DIASPORA, Editorial, Politique, Santé

Le problème du CHUB, c’est SASSOU car le poisson est pourri de la tête

le clan Sassou est pourri par la tête

Par :   Jean-Claude  BERI

Depuis un peu plus de trente-quatre ans que le Congo est traîné dans une chute politico-économique vertigineuse. Cette descente dans l’abîme a pris des proportions très dangereuses ces derniers entre l’arrogance et la perversité nous voilà maintenant plongé dans un océan de dénigrement de valeurs.  Le cadre congolais est pris un déchet. Malgré les appels à la prudence et surtout à la bonne gouvernance lancée par la communauté internationale, le Congo par la voie de ses dirigeants autoproclamés, en premier lieu SASSOU NGUESSO, ont choisi la fuite en avant en sacrifiant l’honneur des cadres congolais sur leur échec personnel et clanique.

À quoi a servi d’engager des milliards de francs CFA à la formation des milliers d’étudiants congolais s’il faut recourir à des compétences extérieures ?? Il y a bien des congolais qui ont fait des études en management hospitaliers ont-ils été consulté avant de procéder à la nomination d’une ressource extérieure ? Quand SASSOU a-t-il fait un appel d’offres d’emploi dans le cadre de ce poste ? Voyez-vous, il s’est contenté de consulter son petit cercle immédiat et a très vite conclu sur les conseils de ses experts. Il est clair que ce n’est pas que la tête qui est gangrénée. Nous nous acheminons vers une décomposition lente du corps tout entier. Les cerveaux des dignitaires du PCT se dégénèrent à une vitesse telle que les neurones s’abîment et ne tiennent plus qu’à un fil situé en dessous de la ceinture. La présidence du Congo n’est plus ce haut lieu où se sacralise l’avenir du pays mais un club où se prennent les décisions les plus absurdes qui soient.

L’institution présidentielle qui doit s’élever au-dessus de la mêlée est livrée à une bande de voyous qui ne se gêne pas de faire ce qu’elle veut au nom d’un clanisme primaire. A défaut du MBOCHIS, il existe plus d’autres congolais. C’est encore un choix incohérent, incompréhensible qui dégrade et rabaisse le cadre congolais.

D’autant plus on sait que les problèmes majeurs du CHU sont ailleurs.  Le CHUB a besoin d’une rigueur dans l’exécution de ses tâches. L’intégrité, la morale et la compétence ne sont pas seulement du coté Canadien. Avec un personnel quasiment congolais, l’ancien HÔPITAL GÉNÉRAL DE BRAZZAVILLE hérité du colonisateur a bien rempli son rôle. Ce avec un personnel travailleur, des agents dévoués au service de l’humain, des infrastructures régulièrement contrôlées, MASSAMBA DEBAT et MARIEN NGOUABI ont su gérer cette institution sanitaire avec brio. Pourtant, ils avaient très peu de moyens, mais ont fait de très belles choses.

La politique de SASSOU ressemble à un poisson pourri de la tête. A-t-il réglé le problème de la corruption qui règne au CHU ? A-t-il réhabilité les services en piteux état ? Donc ce n’est pas le fait d’aller chercher un Canadien qui améliorera les choses.

SASSOU a encouragé les Congolais à la paresse et au vol. Il a « fainéantisé » le personnel de santé avec une corruption aggravée. Car depuis des lustres, les précédents DG du CHU nommées par SASSOUse sont tous révélés n’être que des hommes d’affaires, de pilleurs englués dans la vague du MBOCHISATION ACCÉLÉRÉE. Ce n’est pas parce que le MBOCHIS est incompétent, voleur et sans vision du progrès que tous les Congolais doivent être sanctionnés.

NON SASSOU, le problème du CONGO ce n’est pas le manque de compétence, mais la vision étriquée d’un chef d’Etat incapable de voir autre chose que son cercle immédiat rempli de flatteur et des mendiants qui exploitent très vite l’idiotie incurable de sassou. Le problème du Congo, c’est SASSOU. Pensez-vous si on donnait les moyens au PROFESSEUR CHRISTOPHE BOURAMOUE, DOCTEUR KALA, PROFESSEUR ILOKI seront-ils incapables de redresser le CHUB ?

Congolais, sachez-le que ce poisson nommé est pourri. Il n’a raison que sur un seul point, il ne donne aucune importance au peuple qui souffre. Pour ce poisson pourri, le peuple n’existe pas, il n’a pas droit à la parole. Vous pouvez humilier dix congolais mais vous n’arriverez jamais à soumettre 4 millions de congolais à avaliser votre projet macabre de léguer notre Congo à un membre de ce clan des sangsues. Il y a un temps pour chaque chose.

Aujourd’hui c’est le CHUB, demain ça sera quoi ? Ne soyez pas surpris que demain SASSOU nous fasse venir au Congo un contingent de Chinois et autres pour venir enceinter nos sœurs pour créer une race de compétents. Nos pères de l’indépendance se sont battus pour un Congo qui décide par lui-même et non un Congo qui s’auto-colonise à petit feu. Le Congo marche en reculons.

Commencez par être exemplaire en sanctionnant les vrais coupables du désastre économique, Vous déclencherez un déclin phénoménal qui impulsera une vraie prise de conscience. Les Congolais se mettront au pas dans le travail. Autrement, c’est peine perdue.

Jean-Claude BERI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*