DIASPORA, Editorial, Politique, Société, Tribune libre

Pour un dialogue de la désunion, Me Martin MBERI, ta responsabilité est pleine et engagée.

 

 

Par  Jean-Claude BERI

Faut-il le rappeler que depuis la mise en exécution de tous ses coups tordus SASSOU, le fourbe,  manie la rhétorique victimaire, ouvertement sanguinaire et sectaire, mettant en cause une oligarchie militaro-affairistes dont il s’attribue lui-même le bon rôle,  celui de tirer  les ficelles. Beaucoup de personnes ont été, par cette méthode  qui date d’une cinquantaine d’année,  des bras armés du système. Depuis 1977  le Congo-Brazzaville vit aux rythmes des violences et pillages qui sont  devenues la marque de fabrique du pouvoir de SASSOU. Ces dérapages et l’insécurité ambiante favorisée par une coercition de son pouvoir ne sont que les actes volontaires voulus par un homme qui a peur de la démocratie.

Le système sécuritaire remis sur les rails conformément aux nouvelles bases claniques, des forces occultes sont venus rallumer le feu un peu partout au risque de remettre le Congo à feu et à sang comme aux premières années de la jeune nation congolaise.

Sassou le visage encagoulé de noir, discours de haine et de division en fond sonore incite toujours une oligarchie embourgeoisée à jouer les premiers rôles et pour beaucoup de monde, c’est bien le problème. NGOUABI est mort assassiné,  ce sont les autres innocents éloignés des intrigues savamment orchestrés par SASSOU qui ont péri. Inutile de revenir sur l’histoire sombre qu’a connue notre pays.  Seulement, il me semble utile de se remémorer  que nous vivons dans un même système pernicieux fonctionnant en pyramide dont SASSOU occupe le haut de la pyramide.

Donc, le dialogue qui excite tant de monde ne sera pas un dialogue ouvert ni encore constructif. Le dialogue comme unique voie pour un règlement souple de la crise fait l’unanimité tant chez le pouvoir que du côté de l’opposition. C’est ce qui ressort du moins des déclarations publiques des uns et des autres depuis quelques semaines.

Mais force est de constater que le projet a pris des allures d’Arlésienne : on en parle, mais on ne le voit pas. On multiplie les appels et les professions de foi, mais aucune action concrète n’est entreprise pour permettre l’amorce de discussions autour d’une feuille de route ou d’un plan de sortie de crise accepté par tous.

Il est indécent et déloyal au pire antipatriotique de ne pas exiger la libération de MOKOKO et OKOMBI comme première exigence et ensuite remettre la question de la révision du fichier  électoral comme deuxième exigence avant d’accepter de s’asseoir pour débattre de l’avenir du pays.

Depuis, point de pas concret. SASSOU par l’intermédiaire,  de son chien de chasse, MBERI Martin  n’a certes pas fixé d’échéance, encore moins de date limite. Organiser un processus de concertation « dans les meilleurs délais » est un engagement bien trop vague pour crier dès à présent à l’échec ou à la promesse non tenue. À plus forte raison quand on se rappelle qu’un appel similaire avait été lancé a plus de quatre fois avec la même solennité sans que les choses ne bougent après toutes ses concertations. On y a vu plus de la manipulation et les valises changées de mains pour ensuite retomber sur le statut quo actuel.

L’idée est partagée, même par une partie de la rue et des responsables des  partis et associations, société civile, mais elle tarde à se cristalliser à cause principalement d’un double problème de confiance entre le pouvoir et la classe politique d’abord, et entre les composantes de cette dernière ensuite.

Il est clairement indiqué que le dialogue politique inclusif  ne sera point une conférence nationale souveraine bis , comme celle qu’a connu le pays en 1991. Elle ne sera pas non plus, une porte ouverte à la mise en brande de la vendetta des institutions actuelles ou encore de leur remplacement ipso facto par un régime de transition décidé unilatéralement. Le dialogue devra s’inscrire dans le strict respect de la Constitution voulue et votée par  le peuple. cette concertation doit être un atelier d’incubation d’idées nouvelles pour sortir le pays de l’obscurité aveuglante dont il plongé  depuis le retour sanglant des forces du mal.

Martin MBERI

Mr MBERI qui joue les conciliateurs zélé  auprès de ses frères siamois de l’UPADS de TSATY MABIALA  assumera tôt ou tard son incrédulité proche de l’intolérance. En jouant à l’autruche devant  le verrouillage d’avance des thématiques qui doivent etre débattus. En allant chercher le soutien de l’UPADS (déjà acquise) pour valider  la non inscription des thèmes majeurs (libération des prisonniers  et la révision du fichier électoral) n’est rien d’autre que le signe du renforcement du tour de vis supplémentaire qui accrédite  le doute sur la sincérité de son maitre SASSOU.  Mr MBERI arrive avec le quota des participants presque scellé. En effet, c’est lui qui les désignera au dit dialogue, lequel sera circonscrit sinon en excluant les plus virulent d’entre nous. Ou encore sera soumis aux exigences administratives rendues plus coercitives pour la circonstance.

En définitive,  Mr MBERI débarque avec une feuille de route ou  l’on analyse pas  les causes réelles de la crise multidimensionnelle à laquelle notre pays est confronté . Cette crise est l’aboutissement d’un long processus de situation impliquant la mal gouvernance, de choix et de pratiques politiques opportunistes et anti populaires aux conséquences désastreuses   qui ont prévalu pendant près de deux décennies.

Comment comprendre que le régime, qui affirme qu’il veut sortir par le haut le Congo englué dans une crise politico-social et donne mission  à un médecin  qui  prescrive finalement une perfusion prolongée qui n’aura aucun effet sur le patient ?

En réalité, l’expérience de la conférence nationale souveraine  de mars 91 n’a pas été interiorisée par les congolais. Nous naviguons  encore très clairement dans la division ou l’absence d’homogénéité persiste. Le désordre  entretenu par ceux-là qui veulent rester au pouvoir à vie crée des micro tensions pur envenimer les choses. La prévalence d’identité d’intérêts et d’objectifs entre ceux qui sont responsables de la faillite et du chaos et sont aux commandes pour préserver leur position, défendre et promouvoir leurs intérêts comptent plus qu’un quelconque dialogue franc et sincère.

Le peuple a été victime de la gestion catastrophique et  criminelle d’un système érigé en clan des prédateurs. Donc, les objectifs pour ce dialogue  sont radicalement différents et les intérêts diamétralement opposés. Ceux qui ont acquis leur situation de privilège et accumulé des fortunes colossales par la corruption, le pillage des ressources naturelles et minières, l’instrumentalisation des institutions, ne voudront pas que le système dont ils se sont servis soit aboli.

Mr MBERI en est l’un des artisans de l’ombre de ce système qu’il souhaite réaménagé pour calmer provisoirement les frustrations, les injustices. MBERI a toujours été l’espion et le bras empoisonneur de sassou. Il est baigné dans la conspiration ; la traitrise. Il a fait de la traitrise son livre de chevet.  Rappelez-vous qu’il fut le seul homme fort de LISSOUBA à rejoindre  le camp des barbares en 1998  juste après avoir ensanglanté la jeune démocratie congolaise.

Mr MBERI sait en son âme et conscience que les  propositions hypocrites, tout comme les nombreux appels à « l’union sacrée » visent simplement  à mystifier le peuple. Ce ne sont que des mensonges, voire même une trahison du peuple. Pour un dialogue de la désunion, Me Martin MBERI ta responsabilité est pleine et engagée en tant traitre de la république, mystificateur du peuple. Dans son combat pour la pérennisation du pouvoir et de son système, sassou sait compter sur ses fidèles espions du Sud dont MBERI est l’un des cerveaux penseurs. Et ca ne sera pas aujourd’hui qu’il lâchera SASSOU. Pire le dialogue de MBERI est une opération d’ enfumage savamment orchestré par deux fossoyeurs de la république qui partage, depuis la création du PCT,  les mêmes goûts pour l’assassinat et le mercenariat économico-politique. « Dit moi qui tu fréquentes , je te dirai qui tu es ».  SASSOU ne réussit pas seul,  il est souvent aidé par les cadres du Sud qui ont vendu leurs âmes au diable.

Peuple congolais  dites NON à MBERI à son dialogue politique verrouillé d’avance et créer les conditions d’un changement véritable qui sauvera notre pays de la faillite et de l’éclatement.

TALA MBERI  BIKA PAGAILLE !!!

 

Jean-Claude BERI

2 commentaires

  1. Des sucettes toxiques dont se sert SASSOU pour sodomiser les cons congolais .

  2. Depuis quand , on parle de dialogue dans une vraie démocratie ,alors que c’est le peuple qui décide ,?

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