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Nominations ou pas, les affaires tournent pour Denis Christel, le fils du dictateur SASSOU

Nominations ou pas, les affaires tournent pour Denis Christel, le fils du dictateur SASSOU

 

Par  Jean-Claude BERI

Jean-Claude BERI

En quelques mois au poste stratégique de ministre de la coopération internationale, le rejeton de SASSOU,  Denis Christel SASSOU NGUESSO,  milliardaire d’Oyo a déjà réussi à bâtir un pôle militaro-politique de soutien très influent qui s’étend de l’audiovisuel à l’armée en passant par le monde des finances. Avec comme fer de lance le placement du pole militaire mise en place par des nouveaux généraux, dont les obsessions identitaires, clanique et antipatriotique confisquent et travestissent le débat politique serein. Pourtant, au regard de la réalité, sur le terrain,  le match n’est pas encore gagné pour KIKI.

Denis Christel a demandé à passer par la grille VIP, l’entrée des visiteurs secrets à MPILA, et il est content, car ses doléances et surtout ses propositions absurdes ont été toutes acceptés par son père.

Nous sommes à la veille des fêtes de fin d’année 2021 et Denis Christel SASSOU a rendez-vous avec SASSOU NGUESSO pour officialiser l’annonce de la nomination au grade de général à SERGE OBOA. Pressenti comme son futur chef d’état-major. Tout un symbole dans la construction du scénario de la conquête du pouvoir par KIKI et dont le père serait lui-même le maitre d’œuvre.

Près d’un an auparavant, un dîner secret de travail avait déjà réuni à Kinshasa puis à OYO le grand patron de la sécurité présidentielle Serge OBOA, et les quelques militaires cooptés pour la circonstance pour accompagner la mission. Il s’agit: André Fils OBAMI-ITOU, Jean Pierre OKIBA, Elie ATIPO. René NGANONGO, Euloge MPARA et Bienvenu EBISSOU, Gervais AKOUANGUE …. A cela il faudrait associer Maxime GANDZION, monsieur « finance » de KIKI, et trios membres influents de la CID (dont nous taisons les noms pour l’heure) et deux du ANR, mandaté par le nouveau l’administrateur général Jean-Hervé MBELU BIOSHA (service de renseignement de la RDC) plus d’une kyrielle de courtisans de l’ombre. De quoi ont-ils parlé ?  D’après nos sources l’atmosphère avait été conviviale et très promoteur pour Denis Christel SASSOU, nous confie D.N. (un conseiller très proche de Denis Christel SASSOU).  Seulement cette rencontre n’avait ni l’aval de OBARA Philippe, encore moins de Jean Dominique OKEMBA et OKOÏ. Pourtant avait bel et bien le sceau de SASSOU NGUESSO lui-même.

En effet, une semaine après ces hommes sont tous nommés généraux et les trois membres de la CID (Centrale d’Intelligence et de la Documentation) présent à cette rencontre sont passés Colonels.

Suivi d’une grosse agitation au sein de Forces armées congolais (FAC) dont certains officiers ont pressenti le coup tordu en préparation. Il faut noter que nous avions recensés 48 militaires proches de KIKI qui  ont été promus au  garde partant de sergent à général. Et ceux passant outre la voie hiérarchique militaire conventionnelle. Et avions déjà alerté sur cette escroquerie militaire ( http://www.dac-presse.com/christel-denis-sassou-nguesso-un-fils-impatient/)

Denis Christel rentre en scène dans   une formidable ovation. Un cri sorti de mille poitrines : « MWANA NDEYA Un merci scandé par une kyrielle de courtisans, rassemblés dans un salon feutré aux lumières tamisées  » l’incroyable victoire «  que leur offre, le nouveau roi du Congo. Très rapidement, dans la salle, les cris font place aux chants.  » Tant que le lion pourra griffer, tant qu’il aura des dents, tant l’éléphant aura ses defenses , ils ne pourront pas le dompter. »

Le but cette opération c’est de mettre en place une compagnie dédiée à la protection et la préparation du projet « MWANA NDEYA 2026 ».

Cette compagnie ou unité militaire est déjà en place est composée de quelques soldats (hommes) venue de la sécurité et garde présidentielle, de la police, la gendarmerie et des éléments recrutés en RDC qui forment  la stature de cette unité d’environ cent à deux cent cinquante soldats. Ces hommes sont entrainés actuellement entre EDOU et BOKOUELE proche d’OYO par des instructeurs venus de Turquie et de Russie. Les manœuvres d’entrainements conjointes sont régulièrement organsinées entre ceux de TSAMBITSO et ceux d’EDOU-BOKOUELE.

Cela agace les militaires réguliers des FAC et surtout Edgar NGUESSO qui n’a pas du tout digéré l’enrôlement de son protégé Gervais AKOUANGUE dans les rangs de KIKI. Et à Jean Dominique OKEMBA qui voit sa puissance se fondre comme neige par le recrutement des hommes du CID par le camps KIKI sans son consentement.  SASSOU et son fils croient tout arranger en foulant aux pieds l’éthique et en domptant  quelques officiers par la corruption comme arme. OPÉRATION RÉUSSIE ?

Certains officiers que nous avions pu approcher décrivent avec finesse les arcanes d’un État en péril, les rapports de force entre pouvoirs politique et militaire, les mouvements des médias sous les ordres puis de l’opinion sans oublier de citer les monstres de la mort (mercenaires) qui se mettent à quadriller le pays et les villes sensibles . Une psychose haletante s’installe progressivement, faisant apparaitre au grand jour comment se déroulerait la mise en place l’état de siège, un temps envisagé peu avant le congrès du PCT. On observe avec sidération les manœuvres du père et de son fiston dont une  surveillance quasiment quotidienne  sur le Président du Sénat Pierre NGOLO dont ils n’ont pas  accepté l’affront lors du Congrès du PCT

Les partis d’opposition bien que moins nombreux à manifester, depuis le début de l’année ont,  malgré tout,  réitéré leur détermination à poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications, à savoir un État de droit et la libération de tous les détenus d’opinion.

Nous voulons une élection présidentielle qui sera organisée par des congolais qui ne sont ni voleurs ni corrompus. Et ce n’est qu’avec ce genre de personnes que nous pourrons sortir le pays de la crise qui continue de le secouer socialement, politiquement et économiquement. Pas certainement aux pseudos repentis politiciens du PCT qui manipulent la jeunesse dans un discours froid et clivant de la trempe d’AKOUALA ATIPO. Nous vivons sous une oligarchie,  dont AKOUALA,  fait partie, le pouvoir d’un petit nombre qui l’exerce pour lui-même. Les dirigeants, les dominants, traversant les sommets des médias, de la banque, du pouvoir, sortis des mêmes écoles(villages), se mariant entre eux (entre enfants de ministres et conseillers). Ils gouvernent la société congolaise en mode hermétiquement fermés et font semblant de ne pas être une classe sociale. Ils se cachent, dissimulés derrière des mots paravents qui leur épargnent la confrontation au feu de la critique.

Quant à ceux qui veulent coûte que coûte prendre en charge l’organisation de cette opération significative et déterminante pour tous les congolais dans l’état actuel, ils n’ont qu’un seul objectif, se maintenir au pouvoir. A-t-on encore besoin de dire  au peuple congolais que nous sommes en face d’une dictature et qu’une dictature n’organise pas des élections,  mais la fraude et les tueries? Ce qui se traduit simplement, nous aurons toujours affaire à la mafia sassouiste  et à sa bande du système archaïque qui n’ont, à ce jour, fait que nuire au Congo et aux congolais. Rien en regardant le spectacle du degré du délitement du pays en mesure la gravité des dégâts. 

Des cris et des plaintes s’élèvent dans les foyers des congolais. Des femmes et surtout des jeunes sont violentés et parfois mutilés au grand jour. Les hôpitaux débordent, tout comme les morgues. Le peuple congolais a envie de se dresser contre le régime de SASSOU. Le sentiment d’urgence, la bravoure et l’intensité s’intensifient.

Nous devons coûte que coûte arrêter la militarisation de la politique. On s’indigne contre ce fléau qui nonobstant tout esprit critique et qui croit que devant un diplômé qui cherche du travail, on doit lui proposer des généraux pour le museler,  résoudrait la question.

C’est là que le peuple doit jouer son rôle pas seulement l’armée. Nous devons nous faire à l’idée que les solutions sont multiples pas seulement dans la recherche d’une alternance. Il faut aller plus loin dans la réflexion par un nettoyage citoyen. Un changement des institutions par un retour à la constitution de 1992.  Un nouveau partage des richesses, la sortie de l’hégémonie clanique et la dissolution des milices paramilitaires affilés aux politiciens. Pour y parvenir, il faut un niveau d’implication du peuple qui soit entièrement incompatible avec le ronronnement des fausses alternances actuelles, qui finiront, sans doute, dans un désastre.

 

Jean-Claude BERI

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