nombreuses capitales occidentales et des Nations unies qui ont tous estimé que c’est une menace grave pour la démocratie.

Ce procès sera marqué à jamais du sceau d’une démocratie sans opposition politique qui est en fait une dictature… Une fois encore, le système judiciaire politisé du Congo a été utilisé comme un outil pour réduire l’opposition au silence. Un procès qui soulève une nouvelle fois la question de la compétence et de l’indépendance de la justice au Congo, et qui représente une nouvelle intimidation, musellement  de l’opposition.

D’autant plus nous savons tous que c’est dans l’intérêt du pouvoir inique de Brazzaville  d’établir des accusations politiques contre le Général Jean Marie MOKOKO et ses coaccusés afin d’avoir un prétexte pour réprimer ses opposants aux prochaines élections prévues pour 2021.

Cette répression contre les opposants  se traduit par le harcèlement judiciaire, les emprisonnements arbitraires et l’exil, voire l’assassinat de personnalités. Manifestement les autorités ont choisi la répression pour étouffer le mouvement de contestation naissant dans les deux grandes villes du pays

Ces procès s’inscrit tout simplement dans la lignée de la politique autiste engagée par le pouvoir de Brazzaville depuis le viol constitutionnel et électoral du 20 Mars 2016

 Les forces de sécurité gouvernementales ont toujours choisi l’option de la riposte violente  en recourant à la force létale, tirant sur les manifestants, tuant et blessant des dizaines des personnes, selon des activistes locaux.

De même, cette condamnation de Jean Marie Michel MOKOKO est un message fort lancé à l’encontre des opposants politiques et des personnes ou personnalités qui luttent avec détermination pour l’avènement d’un Etat de droit au Congo en vue de les dissuader ou mieux les décourager à faire des critiques sur le mode de gestion de la gouvernance sassouiste fragilisant ainsi la démocratie dans ce pays au cœur de l’Afrique centrale.

Face à cette justice de façade motivée par une corruption galopante,  le Général a répondu de la manière qu’il fallait : C’est à dire debout le regard grave marqué par le courage et l’abnégation. Montrant ainsi la force de la sérénité  qui habite un homme qui ne se reproche de rien. 20 ans de prison ferme ne réécriront pas l’histoire. SASSOU et ses suppôts dans ce complot ne peuvent pas effacer la mémoire d’un peuple. Le peuple n’est pas dupe, avançons,  le meilleur est avenir. Que l’on soit pour MOKOKO ou pas le Congo, à travers ce procès on vient de signer par la fausseté et la manipulation les lettres qui rangent le Congo de sassou dans le camp de l’extermination des opposants.

 Le Congo appartient aux congolaises et congolais. Nous devons reprendre la résistance avec abnégation et le sens du rassemblement. Ce n’est pas parce qu’un militant tombe que le combat est perdu. Nous nous sommes égarés du vrai combat, retrouvons-nous pour tenter de sauver ce qui peut l’être encore en se concentrant sur l’essentiel : c’est-à-dire la libération du Congo. L’histoire récente de l’Afrique qu’enseignent, beaucoup de grands hommes qui ont fait la fierté de ce continent ont pour beaucoup été incompris, emprisonné avant d’être adoubé pour finir au sommet. Les exemples sont là pour confirmer ces propos. Laissons simplement le temps au temps. Surtout retrouvons les vrais valeurs du combat, celle de la constance, du rassemblement, du courage et de la volonté. Alors prenons enfin conscience de notre force et nos différents talents pour construire un nouvel avenir en toute confiance mutuelle.

En conclusion les vrais  juristes congolais devraient se mettre debout et dénoncer les parodies de procès qui bâillonnent l’opposition congolaise. Quand on a en face de soi ce genre de parodie de justice et de pseudo juges soyons des millions à descendre  dans la rue, à être debout pour dire haut et fort que la dictature ne passera pas.

Le combat continue…..

Jean-Claude BERI

 

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