Politique

Pourquoi Mr Albert Ngondo fait-il exception ?

Par  OUABARI MARIOTTI

Nous voudrions comprendre. Un communiqué d’annonce, s’il est avéré, daté du 22 août 2019, du Trésor Public de la République du Congo, a procédé, ce 28 août 2019, à l’émission, par voie d’adjudication, de Bons de Trésor assimilables à certaines caractéristiques administratives et financières spécifiques.

Le communiqué est signé de Mr Albert Ngondo, Trésorier Payeur Général, par ordre du Ministre des Finances et du Budget. Au nom de quelle logique, si ce n’est pas un illégal et obscur arrangement de famille, Mr Albert Ngondo, cadre des Impôts, ayant largement et depuis quelques années, dépassé l’âge de la retraite, doit continuer à poursuivre ses activités au sein de la fonction publique congolaise ? Au cas où les dispositions du code de travail permettraient à Mr Albert Ngondo de prolonger ses services, pourrait-on savoir sur combien de périodes s’étaleraient ceux-ci?

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Puisque le cas Albert Ngondo, désigné au lendemain des violences de 1997, n’a cessé, voilà quelques temps, de défrayer la chronique, au point de bien gêner les personnels de la trésorerie publique. Le ministère du Budget et des Finances serait-il en déficit de personnel, en la matière, pour ne se cramponner, en désespoir de cause et à défaut de mieux, qu’à l’exceptionnel professionnalisme de Mr Albert Ngondo?

Le Congo, notre bien commun, est un pays de paradoxe. D’un côté, s’accroissent des injustices et des inégalités dans bien de domaines de la vie nationale, aggravant les souffrances des populations. De l’autre, s’amplifient, insolemment, l’exubérance et le goût immodéré de quelques-uns pour des privilèges et des avantages ainsi que pour des ressources nationales. Nous voudrions comprendre.

Nous adressant au Ministre des Finances et du Budget. Lui, Ministre des Finances et du Budget dont les notes de service, prises en bonne et due forme, pour l’intérêt général du fonctionnement du trésor public, ont été étrangement rejetées et remises en cause, sans autre forme de procès, par Mr Albert Ngondo.

Et pourtant, pour la république et pour l’utile et productif renouvellement des hommes qui la servent, rien de plus régulier pour les pouvoirs publics de faire valoir, indistinctement, les droits à la retraite. Cette retraite, passage obligé, comme la mort, pour tous les travailleurs congolais dont le vécu est devenu quelque chose de pourri en raison de tous les malheurs qu’elle occasionne.

Des malheurs qui rompent les liens du retraité autour de lui, avec la vertu et avec la vie.

Paris le 27 août 2019

OUABARI MARIOTTI

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