Société

Plateforme des organisations de la société civile : Le Gouvernement devrait s’atteler au respect du droit à la santé des Congolais

Par : Aybienevie N’KOUKA-KOUDISSA

Les responsables de la plateforme des organisations de la société civile pour la promotion, la protection et la défense de la liberté de la démocratie, à l’issue d’un point de presse animé vendredi 27 octobre à Brazzaville, ont vivement recommandé que le ministère de la Santé résolve la lancinante grève actuelle des agents du CHU-B dans un bref délai. Tout en invitant ces derniers au respect des lois et règlements de la République, aux conventions internationales et régionales relatives aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, ils demandent au Gouvernement de s’atteler au respect du droit à la santé des Congolais.

Au nom des responsables de la plateforme Armel Aimé Maléla de la Convention nationale des droits de l’homme (CONADHO) a rappelé que la République du Congo est membre du Conseil des Nations unies, membre de l’Union Africaine. Elle a ratifié plusieurs instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme. Loin de s’être améliorée, la situation de la santé des Congolais est plus préoccupante que jamais. Les responsables de la plateforme pensent que ce n’est pas parce que les problèmes essentiels sont rencontrés dans notre pays qu’il faut sacrifier la vie des Congolais, où le droit à la santé est largement violé et bafoué.
Le CHU-B traverse une situation extrêmement difficile ; une situation de crise économico-sociale de grande ampleur. «Nous souffrons de l’une des plus longues et des pires inflations de l’histoire de notre pays. Depuis la tenue du Référendum, nous accumulons déficit sur déficit, hypothéquant notre avenir et celle de nos enfants pour la commodité temporaire de l’heure et la mauvaise foi des politiques», a dénoncé Armel Aimé Maléla.
Les responsables des organisations ont l’impression que le Gouvernement n’a pas la solution à leurs problèmes, mais qu’il est plutôt le problème. La vie de la personne humaine est sacrée, voilà pourquoi l’article 6 du pacte international relatif aux droits civils et politiques stipule que «le droit à  la vie est inhérent à la personne humaine». Ce droit, ont relevé les responsables de la plateforme, doit être protégé par la loi, car, nul ne peut être arbitrairement privé de la vie. L’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme dispose expressément que : «Tout individu a droit à la vie, à la sûreté de sa personne». Mais, ont déploré les responsables de la plateforme, «malgré ces prescriptions, aujourd’hui la vie des citoyens congolais est sacrifiée, c’est une mort qui nous est distribuée à bon prix». Ils ont rappelé que le président de la République a pris l’engament de restaurer la justice et le respect des droits de l’homme au Congo, socle de l’Etat de droit. Mais «qu’en est-il du droit de la santé des Congolais actuellement violé?», se sont-ils interrogés.

Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA

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