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Peuple trahi, armée humiliée, Resistons !!!

Peuple trahi, armée humiliée, Résistons !!!

 

Par  Jean-Claude BERI

 

Alors que les télés et l’ensemble de la presse congolaise ont été mis au pas, la société des démocrates tente de contrer la propagande d’État par une résistance choisie Confrontée à une forte résistance , l’armée du clan  a conclu un accord avec les politiciens véreux et corrompus  qui laisse son pouvoir gangréner la société congolaise . Mais  les résistants  qui ont mené la lutte  pour la démocratie n’acceptent pas cette trahison

Nous avions connu ce 07 Janvier une scène inique digne d’un plongeon dans les méandres d’un passé colonial. Sauf ici l’auteur du drame congolais est le congolais lui-même. Un peuple qui se voit voler sa représentativité à l’assemblée par des députés qu’il aurait choisi de confier leur gestion pour la conduite et la sauvegarde de la cité. La révision de l’article 157 n’a posé aucun problème. La vie des citoyens congolais est loin de constituer leur première préoccupation.

Des rendez-vous qui sont sensés jouer en faveur des citoyens dans la mesure où gouvernement et députés seront appelés à réfléchir deux fois avant d´entamer le moindre faux pas. C´est devenu pratiquement une tradition bien huilée par le clan au pouvoir, fort d´un soutien inéluctable des députés, apeurés et certainement corrompus   ne trouve aucune difficulté à passer sa copie imbibée a l’encrée du sang des congolais comme une lettre à la poste.

Un argument mis en relief par le député Jeremy LISSOUBA (UPADS) a laissé entrevoir  un réveil de conscience, un refus de l’absurdité.  « Nous allons tenter d´arracher quelques concessions de la part du gouvernement au profit des classes démunies, notamment pour les entreprises des PME et les chômeurs sans tomber dans la démagogie du PCT ».  Erreur,  le jeune a bien appris sa leçon de langue de bois  de la politique congolaise. Ses paroles mielleuses n’étaient qu’un prélude de l’estocade qu’il s’apprêtait à assener au peuple .

Le problème est, en réalité, que les convocations des députés provoqués par le gouvernement ne sont que des grosses opérations d’enfumage ou les dés sont pipés d’avance par des commissions perçus nuitamment afin de baisser leur froc. Il ne s’agit pas ici du respect d’Etat de droit ou de la promotion d’un climat propice à un retour la paix sociale et à la quiétude du quotidien.

Comme l’a démontré la scène inique à l’assemblée congolaise que le Congo demeure un pays classé parmi les plus corrompus au monde, les députés du parlement apparaissent surtout, aux yeux de la population, comme des déchets choisis pour exécuter les petits arrangements entre amis. Devient-on député dans l’espoir de changer les choses ou bien d’améliorer sa situation personnelle ? La plupart des congolais choisiront sans doute la deuxième réponse.

Est-il encore nécessaire de poser la question de savoir si le rôle d’un député est de représenter le peuple à l’assemblée nationale pour défendre ses intérêts c’est-à-dire en votant les lois à sa faveur, pourquoi avons-nous les députés de l’UPADS et de YUKI qui n’ont pas fait leur travail ? Ne pas voter peut peut-être faire partie de leurs droits, mais ce n’est pas la raison pour laquelle ils ont été élus par le peuple. Mais voter pour une mesure rejetée par la majorité du peuple montre votre complicité avec les bourreaux du peuple. La souveraineté du peuple est gravement mise en cause dans la relation députés et exécutifs actuelle comme le prouve le vote de la semaine dernière.

Les juristes et les constitutionnalistes vous le diront « La Constitution ce n’est pas un recueil de lois, la Constitution c’est fait pour dire quels sont les grands principes, les grands droits (…), et puis surtout la Constitution c’est fait pour organiser le bon fonctionnement de notre démocratie ».

L’inexistence de débats sur le projet de révision de la Constitution est une faute grave, un dysfonctionnement qui doit être dénoncé et surtout que demain les démocrates récusent toutes les amendements pris de manières coercitives et sanctionner les députés devant le peuple pour haute trahison.

Une nouvelle constitution taillée sur mesure votée par effraction en 2015 ne convient plus 6 ans après,  il faut passer par un nouveau rafistolage de certains articles démontre que cela est mal engagé parce qu’il n’est qu’improvisation de la part de membres de l’exécutif qui, pour beaucoup, n’ont pas su se hisser à la hauteur de la tâche visionnaire,  car emporté par les pressions d’un parti et d’un clan hyper puissant qui s’est arrogé tous les droits. Faute de conscience politique d’Etat ou de compétence juridique ? Ou simplement une manipulation pour la pérennisation au pouvoir d’un pouvoir odieux. On ne saurait le dire.  J’ai honte pour le Congo-Brazzaville …..

Depuis le retour par un coup d’Etat meurtrier, SASSOU, l’homme dont l’élection a toujours été sujette à caution, a quadrillé militairement les zones défavorables à sa politique pour prévenir une insurrection armée qui n’existe que dans sa tête. Malgré cette présence massive de militaires dans la partie Sud du pays.  A-t-on une intention génocidaire contre le peuple du sud au sommet du Clan SASSOU ? Nous sommes forcés de le croire dès lors que l’insécurité est savamment entretenue dans cette partie du pays où les nouveaux généraux et leur troupes s’entrainement.   Les kidnappings des jeunes y sont devenus une industrie très lucrative d’intimidation, Les faux-barrages routiers, souvent dressés à quelques centaines de mètres de ceux, officiels, tenus par des forces conjointes de la gendarmerie et de l’armée tous colorés d’une même couleur, rackettent de pauvres citoyens dans les voitures quand ils ne donnent pas lieu à des assassinats de jeunes.

La honte tombera sur ceux qui ont trahi leurs convictions, manqué à leur propre parole et se sont tournés vers la doctrine des esprits maléfiques. Le peuple doit être vigilant, il ne doit pas se laisser provoquer, ni massacrer mais il doit défendre ses acquis. Il doit défendre le droit de construire avec son propre travail une vie digne et meilleure. Le Congo ne s’arrêtera pas à la trahison des députés pas ni avec la répression, ni avec le crime. C’est une étape à franchir, un moment difficile. Il est possible qu’ils nous écrasent mais l’avenir appartiendra au peuple, aux travailleurs. L’humanité avance vers la conquête d’une vie meilleure.

A la jeunesse congolaise, à ceux qui ont chanté les chants de la résistance et qui ont transmis leur gaieté et leur esprit de lutte, l’heure de la révolte a sonné. Aux congolais, ouvriers, paysans, intellectuels, à tous ceux qui sont et qui seront demain persécutés parce que dans notre pays la dictature est présent déjà depuis un moment. Les bavures policières, les massacres dans les commissariats, la maltraitances des retraités…   ; face au silence de ceux qui avaient l’obligation d’intervenir, l’Histoire les jugera. RESISTONS

 

Jean-Claude BERI

 

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