Editorial, Justice, Politique, Société, Tribune libre

Osons libérer le Congo des déchets politiques

Osons libérer le Congo des déchets politiques

Par  Jean Claude BERI

Le souci de vérité nous pousse à rappeler le sens réel de notre engagement dans ce combat. Puis-je le rappeler que notre démocratie hachurée et « brûlée au pétrole » est encore enfermée dans les braises de l’enfer. Depuis 1997 rien n’a changé,  le peuple est toujours brimé et totalement exploité par ceux-là même que nous condamnions depuis 23 ans.

Aujourd’hui la quête royale  de beaucoup de soi-disant opposant est soit l’acceptation d’un dialogue imposé ou soit le reniement de soi en adhérent a des thèses farfelue d’un nouveau contrat social mis en exergue par TSATY MABIALA , le même qu’ils discréditaient il y a si peu. Serait- ce là les signes d’un essoufflement ? On ne combat pas un déchet en le laissant se proliférer. Il n’est plus à démontrer que le clan sassou et son gouvernement sont des déchets politiques qui gangrènent notre société. Les laisser pollués d’avantage notre société par des actes de corruption et de verrouillage au profit d’un clan n’est plus supportable.

L’UPADS vit ses dernières années de grand parti national. Certains de ses militants hésitant entre s aplatir et se coucher ont entériné , le vol politique de TSATY MABIALA, bon gré mal gré ce coup de traîtrise.Après quelques couinements et d’héroïques agitations signes d’un soubresaut de désespoir, force est de reconnaître la fin de l’UPADS. Encadré par ses deux filles qui veillent a sa communication et gestion des relations extérieures, L’UPADS de TSATY MABIALA est un cocon familial qui a cessé depuis fort longtemps de faire de la politique, comme le disait Lissouba pour servir le peuple. Il serait temps pour les vrais militants de l’UPADS de se réveiller et de reconstruire le socle du parti détruit par le commerçant politique TASTY MABIALA. L’opposition factice de l’UPADS de TSATY MABIALA doit être combattu. Les militants ont besoin d’une UPADS forte, aseptisée de tout conflit de clans et disciplinée dernière un nouveau chef réellement choisi capable changer la donne au Congo. Il faut donc aller vers un congrès immédiatement pour préparez vous a enterrer après son fondateur , son parti.

On m’a reproché d’employer le mot de « Traitre ». Je sais pertinemment que le choix est personnel. Dès lors que la mesure de la crise de confiance qui ne cesse de se creuser entre les citoyens et les  pseudos futurs politiciens a atteint son paroxysme, le citoyen se doit d’interpeller. Ce qui est en cause ici , c’est la crédibilité de la parole politique. Comment peut-on défendre aujourd’hui une position inverse à celle prise solennellement il y a pas si longtemps de ça. Où est le sens des valeurs défendues avec force et constance ? D’où l’amère déception devant ce complet revirement de tous ces politiciens Quel genre d’opposition sommes-nous ?

Pendant que se trame encore le musellement du peuple congolais, par des tractations franco-congolaises visant à sécuriser le passage du pouvoir putschiste du PCT au PCT ou pour ne pas dire la conservation des intérêts communs entre trafiquants et prédateurs économiques internationaux, l’opposition et les génies de la diversion au sein de la diaspora détournent le vrai débat pour s’adonner à une campagne d’auto-salissure Le président Français Emmanuel Macron serait attendu à BRAZZAVILLE le 27 octobre 2020, avec tout le gratin de la francafrique. Tout porte à croire que la manœuvre d’étouffement de toute velléité d’alternance soit déjà négociée et dans les tuyaux.

Nous devons encourager les bonnes volontés, tous ceux qui exigent que les nouveaux politiques respectent enfin leurs engagements, afin que les électeurs de demain  ne finissent pas à chaque fois tels ces cocus à qui on demande de payer la chambre.

Comment peut-on espérer convaincre une majorité de congolais  quand des engagements de cette importance peuvent être reniés ? Hier Farouchement opposés à un dialogue avec les génocidaires tant les vraies questions ne sont pas posées sur la table. Aujourd’hui, sans aucune garantie on se targue d’être des hommes d’ouverture et de réconciliation en acception un dialogue avec sassou sans obtenir aucune garantie de sa neutralité politique.

De même pendant plusieurs années en vociférant partout que le Congo de demain serait celui de l’alternance politique dans le respect de la volonté populaire. Or il se trouve que ce même peuple est toujours plongé dans une casserole qui boue sous un feu perpétuellement activé par les dirigeant actuels à qui  l’on veut faire porter une tunique si soudainement vertueux

Non, les politiciens congolais  ne doivent pas être des gens  sans foi ni loi, comme peut le laisser penser la série de renoncement, de l’inconstance, de la traîtrise constatée ce derniers jours. Il faut dénoncer avec force cette démarche qui place le cynisme et l’opportunisme au sommet de la pyramide des valeurs.

Faire de la politique autrement, renouveler la politique, écouter le message envoyé par les congolais et ceux-ci en ont assez de ces formules creuses qui masquent l’immobilisme.

Les congolais doivent canaliser leur colère légitime face à la classe politique des prédateurs en place  et faire preuve de discernement, qu’ils traquent l’inconstance et l’insincérité dans les paroles et comportements publics, qu’ils analysent la cohérence et la force des propositions qui leur sont faites.

Contrairement à ce que prônent les populistes aptes à la mangeoire, il n’est pas utile ni opportun de renverser la table, mais l’heure est clairement venue d’exclure de cette table tous ceux qui trahissent leurs convictions.

Mais les choses sont en train de changer : ce qui était récusable  hier devient tendance et recherché aujourd’hui. Les citoyens sont lassés par la communication à outrance, les tête-à-queue incessants sur le plan idéologique et l’insincérité qui se dégage de beaucoup de ces nouveaux politiques.

lI y a une impatience, des colères, des blessures. Il faut y répondre sans facilité  en s’attaquant aux causes profondes, pas en ajoutant le poids sur leurs têtes.  Beaucoup de nos concitoyens pensent que c’est facile, certains mêmes vont à imaginer que c’est un privilège d’être un collaborateur d’une personnalité sans morale dotée d’une capacité immense dans le  vol et la diversion politique . Les seuls atouts qu’on lui reconnaît ( SASSOU NGUESSO) c’est le vol, la manipulation, les intrigues or cela n’est plus aisé par le temps que nous vivons.

Cette inconstance de certains congolais qui se disent opposants dessert vraiment leurs objectifs d’alternance. Étonnants parcours que ceux de ces félons, transfuges et autres indécis aux convictions réversibles qu’on a surnommés, au fil des époques, des girouettes, moulins à vent, caméléons, opportunistes…. C’est regrettable d’avoir côtoyé des figures aussi déroutantes.

Par ambition, vénalité, goût du pouvoir, ils ont traversé l’échiquier politique de part en part. Entre idéaux bafoués et réalités mouvantes, ce petit parcours de l’inconstance en politique rappelle ce que la grande histoire doit à la versatilité des hommes.

Seulement il est à craindre, dans les jours à venir, ces inconstances qui n’ont jamais cessé de se mouvoir dans la diaspora, prendront d’autres configurations plus désastreuses. En particulier face à une diaspora aux abois, versatile qui vend sa réputation pour finir certainement par une humiliation.

Gardons le cap,  nous y gagnerons en performance. Notre feuille de route est pragmatique et ambitieuse mais ne sera jamais malléables par des esprits pervers.

S’il revient au politique d’impulser une dynamique, de fixer un cap, la réussite repose aussi sur son appropriation par l’ensemble des acteurs par une sincérité sans faille.

Parce que l’engagement inclusif est l’affaire de tous et que la société à laquelle nous aspirons n’est pas hors de portée, mais nécessite une transformation profonde, nous avons fait le choix de  l’unité dans le maintien d’un idéal de l’alternance démocratique pacifique sans se renier.

La vie des congolais mérite des gestes du quotidien singuliers et universels qui contribuent, à la prise de conscience pour démontrer que un autre Congo est possible..

Ensemble gardons notre cap : changeons le quotidien !

Jean Claude BERI

Laisser un commentaire