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MUNARI is back

MUNARI is back

 

Par :   la  CELCOM.

 

La vie politique congolaise est souvent critiquée, voire décriée, sur la capacité de ses acteurs à faire des « come-back » et à ne pas mourir politiquement. On connaît la fameuse phrase selon laquelle « en politique, on n’est jamais mort ».

Les exemples ne manquent pas, d’ailleurs pas de « miraculés de la politique » qui ont pu renaître après une « traversée du désert » plus ou moins longue : Bernard KOLELAS, qui semblait politiquement fini après « l’affaire de coup d’état monté » ; SASSOU NGUESSO, douta même très sérieusement de lui-même après la conférence nationale souveraine de 1991 ;  Pascal LISSOUBA, ne fut-il pas président après un long séjour d’exil ?  ; Guy Brice Parfait KOLELAS, considéré comme « un traître » par une bonne partie de l’opposition en 2016, créé une surprise consensuelle. 

De même Claudine MUNARI traitée d’infiltrer par ses anciens partenaires du FROCAD et de l’opposition, dont elle fut, entre-temps, la présidente exemplaire fut presque bannie. Après l’épisode de Madingou, on a vite fait de l’enterrer. Ses détracteurs se sont livrés à toutes sortes d’inepties complotistes. Souhaitant qu’elle ne tombe pas dans les nombreux pièges tendus par le PCT tout au long de son chemin.

La vie politique locale, notamment municipale, en donne également des exemples réguliers, ajoutant même une autre dimension : celle du come-back de l’homme politique pourtant banni et infréquentable sorte de paria selon la justice de ses détracteurs.

Comprendre les ressorts de la « traversée du désert » permet de mieux appréhender les logiques et les possibilités d’un « come-back en politique », réussi ou pas. Le désert, Claudine MUNARI, l’a bien connu :  résidence surveillée, privation de liberté. Ce temps fut aride, brulant, y survivre nécessite des qualités exceptionnelles. On y est souvent seul, face à soi-même, en quête mystique, habité parfois par le sentiment de repli sur soi. Et celui qui mobilise le meilleur de lui-même et souffre peut découvrir l’oasis recherchée, mais il peut aussi se perdre et s’y perdre.  Seulement Claudine MUNARI n’est pas cette femme qui se laisse abattre par les maintes difficultés de la vie.

Mme MUNARI, vous aviez su nous le démontrer qu’il est toujours nécessaire de se battre pour la démocratie, à tout moment, parce qu’elle n’est jamais acquise surtout dans un contexte d’accaparement du pouvoir par une portion d’individus. Donc nous devons nous en souvenir tous les jours. Et c’est quelque chose que les Congolais doivent garder à l’esprit.

Claudine MUNARI vous aviez non seulement regagné l’estime des Congolais mais surtout vous avez inscrit la femme congolaise dans le combat politique du moment. Le chemin à suivre est encore long dans le contexte notre pays. MOUYONDZI montre le chemin, Claudine MUNARI est le chemin.

 Mais vous aviez pris votre courage à deux mains pour dire aux Congolaises (et congolais) de croire en leur compétence et que l’égalité entre les femmes et les hommes est impérieuse. Malgré les difficultés et les intimidations dont vous aviez été victime récemment, votre détermination reste totale pour faire progresser les libertés, mais surtout de contribuer à libérer le Congo de la dictature.

Cette position progresse, mais aucune conquête n’est incoercible. Demain sur le sol congolais s’élèveront des voix de la jeunesse de MOUYONDZI en particulier et du Congo en général dont l’avenir aurait été mis entre parenthèse mais que votre projet de redonner un sens à l’éducation que vous voulez voir resurgir des cendres de l’obscurantisme. (Vous pouvez ici rajouter l’argumentaire sur l’éducation de MUST). Cela ne sera plus un ébahissement, mais une évidence.

Claudine MUNARI a pris une grande décision. Son come-back est désormais officiel car l’ancienne candidate à la présidentielle vient de reprendre son bâton de pèlerin à commencer par aller dans les territoires (MOUYONDZI) pour prendre le pouls du pays.  La charité bien ordonnée comme par soi-même nous dit-on. Elle consulte beaucoup les sages de MOUYONDZI pour rester connecter auprès du peuple.

 

La Présidente du MUST repartir en campagne, à partir de MOUYONDZI montre le chemin, Claudine MUNARI est le chemin. Avec un objectif, avant de descendre dans l’arène : se débarrasser des qualificatifs d’arrogante, infiltrée et de traitrise et rendre encore plus crédible ce constate qui demeure d’actualité.

« …mon pays va très mal. La pauvreté a atteint des proportions insupportables pour les familles. Je suis en train de jeter les bases d’un Congo où chacun trouvera sa part du bonheur » « Si les Congolais ne font rien, personne d’autre ne fera quelque chose. Chaque peuple à son propre pays. Nous n’avons pas de pays de rechange. Le Congo est notre pays. Battons-nous pour le libérer.»
Claudine MUNARI

 

 

 

 

 

CELCOM

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