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Plus la fin approche plus on gratte le fond des casseroles pour survivre , mais pour combien de temps

Plus la fin approche plus on gratte le fond des casseroles pour survivre , mais pour combien de temps

Par    Jean-Claude BERI

 

Jean-Claude BERI, communicant, activiste et libre penseur Lyon

Mr SASSOU et Mme SASSOU, MAKOSSO et sa délégation de vacanciers auraient soulagé le trésor public de près 12 milliards de f CFA en deux trois semaines

Au pouvoir depuis près de 37 ans, Denis SASSOU NGUESSO compte désormais ses jours qui lui restent à tenir au pouvoir. Ce qui est sûr, il quittera le poste de Président auto proclamée avec un bilan mitigé. Il a mis les institutions sous une tension permanente, ce qui pourrait laisser des traces durables sur la démocratie congolaise.

Il aura pourtant tout essayé, y compris le désordre et la promotion de l’incompétence pour promouvoir les siens. Il a tenté de convaincre les âmes égarées plongées dans une inconstance permanente de soutenir des gouvernements successifs qui n’ont pas que la promotion des antivaleurs comme modèle de gouvernance. Puis il a proposé, une subtile rotation au poste de Premier ministre souvent encarté PCT, où lui-même aurait été en seconde position, contrairement aux règles instaurées par des propres lois. Il en a fait la proposition à plusieurs leaders politiques : tous ont refusé, en tout cas les leaders au sens noble du terme.

En position d’extrême faiblesse, SASSOU contraint de composer aujourd’hui avec les plus réfractaires de son clan pour la survie du pouvoir avec lui. Ce qu’ils avaient tenté d’éviter à tout prix en retardant l’exécution du plan exigé par le FMI lui rattrape à grand pas de géant. Malade ou pas SASSOU a perdu le contrôle des affaires tant nationales qu’internationales Il ne joue plus que pour la succession de son fils.

Annoncée comme une opération foudroyante en termes d’un lobby, ce fut plutôt une douche froide pour la délégation congolaise qui a confondu la promotion des affaires à celle de la succession de SASSOU par son fils. Malgré les millions d’euros qu’ils sortent du trésor public congolais, et les manœuvres intempestives et maladroites de politique gouvernementale qu’ils mettent en place pour redorer le blason terni de Sassou et du Congo à cause de certains problèmes qui fâchent. Ensuite, les communicateurs en chef de M.Sassou n’ont pas encore réussi à dissiper le malaise qu’ils ont créé, en refusant aux observateurs occidentaux et à certains journalistes, dont Florence Morice de RFI, d’avoir un œil sur un déroulement de la présidentielle de mars 2021. Du coup la presse française, d’habitude conciliante avec ce pouvoir honni, a préféré tourner son regard ailleurs. Le climat des affaires n’est pas propice à l’investissement au Congo-Brazzaville, c’est la réponse glaçante mais polie qui a été donnée au Premier ministre congolais.

Comprendre par-là que nous investirons (les patrons français) au Congo que dans le cadre du respect de vos engagements pris avec le FMI Surtout le MEDEF n’a jamais digéré le scandale de 2010 concernant les détournements de fonds de la Banque des États de l’Afrique centrale et des obligations de la BSCA (Banque sino-congolaise pour l’Afrique Il faut arriver à solder ce contentieux

Tous ces dossiers ombrageux étaient sur la table avant même le déplacement de la délégation On a préféré les occulter et venir jouer aux petits malins C’était donc une mission impossible dès le départ. Le seul but de ce déplacement, c’était d’ouvrir les portes à Denis Christel SASSOU NGUESSO

Sentant le coup venir SASSOU NGUESSO a déserté l’hôpital américain de Neuilly, où il avait pourtant ses habitudes pour ses suivis médicaux, a préféré la discrétion helvétique pour effectuer une batterie d’examens médicaux dans une clinique de Montreux (SUISSE)

Denis Sassou-Nguesso, 77 ans, est rentré vendredi à Brazzaville dans un luxueux avion loué pour l’occasion est venu chercher le chef d’Etat à Genève Ce Boeing 767, baptisé la dame du ciel (Sky Lady), est un palace volant, chambre à coucher avec salle de bains en marbre, salon privé et cinéma. Le premier avion où il n’y a pas besoin de porter un masque, grâce à une technologie stérilisant l’air et neutralisant les pathogènes a coûté a plus de 2 milliards de f CFA. Entre Mme SASSOU, la délégation gouvernementale à Paris et les soins de SASSOU NGUESSO, bien, qu’étant un secret bien gardé, quelques indiscrétions du Trésor Public avancent le chiffre de 12 milliards de dépenses pour trois semaines.

Des années au pouvoir pour rien

Depuis, que SASSOU est en place, s’imposant toujours par la force. Et ce, malgré le rejet de la grande majorité de la population, les limites de son pouvoir sont crevantes.
Tout ça pour quel bilan ? En matière économique, le Congo est toujours aussi dépendant de la rente pétrolière, les hydrocarbures représentent 95% du total des exportations du pays. SASSOU n’a pas diversifié l’économie congolaise, la vie des affaires est bridée. Sa politique a confisqué la paix sociale en achetant des armes de destruction massives des populations et la construction d’un futur état hégémonique MBOCHI, mais aujourd’hui, ça ne fonctionne plus Car le pays est toujours gouverné par les mêmes qui l’ont plongé dans une dette exorbitante qui continue de maintenir le pays la tête sous les eaux.
Pendant ce temps sur le plan intérieur, malgré le choix porté sur son fils, rien de semble déclencher un engouement sur son choix hautement destructeur. L’absence de roi SASSOU a Brazzaville (pour raisons médicales) on pensait voir l’opposition se mettre en branle plutôt la tension a été plus perceptible entre les prétendants au trône Et le gouvernement ne construit pas l’avenir du pays mais façonne un escalier pour mener Christel au sommet de la pyramide Cela n’augure rien de bon pour l’avenir La mèche de l’hégémonie MBOCHI doit être éteinte le salut du pays ne pourra jamais venir a de ceux-là même qui ont déconstruit la nation
Le drame congolais est complexe. Ce n’est pas seulement celui d’un pays riche mis rendu pauvre, comptant 60% de scolarisés. C’est aussi celui d’une société déchirée par les conflits de clans doublés d’antagonismes entre ethnies, saignée à blanc par une kyrielle de gouvernements corrompus, pilleurs et assassins et, de surcroît, depuis plusieurs années terrorisées par les milices privées et une armée ethnisée a fond, aux ordres de SASSOU NGUESSO, tuant pour son plaisir lorsqu’elle n’a plus d’adversaires à exterminer. Comment expliquer que la garde républicaine détienne plus d’armement lourde que l’armée dite régulière ? ?
Depuis 37 ans, SASSOU s’est maintenu au pouvoir en liquidant physiquement aussi bien ses ennemis que ses amis trop puissants, qui auraient pu être tentés de le supplanter. C’est ainsi, en particulier, qu’il s’est débarrassé du général Jean Marie Michel MOKOKO (en prison) et de Guy Brice Parfait KOLELAS (mort suspecte en pleine campagne électorale).
Peuple congolais vous qui renouveliez le mandat de la haine pour asseoir ce pouvoir finissant, vous qui glissez un regard pudique, gêné, voire ironique sur cette inamovibilité qui sonne comme un glas aux oreilles des ambitieux et des sempiternels assoiffés de pouvoir, qui claque comme un défi aux contempteurs de la population. Comme si ce peuple se demandait pourquoi le pouvoir de SASSOU se perpétue, à la rose comment elle peut éclore ! Une fois que l’on a dépouillé le fait politique de sa défroque juridique et militaire (…), que reste-t-il du pouvoir de SASSOU ? En vérité, vous (peuple congolais,), rien que vous,  dans votre chair vibrante de revendications séculaires. Vous, rien que vous,  dans la confiance que vous vous accordiez entre vous. Lorsque vous vous renierez comme nation solidaire SASSOU sera encore là mais si vous vous décidez de vous appeler comme nation solidaire et humaine vous ferez progresser votre propre histoire. PRENEZ VOTRE DESTIN EN MAIN.

Jean-Claude BERI

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