DIASPORA, Editorial, Politique, Société

Quand le pouvoir de SASSOU vacille, la distillation de la peur vient toujours à son secours.

                                                                                                               Par     Jean-Claude BERI

« Il n’est pas de problème qu’une absence de solution ne fasse empirer ». Encore faut-il avoir une solution à proposer et le courage de la mettre en œuvre.

En cette période d’incertitude, d’euphorie contenue à la Libération des prisonniers politiques, le gouvernement congolais joue un rôle de cantonnement et préservation coûte que coûte du pouvoir. Son inaction traduit sa fébrilité et son agacement face aux injonctions de son maitre la France. Il a fallu 23 ans pour que leur lâcheté, égoïsme laissant à d’autres, ou au hasard, ou au destin, le soin de faire à leur place les choix humanitaires et politique qui s’imposaient. Aujourd’hui la France veut la libération des prisonniers qu’elle a largement encouragé la condamnation dans des geôles insalubres. Le peuple congolais renvoi inconsciemment, à l’idée qu’un sauveur religieux ou laïc, arrive toujours à temps. Qu’il se nomme MOKOKO, OKOMBI ou la FRANCE. Seulement ne nous réjouissons pas trop vite C’est aussi à cause d’elle que le pouvoir de SASSOU a implanté ses tentacules assassines dans la société Congolaise. Pourtant elle savait très bien que ce système corrompu n’avait pas d’avenir sans une volonté réelle d’unification du peuple.

C’est enfin à cause de cette même France qui a programmé l’assassinat au moins de deux présidents de la république MASSAMBA DEBAT et MARIEN NGOUABI. Enfin en faisant revenir au pouvoir son agent (SASSOU) au pouvoir, les problèmes s’accumulent qu’aucune réforme de structure n’est amorcée, que l’éducation part à la dérive, que le nombre de jeunes sans formation augmente inexorablement, la corruption est devenue un sport national. Et tant d’autres problèmes que le temps ne règleront pas de lui-même. Ni encore moins la France. Si la France sort de sa cécité politique et prônée une alternance en 2021 et « exigée » la libération des prisonniers politiques comme le réclame depuis fort longtemps Madame MUNARI.  « Pas d’élection en 2021 sans libération des prisonniers » dixit Munari Claudine c’est parce que le pouvoir est au dos du mur.

On ne guérira pas le Congo par le seul faut de la libération des prisonniers. La lutte politique, ce n’est pas une loterie. Si on en reste à faire à chaque fois des transhumances pour des raisons égoïstes, en ignorant la vie des Congolais, il n’y a plus de démocratie. La France est bien capable d’utiliser un autre « agent » pour semer la désolation et la perversion au Congo tout en continuant à tirer profit. Donc, chers compatriotes la prudence doit nous habiter devant de telle annonce et de mesure venant d’un pain qui sort de la même boulangerie.

 Non, l’inaction n’est jamais une solution. Non, se tromper n’est jamais pire que de ne rien faire. Non, la lâcheté, dans la vie publique comme dans la vie privée, n’est jamais porteuse d’avenir. C’est pour cette raison que je recommande la plus grande prudence avec ce pouvoir

Personne n’est dupe j’espère – on observe des stratégies cognitives d’instauration du climat de crainte et l’application méthodique des mécanismes de la peur. Après la découverte des plaies béantes causées par les érosions de NGAMAKOSSO, comme sorti d’un coma épileptique, l’homme du Nord découvre la catastrophe d’une politique incohérente et le caractère inhumain de ce pouvoir. Un certain « Lieutenant MASSON » sort de nulle part se met à conscientiser les populations du Nord à une prise de conscience, c’était trop beau pour être vrai.   De même après un voyage à Paris le semaine dernière Mr SASSOU ne s’est pas gêné de louer un avion dont « l’heure de vol serait facturée environ 70.000 dollars US (63.800 euros) selon les chiffres couramment évoqués par la presse, qui n’ont pu être confirmés de source indépendante par l’AFP. Cela placerait le coût d’un aller-simple Brazzaville-Paris à quelque 500.000 dollars (456.000 euros). » (Figaro) laissant les fonctionnaires sans salaires.

Certainement que SASSOU ne s’attendait pas à ce remontage des bretelles par l’Elysée par le truchement de Mr LE DRIAN. Dans les coulisses on murmure que MACRON aurait exiger de LE DRIAN de parler avec fermeté à son pote. Ainsi ce pouvoir serait mis à sa place de guenille.

SASSOU accuse le coup mais n’est pas fini pour autant. Toujours dans sa stratégie de diviseur, souvenez-vous des « BAKONGOS MA BOMI MARIEN » maintenant on nous sort « BA MBOCHIS YA OYO MA LINGUI BA BOMA PIERRE NGOLO MBOCHIS D’OLLOMBO » Ne vous n’y trompez pas c’est la pure distraction. L’enjeu pour Sassou c’est amplifier de nouveau « le TOUT SAUF LE SUD »

Toutes ces gesticulations NGOLO-NGAKALA-KIKI-et autres   ne riment à rien.  C’est SASSOU qui tient la barre. NGOLO n’est qu’un poids plume devant SASSOU. Ces divergences sont dans l’ADN du PCT. Souvenez-vous des divergences conservateurs et réformateurs qui ont fini par sacrifier LEKOUNDZOU. Après c’était la fête à OYO ou tous ces caciques se sont retrouver pour resouder le pouvoir.

Mais sans être un grand visionnaire, on peut supposer qu’il sera extrêmement difficile de faire converger les principaux opposants et les autres vers l’objectif essentiel. Pour construire la future alternance au système Sassou, le peuple congolais doit s’appuyer sur des leaders d’opposition fiables. Cela est possible par un débat politique de fond qui réunit tous les opposants au régime actuel. Cette opposition est sommée de sortir de son mutisme, en abordant sur la place publique les vrais problèmes de société, c’est-à-dire l’avenir du Congo Tout en évitant la corruption excessive du clan SASSOU pour ajouter de la division à la bataille des égos afin de multiplier les candidatures de dernières minutes. Le rassemblement de l’opposition demeure la clé du succès.

« Il n’est pas de problème qu’une absence de solution ne fasse empirer ». Encore faut-il avoir une solution à proposer et le courage de la mettre en œuvre.

Jean-Claude BERI

 

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