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Présidentielle Togolaise: l’infernal marché des dupes et l’impératif d’une union électorale africaine

 

PRÉSIDENTIELLE TOGOLAISE: L’INFERNAL MARCHÉ DES DUPES ET L’IMPÉRATIF D’UNE UNION ÉLECTORALE AFRICAINE

 

Par  Felix BANKOUNDA MPELE  

Après, en vrac, le Gabon, le Congo Brazzaville, la RDC, le Cameroun, le Tchad et bien d’autres sur le continent, le Togo vient confirmer l’éternel scénario du double vainqueur à la présidentielle organisée le samedi 22 février. Démontrant ainsi qu’en la matière, le continent est très loin d’être sorti de l’ornière!

Alors que le bruit d’une proclamation anticipée des résultats de la présidentielle de la veille se répandait fébrilement dans le pays, en début de soirée de ce dimanche, l’opposant et ancien Premier ministre Togolais, Agbéyomo KODJO, candidat, a annoncé sereinement que: « Sur l’ensemble du territoire national, les électeurs et électrices ont voté massivement en ma faveur…, avec un score oscillant entre 57 et 61 pour cent. À l’instant même, je suis le président de la République démocratiquement élu… ».

Quelques heures plus tôt, en début d’après-midi, les forces de l’ordre avaient investi, à l’improviste, son domicile au prétexte de le protéger contre un éventuel attentat.

Autour de 2 h du matin, ce lundi, la CENI, elle, par la voie de son président, Tchambakou AYASSOR, a annoncé qu’ « aux vues de tous les résultats centralisés sur la base des procès-verbaux obtenus, le candidat du parti Union pour la République, UNIR, Monsieur Gnassingbé Essozimna FAURE (le président sortant) est proclamé provisoirement élu président de la République, avec 72,36 contre 18,37 pour cent » pour son challenger

Sous réserve des détails, sur les chiffres notamment, on retrouve exactement le même schéma sur l’ensemble des pays sus-cités, posant ainsi la traditionnelle et lancinante question de la légitimité et de la crédibilité, autant, des organes et de l’autorité électorale, que celle non moins importante de la pertinence des modalités de désignation du président de la République, sinon celle de l’institution présidentielle elle même.

Sur toutes ces problématiques, il existe déjà une assez importante doctrine et, plus précisément sur les voies d’une plus sereine consultation électorale sur le continent, il nous était arrivé d’esquisser, à la suite de l’issue violente et dramatique de la présidentielle gabonaise notamment, l’été 2016, la perspective d’une UNION ÉLECTORALE AFRICAINE, dont nous joignons ici la brève réflexion…

Felix BANKOUNDA MPELE 

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