Economie, Politique

Parlement : Calixte Nganongo a présenté le budget de l’Exercice 2019

Calixte GANONGO, ministre des finances (Congo-Brazzaville)

Par  Cyr Armel YABBAT-NGO ( la semaine africaine)

 

Le ministre des Finances Calixte Nganongo a présenté devant les deux chambres du Parlement, les 27 et 29 octobre 2018, le projet de loi de finances de l’Etat exercice 2018.  Il est arrêté en recettes à 2323 milliards 448 millions de F.Cfa et en dépenses à 1753 milliards 608 millions de F.Cfa. «Il se solde par un excédent budgétaire de 569 milliards 840 millions de F.Cfa. Ce projet de loi comprend également des ressources de trésorerie et de financement de 110 milliards de F.Cfa et pour des charges de 1133 milliards de F.Cfa, entraînant un solde de financement déficitaire de 1023 milliards de F.Cfa», a-t-il expliqué.

 

Dans sa présentation, le ministre Calixte Nganongo a reconnu que la situation économique demeurerait fragile dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). «On constate un retour progressif vers les équilibres macroéconomiques, sous l’effet de la hausse des cours de pétrole… », a-t-il dit.
Au plan national, «le contexte reste dominé par la poursuite d’une part, de la mise en œuvre des réformes impulsées par le PREF-CEMAC et d’autre part, des négociations avec le FMI, en vue de la conclusion d’un programme, qui vise le rétablissement des équilibres macroéconomiques et financiers», a poursuivi Calixte Nganongo.
Au regard des perspectives d’augmentation de la production pétrolière et de remontée des cours du baril de pétrole, la croissance économique se consoliderai à 3,1% en 2019, contre 2% en 2018. «Ce résultat se justifierait aussi par la sortie du secteur hors pétrole de son état de récession en 2019, avec une croissance qui s’établirait à 1,6% contre -4,7% une année plus tard», a indiqué le ministre des finances.
Les hypothèses arrêtées pour les prévisions de ce projet de loi de finances se rapportent, selon Calixte Nganongo, à celles relatives au «projet du budget de l’Etat ainsi qu’à celles liées à la trésorerie et au financement, aux fins de garantir la soutenabilité des finances publiques».
En matière de recettes, les hypothèses retenues, quant à elles, se fondent sur une perspective de croissance du secteur non pétrolier qui devrait être positivement imputée par les mesures fiscales adoptées par le Gouvernement, à savoir: la lutte contre l’incivisme fiscal et la fraude douanière, la limitation des exonérations aux seules exceptions légales, la sécurisation des recettes et la réforme administrative des régies financière.
Les recettes pétrolières sont d’après le ministre, «calculées sur la base d’une production annuelle de 131 millions 983 mille barils, pour un prix de Brent retenu à 72.806 dollars US le baril. Avec une décote de 2,806 dollars US et un dollar qui se changerait à 575 F.Cfa, le brut congolais sera probablement vendu à un prix moyen fixé à 70 dollars US».
Par titre de recettes, la prévision annuelle est la suivante:
-Recettes fiscales 837 milliards de F.Cfa contre 754 milliards 600 millions de F.Cfa en 2018;
-Impôts et taxes intérieures: 707 milliards de F.Cfa contre 121 milliards 500 millions F.Cfa en 2018; Droits et taxes de douane: 130 milliards F.Cfa contre 121 milliards 500 millions de F.Cfa en 2018; Dons, legs et fonds de concours: 45 milliards 650 millions F.Cfa; Cotisations sociales: 54 milliards 897 millions F.Cfa; Autres recettes: 1385 milliards 901 millions de F.Cfa, contre 764 milliards 700 millions en 2018; -Les taxes forestières: 7 milliards de F.Cfa; Recettes pétrolières: 1354 milliards 239 millions de F.Cfa, en augmentation de 605 milliards 39 millions de F.Cfa par rapport à la prévision de 2018; Recettes minières: 1 milliards 500 millions de F.Cfa dont 1 milliards représentant la redevance superficiaire sur l’ensemble des exportations minières; Revenus du portefeuille de l’Etat: 8 milliards de F.Cfa dont 3 milliards de F.Cfa de dividendes et 5 milliards de F.Cfa au titre des intérêts de placement; Droits et frais administratifs: 25 milliards62 millions de F.Cfa.
Les dépenses budgétaires sont, quant à elles, arrêtées à la somme de 1738 milliards 958 millions de F.Cfa. Par titre de dépenses, les masses budgétaires se présentent ainsi qu’il suit:
-Les charges financières de la dette, évaluées à 121 milliards de F.Cfa contre 146 milliards de F.Cfa en 2018; -Les biens et services, prévus à 187 milliards 200 millions de F.Cfa contre 172 millions 300 millions de F.Cfa en 2018; -Les dépenses du personnel, arrêtées à 374 milliards de F.Cfa; -Les transports prévus à 597 milliards 435 millions de F.Cfa; -Les investissements, prévus à 354 milliards 350 millions de F.Cfa contre 264 milliards de F.Cfa en 2018; -Les autres dépenses (anciennement appelées charges communes), arrêtées à 37 milliards de F.Cfa contre 34 milliards de F.Cfa en 2018; -Les dépenses des budgets annexes prévues à 16 milliards 16 millions de F.Cfa, contre 11 milliards 761 millions de F.Cfa en 2018.
Les dépenses des comptes spéciaux du trésor, estimées à 66 milliards 607 millions de F.Cfa. Les recettes budgétaires étant supérieures aux dépenses budgétaires, il se dégage un excédent budgétaire prévisionnel de 569 milliards840 millions de F.Cfa.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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