Editorial, Politique, Société

Quand le Mbochi préparait une suprématie illusoire.

Quand le Mbochi d’oyo préparait une suprématie illusoire.

Par :  Jean-Claude BERI

Ce qui est dommageable dans ce prétendu  « avenir des Mbochi » on y englobe les milliers de bonnes personnes qui n’ont rien à avoir avec l’étalage de la médiocrité, de la légèreté et surtout de l’indécence coupable qui alimentent les réseaux sociaux actuellement. Je m’étais juré de ne pas réagir à cette stupidité. Mais comment rester insensible devant autant de dénigrement de ce qui faisait hier la fierté du Congo. Nos valeurs ont été marchandé sous l’autel de la cupidité d’un clan qui se croyait être au-dessus de tous. Un clan qui se gave dans des soirées festives en étalant une richesse honteusement acquise et se font passer pour des hommes intouchables au nom d’une ethnie dont ils se servent comme une armure protectrice. Seulement, lorsque les affres de la justice se pointent sur l’un d’entre eux, on s’offusque et on feint de crier au tribalisme. Quelle hypocrisie !!!! Qui est vraiment propre dans ce système ou le vol et la gabegie sont érigés en modèle de gouvernance. On jette les peaux de bananes sur certains en protégeant les autres. Je le dis très clairement. ils  n’ont pas les culs propres tout autant qu’ils sont que ce soit les médias, la justice, les politiques, on doit faire attention parce que nous sommes remis en cause les uns les autres. Que les Mbochis ne se laissent plus tondre comme des moutons.

Qui se satisfait de voir les images d’un EYOKA, lieutenant de son statut, qui se pavane dans un magasin parisien en achetant a tout va des paires de chaussures dont il s’empresse de mettre sur les réseaux sociaux ? Ou d’un AMBENDE NGUESSO distribuant des liasses de billets à sa dulcinée, d’où provient cette opulence insolente dont il fait grossièrement étalage si ce n’est pas de l’argent volé dans les caisses de l’Etat ? Ou encore Christel SASSOU qui exhibe indécemment quelques pas de danse en narguant les congolais qui croupissent dans une misère étouffante. Ce groupuscule de parvenus composé de personnes immoraux constitue-t-il une référence pour assimiler tous les « Mbochis » à la décadence morbide ? Qui ne vole pas dans ce système de salissure?

Je pense que la question mérite d’être nuancée. Cette bande de jouisseurs sans vergogne et sans pudeur doit être dénoncée sans pour autant tomber dans le piège de l’amalgame. Sous l’impulsion de la colère populaire dénonçant l’incompétence de la classe politique clanique assumée, il sied de de préciser que ceux qui confondent les finances publiques aux finances familiales sont bien connus et identifiés. Cette voracité financière obsessionnelle au relent presque congénitale est le propre d’une famille. Celle-ci a fini par paralyser le pays au point de le mettre à genoux devant les instances financières internationales .
On le sait tous que ce n’est pas un problème de « MBOCHI ». Nous sommes devant un système clanique familial, de quelques personnes qui ont pris en otage les Mbochis. Comme on le sait également que devant tout changement de statu quo impactant le clan et on en s’aperçoit  que le robinet à cash va vers un assèchement progressif de la banque à fric, le clan se désolidarise entre eux pour n’exposer que les seconds couteaux.

Le combat pour cette classe politique clanique surtout fainéante et incompétente est maintenant celui de la survie après la tempête qui s’annonce dévastatrice. Quand on voit l’état pitoyable des infrastructures, l’absence d’eau potable, le virus de la corruption qui ne cesse de gangrener la société congolaise comment a-t-on pu supporter cette situation au quotidien pendant tant d’années ? Les citoyens réclament la fin du système clanique.
Les intouchables d’hier deviennent peu à peu des brebis galeuses qu’on livre aux chiens sans remords ni état d’âme.
La vraie question essentielle demeure l’indépendance de la justice. Une justice qui ne tombe pas sous le coup des politiques claniques encore puissantes et omniprésentes dans tous les sphères des institutions judiciaires congolaises.

Pour ne pas tomber sous le coup de la loi sélective, et ne pas subir les affres des juges corrompus, rares sont les médias et les journaux congolais qui osent s’attaquer directement et frontalement aux vrais coupables qui sont pourtant connus et circulent librement dans la ville.
Le problème ne sera toujours pas réglé, car il est géré avec beaucoup d’incompétence, de légèreté, d’approximation et la corruption y est toujours active. Notamment via leur solution : ils persistent à vouloir maintenir les mêmes instructeurs et procureurs qui instruisent les dossiers. Or on le sait fort bien que ces magistrats sont de mèche avec les bandes de fossoyeurs et prédateurs financiers de la république. Cela pue la manipulation, l’excès de zèle et l’impunité.

Nous l’avons maintes fois dénoncé le poisson est pourri de la tête. « On offre au peuple congolais un spectacle digne d’une représentation théâtrale où les vampires côtoient les serials killers. « L’oyotisation » du pays annoncé dans les coulisses est en train de mettre les puzzles en place en s’organisant méthodiquement par l’élimination des personnes gênantes et en s’octroyant toutes les filières d’entrées d’argent du pays. » Seulement cette suprématie n’est qu’une politique illusoire qui commence à s’effriter.

Dans ce paysage politique sassouïssé, tout est possible, tout est autorisé. L’état n’existe plus et les lois sont devenues les tapis imbibés de sang sur lesquels viennent s’essuyer les familles et membres du clan. (1)

C’est tout bonnement qu’on les entend dire qu’il est hors de question de mettre en doute la neutralité de la justice, hors de question de parler de son intégrité, hors de question de parler de justice aux ordres des politiques, hors de question d’évoquer la corruption des magistrats. car ces magistrats sont leurs pions et servent leurs intérêts.

D’ailleurs, il n’y a pas de magistrats corrompus, cela n’existe que dans la tête des citoyens mal intentionnés. Ceux qu’on qualifie, aujourd’hui, d’aigris, de crève la faim, d’opposants, et des activistes qui s’agitent sur les réseaux sociaux.

Ainsi, parler de l’arrestation du Maire OKEMBA et évoquer les nombreux soupçons de détournement qui pèsent sur Christel Denis SASSOU- NGUESSO est risqué et cela s’appelle atteinte aux « Mbochis » comme si Christel SASSOU NGUESSO nourrissait tous les « Mbochis? C’est une atteinte à la liberté de voler octroyée par SASSOU au nom du prétendu avenir des « Mbochis » ?

Parler de Christel SASSOU, Willy ETOKA, Albert NGONDO, Edgar NGUESSO…, ces architectes de la dictature et de la corruption géneralisée au Congo serait risqué. Cela s’appelle mettre en doute l’intégrité de nos hommes d’affaires honnêtes nous dit-on ?

Parler de confiscation de biens ayant appartenu à des paisibles citoyens, sans que l’on sache vraiment comment ces biens ont été acquis, est risqué. Cela s’appelle mettre en doute l’intégrité de paisibles citoyens ou faire de la sémantique sur les Mbochi.

Parler de ces voleurs jugés et condamnés car attrapés en flagrant délit, mais libérés par complaisance judiciaire, est risqué. Cela s’appelle mettre en doute l’intégrité de personnes honnêtes parce qu’ils seraient « Mbochis »

Les juges « Mbochis » sont des gens intègres, dignes de foi, qualifiés, honnêtes et au-dessus de tout soupçon. Maintenant que tout est devenu parfait dans le corps de la magistrature, qu’on nous explique pourquoi cette opération d’arrestation en cours ou les hauts cadres du budget et des finances sont impliqués ? Qu’on nous explique pourquoi certains hommes d’affaires, dont la corruption est de notoriété publique, circulent encore librement. Qu’on nous explique pourquoi des avocats de symboles de l’ancien régime crient sur tous les toits que les dossiers de leurs clients sont vides, alors que ces symboles sont trainés dans la boue par la justice internationale. Qu’on nous explique pourquoi dans un même dossier (celui des emplois fictifs par exemple), on met en prison les uns et pas les autres.

Qu’on nous explique pourquoi les ministres des finances, du budget, se sont trouvés mêlés à cette sordide affaire de corruption et de détournement de fond à la mairie de Brazzaville mais pourtant pas inquiétés? BATTONS NOUS POUR UNE VRAIE JUSTICE. Tout ce cinéma ne produira rien de positif pour le Congo…

Il ne s’agit ni de mettre en doute l’intégrité de la justice, ni de chercher la petite bête aux « Mbochis ». Mais il s’agit de stopper la machine infernale de corruption mise en place par un clan. Ça pue le sauve qui peut et chacun tire la couverture de son côté. Il ne s’agit plus de sauver l’avenir des Mbochis mais celui de ses enfants. Tel a été dès le début le but inavoué de ce système moribond, destructeur et diviseur : le pouvoir pour un avenir égoïste en se servant des autres comme tremplin.

Jean-Claude  BERI

(1)  http://www.dac-presse.com/congo-brazzaville-clan-sassou-pourri-tete/

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