Economie, Politique

Pour rendre efficace les banques congolaises : assainissez le climat des affaires !

(Suite de l ‘article  « Pourquoi les banques congolaises n’octroient pas les crédits dans le secteur privé congolais ? »     https://www.dac-presse.com/pourquoi-les-banques-congolaises-noctroient-pas-les-credits-dans-le-secteur-prive-congolais/)

 

Par  VERLIN RICHARD

Il faut le dire : La question de l’inclusion financière et donc du renforcement de la réglementation économique et bancaire relève des compétences de l’Etat, la quasi-totalité des mesures visant à renforcer les contrôles des opérations et la solidité financière des établissements de crédit doivent s’imposer au pays. Et, c’est à l’État de l’exiger par la mise en œuvre effective des lois et règlements.

 Il faut savoir que toutes les banques sont soumises aux règles prudentielles internationales et sous régionales. Dès lors, en prenant pour exemple, les banques congolaises où l’on s’accorde à dire qu’elles   n’octroient pas de crédits malgré leurs sur liquidités, ce qui vu par le banquier n’est pas aussi vrai que l’on veut bien le croire. Ce refus d’octroi des banques congolaises peut se justifier au regard même de ces réglementations, bien que vertueuses en soit mais, qui en fait pénalisent les clients les plus fragiles.

Par conséquent, une banque peut ainsi refuser tout simplement d’ouvrir un compte pour éviter une potentielle non-conformité en cas de manquement de fourniture des informations nécessaires par un client peu organisé ou diligent car la banque est tenue à respecter les obligations rigoureuses de connaissance du client (KYC). Il s’agit ici d’une question essentielle, celle de la conformité et c’est ici qu’un État doit assainir son climat des affaires et permettre la production de l’information et les outils de collecte de cette information par les institutions financières et bancaires.

Verlin Richard BEKA BEKA

Mais, les banques sont tenues aussi aux obligations de renforcement de leurs fonds propres pour couvrir les risques de crédit.

Pour gérer ce risque, les banques pratiquent souvent la classification de la clientèle(scoring)qui permet d’octroyer des crédits jugés les plus sûrs. Or, ce scoring nécessite de recueillir sur des Sources fiables toutes les informations financières des entreprises et notamment les liasses fiscales.

C’est donc à l’État là aussi d’organiser par exemple, une centrale des bilans ou tout autre organisme pour gérer, actualiser et diffuser des informations financières dans le respect des lois commerciales. On peut toutefois reprocher aux banques congolaises de manquer d’initiatives pour pénétrer le segment des TPE/PME et de façon certes légitime, d’appliquer strictement les mesures de gestion des risques de contreparties qui ne favorisent pas nos TPE et PME même si, il est difficile pour les banques congolaises d’apprécier objectivement les qualités « post anté » des entrepreneurs locaux justement en l’absence d’informations. Les banques congolaises devraient de moins en moins s’appuyer sur la stratégie patrimoniale en termes de garantie (titre foncier) et adopter de plus en plus la stratégie de flux financiers pour ainsi octroyer les crédits à des TPE et PME membres d’un centre de gestion agréé ou d’un incubateur dédié….

# Inclusion financière#

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Un commentaire

  1. C’est très bien dit!!!!! Mais tout sauf que nos autorités ont peur de voir tout monde en mesure de se prendre en charge au risque de ne plus être facilement manipulé. Dans la même pensée, nos autorités n’auront des gens à qui elles vont encore donner des petits billets de 2000 francs pour assister à leur meeting et autres.

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