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M’VOUO, un valet de la dictature sanitaire au Congo-Brazzaville.

M’VOUO, un valet de la dictature sanitaire au Congo-Brazzaville.

 

Par Jean-Claude BERI

 

La presse congolaise, 118 e au classement de la liberté de la presse 2020/ RSF

 

Jean-Claude BERI

Dans une déclaration, Monsieur MVOUO, apporte son soutien aux chantres de l’obscurantisme et du musellement de la liberté d’expression. Monsieur MVOUO dois-je vous rappeler que « La République vit de liberté ; elle pourrait mourir de répression, comme tous les gouvernements qui l’ont précédée et qui ont compté sur le système répressif pour les protéger. »

Monsieur MVOUO,

La liberté d’expression revêt une importance majeure dans nos sociétés démocratiques ; elle est, en outre, intimement et nécessairement liée à l’un des biens le plus précieux de notre société : l’information. La liberté doit rester le principe, et la restriction l’exception. La plus grande prudence nous paraît donc de mise avant de modifier l’un des textes fondateurs de notre socle républicain, alors que la valeur de la loi ne saurait se jauger à son âge mais à l’effectivité des moyens qu’elle crée pour parvenir à son objectif principal : garantir la liberté d’expression et d’information dans un état démocratique…

Votre sortie maladroite est indécente envers la presse de la diaspora. A ce que je sache vous n’êtes pas le conseiller en communication du ministère de la santé, mais bien le Président du Conseil Supérieur de la liberté et de la Communication.

La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est une loi française, votée sous la IIIe République, qui définit les libertés et responsabilités de la presse française, imposant un cadre légal à toute publication, ainsi qu’à l’affichage public, au colportage et à la vente sur la voie publique. La constitution congolaise s’inspirant de cette même loi l’a adopté et inscrite dans sa constitution. En quoi le 17 dimanche animé par BRICE LANDRY DECAUX a-t-il enfreint la loi ?

Si la presse de la diaspora qui peut encore librement s’exprimer, au détriment de nos confrères de l’intérieur soumis aux diverses pressions physiques et psychologique, ne peut pas voler au secours d’une jeune fille congolaise atteinte d’une pathologie nécessitant des soins urgents,  qui d’autres le fera ? Faut-il condamner la presse de la diaspora meurtrie par la souffrance sociale de cette famille abandonnée ou encouragée qu’elle  aiguise ses armes et suscite l’élan de solidarité des congolais et autres âmes sensibles pour secourir Urcia PANDZOU en danger de mort ?

Monsieur MVOUO,

La presse de la diaspora, bien qu’encore balbutiante est de plus en plus confrontés à des tentatives visant à museler le travail qu’elle réalise pour révéler la corruption, l’injustice et les menaces humanitaire pour la démocratie.

Votre rôle en tant garant du Conseil Supérieur de la liberté et de la Communication était de l’encourager et soutenir son action. Car une presse libre, diaspora ou intérieure est « l’une des caractéristiques d’une démocratie saine et dynamique. Elle est le miroir de notre société et nous révèle sa nature réelle ».

Votre interférence reflète votre sentiment partisan pour guider la presse la congolaise qui,  logiquement,  doit enquêter librement et remettre les faits en question, tout en exposant des inquiétudes légitime. C’est ce qui fut fait par les animateurs Cyr MAKOSSO et Brice Landry DECAUAX. C’est leur travail de journaliste.

Monsieur MVOUO ,

En essayant de déplacer le problème initial sur un terrain glissant de l’intimidation,  ne vous honore point.  Car le 17 h DIMANCHE à simplement joué son rôle primordial dans l’information des individus et la dénonciation des mensonges, des violations des droits, de l’injustice et des abus de pouvoir. Il a fait découvrir aux individus des problèmes dont la société congolaise doit être consciente, et il leur permet de prendre des décisions en connaissance de cause. Il contraigne également les responsables politiques et le gouvernement à répondre de leurs actes, conservant des traces de ce qui a été dit et fait précédemment.  C’est clair on a pas la même définition du mot dénigrement.

Monsieur  MVOUO ,

Là où on votre action et votre autorité était souhaité,  vous étiez aux abonnés absents.

  • Ou était-vous lorsque les journalistes dans l’exercice de leur métier se font bastonnés et humiliés par une police aux ordres ?
  • Des jeunes se font massacrés dans un commissariat, la presse tente de relayer l’information, elle est interpellée et séquestrée qu’avez-vous fait ?
  • La presse intérieure tente de relayer l’information sur la découverte des comptes bancaires à l’étranger détenus par les dignitaires politiques a-t-elle reçue votre soutien ?

De tels abus, pressions et gestion parcellaire de la communication risquent d’ébranler la liberté de la presse, la liberté de l’information et la liberté d’expression.  Ce qui est  manifestement votre souhait, au regard de vos prises de position en faveur d’un pouvoir dictatorial dont la presse se bat avec ses faibles moyens

Monsieur MVOUO  ,

Je récuse votre rôle en tant que Président du Conseil Supérieur de la liberté et de la Communication car votre gestion de la communication est une bouffonnerie sinistre qui encourage et soutien les psychopathes au pouvoir qui se croient tout permis.  Vous n’avez rien à faire en tant que Président du Conseil Supérieur de la liberté et de la Communication

 

Jean-Claude BERI

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