Politique

Pierre MOUSSA a été placé à la tête du PCT, mais je ne l’envie pas 

 

Par    Jean-Claude BERI

Roulement de tambour avant la sonnerie aux morts. Les militants du PCT sont aux gardes à vous lors du sacre de Pierre MOUSSA comme nouveau secrétaire Général du Parti Congolais du Travail. Pour redresser ce parti enclin aux dissensions internes proches de l’affrontement, Pierre MOUSSA va devoir se retrousser les manches. SASSOU s’est battu pour le propulser à ce poste  en préparation d’une assise docile aux velléités présidentielle de son fiston KIKI. Mais je ne l’envie pas quand on voit l’état de notre pays. Il est opportun de souligner qu’il Il ne va pas être sur un petit nuage, la situation est difficile. 

Réussira-t-il à rassembler ???
La manœuvre est cousue de fil blanc. Les caciques du PCT dont le clan fait tout pour circonscrire leur force de nuisance n’ont pas dit leur dernier mot. Ils observent Pierre MOUSSA égrener ses pions pour faire la part belle à sa mission première, celle de rassembler le PCT derrière KIKI après la présidentielle de son père en 2021. Les PRO NGOLO n’ont pas dit leur dernier mot face au plan ourdi de SASSOU pour imposer absolument son fils.
Il y a quelque chose d’homérique chez Pierre NGOLO, une force vitale qui relève du conatus spinozien plus que de l’animal politique blessé : il est de ces hommes qui peuvent faire vaciller le parti du bon ou du mauvais côté de l’histoire. Il est mort une fois dans son échec dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 décembre, mais gardons-nous de l’enterrer trop vite.

Le  nouveau locataire du siège du PCT attend de  l’audace .  J’espère qu’il pourra ouvrir des horizons nouveaux. Il devra être à l’écoute de tous les militants, les plus riches comme les plus pauvres, pour que le PCT retrouve son unité. C’est primordial, il y a aujourd’hui trop de divisions regrettent certains militants. Il sait que la mission qui lui ai assignée est loin d’être gagnée.

 
KIKI est certain d’avoir une oreille toute ouïe auprès de Pierre MOUSSA qui le connaît tout petit et ce dernier serait prêt à lui ouvrir toutes les vannes pour asseoir son autorité. Dans les officines officieuses,  Isidore MVOUMBA, Clément MOUAMBA et autres baroudeurs  balisent le terrain pour faire la part belle à SASSOU en 2021 et KIKI 2026. Pour ce faire, les épées ne sont pas rangées loin. Les jeux politiques venimeux de ce parti priment alors que la situation économique est préoccupante dans les pays. Du désarroi social au déni des droits et libertés en passant par l’échec des infrastructures qui tombent les unes après les autres comme un château de cartes. Il sera de plus en plus difficile de convaincre des militants devant l’effondrement de certaines réalisations qui leur servait de vitrine camouflant  le trou béant de l’économie congolaise. Comment Pierre MOUSSA, pourrait-il redorer le blason d’un groupe de fossoyeurs de la république dont l’incompétence est la seule qualité qu’on peut leur reconnaitre .

On peut tenter d’amener les militants du PCT sur des sentiers identitaires, clanique ; in fine, ils demanderont tôt ou tard des réponses à leurs problèmes existentiels. On peut essayer de provoquer des débats entre clans, en fin de compte, ils exigeront que leur vie quotidienne s’améliore. Or, sur ce terrain, les échecs de kiki se comptent comme les grains d’un chapelet. On s’écharpe à coups de petites phrases, d’arrangements grossiers. Loin, très loin des préoccupations des électeurs. C’est dire que c’est une opération vouée à l’échec d’avance,  KIKI ne sera jamais président au Congo-Brazzaville. Car tout ce que touche ce clan se transforme en poussière. 
Au moment, le PCT et le clan SASSOU se gargarisent pour plébisciter un coup d’Etat qui a installé au pouvoir l’un des plus grands assassins politique que l’Afrique centrale en générale et le Congo Brazzaville en particulier n’ai jamais connu, le peuple congolais se souvient que le 5 février 1979 fut le début du chapitre le plus sombre de notre histoire récente, depuis les disparitions des trois meilleurs présidents du Congo (YOULOUMASSAMBANGOUABI). 

« Qu’offre le PCT comme avenir à cette jeunesse depuis 49 ans ? Où est l’espérance d’un quelconque transfert de flambeau entre les générations ? Il est clair, que le PCT par sa politique dévastatrice place la République en porte à faux devant les congolais, par l » Ces réalisations qui poussent à penser que la République doit être méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions démocratiques. Les mauvais chiffres du chômage sont là pour témoigner que depuis 49 ans que le PCT ne s’est pas seulement trompé d’horizon, il se trompe de politique économique et sociale. D’année après année, le bilan du chômage s’alourdit faisant du PCT un parti du chômage. » LE PCT, c’est le parti des voleurs et des fossoyeurs de la république. Pierre MOUSSA va cautionner la course à l’’intimidation pour tenter de ramener dans les rangs ceux qui veulent prendre réellement leur indépendance face à ce pachyderme immuable, une oligarchie ethnico-familiale engluée dans l’embourgeoisement à outrance. A défaut de mettre en route un programme novateur pour le redressement du pays, ce pachyderme détourne l’attention du peuple en créant des situations de tension politique. Pierre MOUSSA, c’est l’autre visage de l’échec permanent du PCT. L’homme a lamentablement échoué dans ses conseils envers sa fille pour sauver Ecair.  Que peut-il proposer de plus au PCT ????

Ce constat désabusé tenu par un membre du bureau CC du PCT  qui garde l’anonymat  en dit long sur la vague de découragement qui déferle sur ce parti. Un parti fracturé qui se fracasse une nouvelle fois sur une feuille de route assassine.  C est un  futur champ de ruine dont  les militants du PCT en seront les témoins et les victimes, même si tous ne s’en estiment pas responsables.
Le problème au PCT, c’est que la remise sur les rails du parti n’est pas seulement une question de clan,  de réconciliation interne entre quelques egos surdimensionnés : c’est aussi et surtout un enjeu de définition d’une ligne politique qui puisse rassembler les militants qui, justement, ont des lignes politiques différentes.
Je ne peux donc pas envier Pierre MOUSSA qui hérite un parti qui navigue dans la trahison. Depuis fort longtemps, le Parti Congolais du Travail ne cesse de se désintégrer, miné par les haines internes.  Ca a tout l’air d’un cadeau empoisonné.

Jean-Claude BERI

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