Politique

Pascal Tsaty-Mabiala a raté le coche : L’opposition gouvernementale congolaise déconfite.

Par :  Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Le déshonneur rien que le déshonneur !

Quand on a été le dernier ministre de la défense à avoir perdu une guerre, la suite ne peut pas être plus reluisante. Dans certaines contrées, l’on aurait tiré sa révérence pour avoir mené de tas de partisans à la potence. Mais ici, il récidive à sa manière et sans gloire.Le sieur Pascal Tsaty-Mabiala, Honorable de son état, ce qui prête à sourire, Chef nommé de l’opposition congolaise, a manqué une belle occasion de se réhabiliter aux yeux de nombreux congolais qui ne voyaient en lui qu’une marionnette politique de la dictature congolaise. Il allait leur servir de faire valoir et c’est ce qu’il a fait.

Après une bonne analyse critique sur la situation économique et politique à l’assemblée nationale à propos de l’adoption de l’accord de rééchelonnement de la dette congolaise envers la République Populaire de Chine le 17 mai 2019, monsieur Pascal Tsaty-Mabiala a raté une fois encore sa sortie en demandant à sa coalition d’opposants à la botte de voter le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de rééchelonnement de l’abyssale dette congolaise envers la République Populaire de Chine. Ce texte s’avéra par la suite être une entourloupe tant les contours mal définis ont fini par être soulevés par les pompiers blancs, Matthieu Pigasse et Dominique Strauss-Kahn, au service de Sassou qui n’a pas toujours compris que le Congo-Brazzaville indépendant depuis plus de 58 ans, renferme des talents capables de mener à bien les destinées de notre pays. Par sa médiocrité, il déteint sur des femmes et des hommes au demeurant compétents.

Pascal Tsaty-Mabiala s’est couché. De facto, il se fait caution et complice à l’insu de son propre gré de toutes les forfaitures commises par ce régime depuis des lustres. Sans plan de bataille, notre ancien ministre de la défense brille encore par son manque d’initiative et de stratégie. C’est désespérant au point d’être navrant.

Lui, qui au sortir du référendum illégal de changement de la Constitution congolaise d’octobre 2015, faisait l’éloge funèbre, funeste aujourd’hui, de nos martyrs tombés sous les balles de la milice de Sassou, préfère dorénavant les dorures et les klaxons mis à sa disposition par le régime en place. A-t-il vraiment quitté le PCT (Parti Congolais du Travail) lui qui fut le Directeur de l’école du Parti ? Son ADN politique a été marqué pour toujours par ce parti dont il garde encore des réflexes de survie politique basés sur ses propres intérêts et non sur ceux du peuple.

N’étant pas majoritaires à l’assemblée nationale, il eut été plus judicieux de ne point ratifier cet accord ou encore moins de s’abstenir. Il a préféré se vendre au plus offrant. Telle est l’image que véhiculent les opposants congolais dont la traversée du désert devient plus qu’aride. La gorge sèche, il cherche un coin pour se désaltérer pour ne point périr de déshydratation. Tout ce que nous constatons c’est que les idées sont en panne sèche.

Le piège s’est refermé sur lui. Quel deal a-t-il encore noué pour s’enfoncer jusqu’au cou dans une pareille mouise ? Seul l’homme dans un moment de lucidité retrouvée nous donnera la réponse.

Il a récupéré le parti de Pascal Lissouba, l’UPADS (Union Panafricaine pour la démocratie sociale), pour en faire un satellite du PCT, pour une démocratie alimentaire. Aurait-il voulu être comme l’autre ? Mais, fidèle à ses habitudes, il a fait du « Petit Pascal ». On ne change pas l’homme. Il a montré ses limites car n’est pas Dieu qui veut. Il s’est rangé du coté des losers, de ceux qui sont incapables de prendre de la hauteur et de marquer l’histoire quand l’occasion se présente. Ce dernier n’a pas pu voir plus loin que le bout de son nez.

Au revoir le « Petit Pascal ». Ce peu de crédit que l’on osait encore vous accorder lors de vos interventions à l’assemblée nationale, vient de se fracasser sur le rocher de la médiocrité de la politique congolaise actuelle. Le peuple congolais se désespère de voir ce spectacle attristant dans lequel vous endossez le rôle de Tartufe.

La liste des faux culs des opposants congolais s’allonge tous les jours. A croire que cette épidémie sans fin va tous nous décimer. Tous ceux qui tenaillés par des raisons bassement matérielles, se dépouillent de leur conviction en espérant qu’ils en aient eu auparavant, pour aller se vautrer dans ce marigot infesté de crocodiles, se feront dévorer avant même qu’ils ne s’en rendent compte.

Aux autres opposants congolais avec des convictions chevillées au corps, il est temps de se lever pour bâtir un nouveau Congo qui est maintenant si proche. On le construira avec nos tripes, nos larmes et notre sang, mais on y arrivera. Les murs de la division tomberont et le Congo-Brazzaville renaîtra de ses cendres qui ne finissent de nous consumer.

Cette détermination, nous l’avons dans nos cœurs, dans nos rêves, pour construire le Congo-Brazzaville que nous voulons et nous le pourrons.

L’unité nationale est notre ciment indéfectible et nous le crions haut et fort pour que l’on puisse l’entendre dans tout le Congo-Brazzaville, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Nous sommes les Hérauts de cette bonne nouvelle, ce message si important.

Assez de mensonges de tous ces hommes politiques qui croient détenir une légitimité à l’épreuve du temps. Un Congo uni est la seule solution pour sortir de cette chienlit qui nous peine.

Il nous faut de ces femmes et hommes qui, poussés par l’histoire, se hissent à sa hauteur pour apporter une contribution qui marquera définitivement la bonne marche de notre société congolaise vers un État démocratique, même si le chemin est encore long et semé d’embûches. Nous pouvons encore sauver le Congo-Brazzaville si nous essayons tous.

Il aura voulu être dans le vent, mais il terminera telle une feuille morte sur un brasier. Tel est le destin que s’est choisi le successeur de Pascal Lissouba. On aurait aimé mieux en termes de comparaison, mais hélas la nature ayant horreur du vide nous a servi le pire.

Triste fin politique.

…….

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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