Editorial, Politique, Société

Peuple congolais,  n’attendons pas de messie qui ne nous conduira pas vers la terre promise  

Peuple congolais,  n’attendons pas de messie qui ne nous conduira pas vers la terre promise

Jean-Claude BERI 

« On ne libère pas un peuple, un peuple se libère lui-même. Tant qu’il s’érige des images de sa liberté, il se crée de nouvelles chaînes. »  Louis Gauthier

La seule arme qui a fait preuve d’efficacité est le rassemblement et la mobilisation des sociétés civiles, en s’accommodant à la longévité du dictateur SASSOU, le peuple congolais a porté la mort et le canon dans ses villages, il a permis que le dictateur dresse les congolais les uns contre les autres comme des chiens se disputant un os. La peur rend malade les congolais. Le manque de courage rend malade car « un peuple qui a peur est un peuple dominé » Roch CARRIER.

SASSOU perdurera au pouvoir aussi longtemps que le peuple vivra dans la peur. C’est une leçon que devraient méditer tous les congolais.’

Nous avons le devoir de faire comprendre aux jeunes qu’il y a eu des hommes de cœur dans ce combat, des altruistes qui se sont au service de leur pays sans attendre de manière immédiate une récompense ou une compensation.  Nous avons besoin d’être plus solidaires entre nous au lieu de continuer a se diviser pour des questions de positionnement absurdes La guerre larvée entre PRO-MOKOKO et PRO KOLELAS, n’a pas de sens. Nous ne devons plus nous tromper de guerre et d’adversaire. Aujourd’hui plus que jamais, il est impérieux de réaliser le vœu du peuple : mutualiser nos compétences et intelligences si nous ne voulons pas périr.

N’a-t-on pas assez de voir notre pays transformé en véritable cartel mafieux dont la tête est occupée par un tyran sénile, fainéant, assassin et diviseur. Ils sont entourés d’une cohorte de gérontocrates obséquieux paresseux et d’une armée ethnicisée, de courtisans malléables et de sicaires. Pour cette caste de vieillards rompus à la roublardise et à la duplicité, gouverner, c’est en effet manger, boire, danser et copuler à longueur d’années, mais surtout tuer tout en rejetant leur responsabilité Les exemples sont légions mais on peut en citer un. Le président Marien NGOUABI est lâchement assassinée et complotent d’accuser des innocents qui paieront inutilement le prix du sang

L’osmose entre cette caste de dirigeant au pouvoir et les milieux du renseignement au service de la liquidation des personnes honnêtes luttant contre l’hégémonie clanique vouée à la prédation économique   se fait et se fera toujours avec la bénédiction du service de tutelle avec lequel il est étroitement associé à la réalité de la tyrannie, de la corruption et de la brutalité que connait le Congo. Le cas MOKOKO en est une belle illustration. Mort ou vivant MOKOKO est devenu une personnalité gênante pour les intérêts sur l’exploitation scandaleuse des ressources du Congo.

Le Congo se meurt parce que, le peuple a trop longtemps la porte grandement ouverte et les prédateurs n’ont plus qu’à se servir et à s’y installer en y imposant l’ensauvagement socio-économique. Je le redis et je ne cesserai jamais de le dire ce n’est pas à MOKOKO, KOLELAS ou autres politiques de sauver le Congo. Le pays ne sera sauvé que par ses propres filles et fils.

La riposte doit provenir de la volonté d’un peuple mûrit par les années de galère qui se bat pour sa liberté et sa dignité. Le problème du Congo ce n’est pas tant être gouverné par un dictateur sans foi ni loi mais plutôt d’être dans cette espèce d’incapacité de son peuple à imprimer une vision et s’engager dans un agenda de développement dans un élan de rassemblement

Les défaillances répétées de la gouvernance sassouiste ont conduit le pays dans l’impasse. Lorsque le Congo n’a visiblement ni de stratégie de développement convaincant pour s’en sortir, ni projets cohérents de gestion publique, et qu’il n’a pas intégré les fondements d’une bonne gouvernance, si ce n’est qu’accroître la dérive corruptible.  Si le peuple laisse faire, malheureusement, le Congo risque à chaque nouvel événement de reproduire les mêmes schémas défaillant par une autre et hypothéquer l’indépendance de ce pays et la souveraineté d’un peuple ouvert, généreux et divers. Le Congo n’est pas aux NGUESSO, ni à MOKOKO ni encore moins à KOLELAS, Le Congo c’est un bien commun et par conséquent c’est à tous les congolais de se mettre debout pour revendiquer notre liberté et reconquérir notre dignité. Dénonçons l ‘organisation de prochaine élections prévue , le pays a besoin  du vaccin de lutte contre le vol et la corruption  , du vaccin  pour de paix et l’unité sociale, du vaccin contre la pauvreté et la redistribution équitable ….

Jean-Claude BERI

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