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Quand Sassou exploite l’église catholique à ses fins bestiales !!

INAUGURATION DE LA CATHÉDRALE D’OYO

Par :  Jean-Claude BERI  

Que vous faut-il de plus pour comprendre la nébuleuse mafia qui navigue autour de la domestication du peuple congolais par le pouvoir sassouïste. Un éminent homme de Dieu que le Congo ait connu, le premier Cardinal que notre pays ait pu compter parmi ses hommes d’églises envoyés pour éclairer la lanterne du Congo a été  assassiné sauvagement par cette bande de féticheurs qui se moquent du peuple aujourd’hui.

J’accuse l’église catholique du Congo-Brazzaville d’avoir vendu son âme à Satan

Nous sommes passés des pleurs au pardon et du pardon à l’humiliation. Ce respectable homme de Dieu, le Cardinal Emile BIAYENDA, n’a jusqu’alors jamais bénéficié d’un pardon  national en vue de sa réhabilitation (pourquoi pas sa béatification). Sa sculpture a été bafouée, enterrée comme un chien errant et ses restes ont été profanés pour assouvir la soif fétichiste d’un homme. Aucune reconnaissance nationale digne de ce nom n’a été opérée par ses assassins qui continuent leur opération d’humiliation et de dénigrement de l’Eglise catholique du Congo-Brazzaville. Le Cardinal Emile BIAYENDA ne mérite-t-il pas une basilique ou une cathédrale  digne de ce nom ?

Je lui accorde (à Sassou) le droit d’honorer sa fille disparue,  ce qui est une des valeurs intrinsèques bantoues. Les morts méritent tout notre respect, car toute personne humaine doit être respectée: c’est une question de dignité, principe fondateur de toute civilisation digne de ce nom.

Seulement là où le bât blesse, c’est de voir la bestialité de ce pouvoir inique qui écrase les autres pour survivre,  imposer une vision complètement décalée de la société congolaise. Ce projet macabre qui tente de sacraliser une personne dont la moralité et la générosité n’est reconnue que par ceux qu’elle a servi et rendu service dans le processus du coup d’Etat qui a ensanglanté la nation congolaise.

Qui ignore que la participation active d’Edith SASSOU dans le coup sanglant de 1997 qui a ramené son monstre de père au pouvoir est avérée?  En quoi doit-t-on honorer sa mémoire au point d’en faire un événement national ? SASSOU tente d’encadrer sa bestialité humaine, par la constitution d’une société régie par des systèmes de valeurs iniques, des règles rétrogrades, par des hiérarchies claniques et absurdes pour garantir la pérennité du projet de maintien du pouvoir à vie d’un clan nauséabond. 

Qui honore aujourd’hui, la mort de  YOULOU Fulbert, MASSAMBA DEBAT, Marien NGOUABI et beaucoup d’autres citoyens qui se sont sacrifiés pour le bien-être du Congo ? N’ont-ils pas droit ne fusse qu’une petite case de reconnaissance pour permettre aux congolais d’avoir  ce droit d’aller les vénérer pour service rendu à la nation ? 

Il se trouve que ce pouvoir choisi sciemment ses éléments de base pour donner l’illusion de construire une civilisation qui combat la barbarie. Alors qu’il est lui-même un pouvoir barbare qui déshumanise la personne humaine, qui se fonde essentiellement sur la violence, qui classifie les bons du mauvais selon des critères abstraites complément personnel et non consensuel. Le peuple peut être impunément embastillé, emprisonné et surtout se laisser massacrer, affamer, pour cette église catholique du Congo, c’est un non événement .  L’important est que le roi d’Alima construise des églises en l’honneur de sa fille. Ce raisonnement de l’Église catholique du Congo-Brazzaville est aux antipodes des aspirations chrétiennes car elle cautionne là un raisonnement qui puise ses sources dans le plus profond des abîmes de la société tribale barbare. L’armée, l’Église,  n’est pas au service d’un gouvernement, de parlementaires et de sénateurs corrompus, elle est exclusivement au service de la Nation, du pays. l’église n’est pas tenue d’obéir aveuglément au pouvoir en place, quand celui-ci trahit la Nation et le peuple.

Au-delà de l’âge, un individu qui a accompli quelque chose de grand pour le groupe social, mérite un niveau de respect plus haut : un sauvetage, une contribution politique sous la forme d’une participation à une mandature, une découverte scientifique, une association humanitaire, toute participation significative à la vie intellectuelle de son pays, la transmission de la culture, etc… A ce titre, l’église catholique du Congo-Brazzaville ne devrait-il pas se battre pour solliciter la reconnaissance suprême du Cardinal Émile BIAYENDA.

J’accuse l’église catholique du Congo-Brazzaville d’avoir vendu son âme à Sassou-Nguesso, le représentant du diable. L’église joue avec les émotions des Congolais. Elle ne fait pas son travail de conscientisation en profondeur sur la bestialité comportementale de SASSOU. Cet homme qui a désarticulé, déstructuré et qui a surtout inoculé le venin du tribalisme et de la perdition au Congo en octroyant les droits de la perversion aux multiples églises de réveil qui pullulent au Congo-Brazzaville. Il construit une église dans un patelin bourré de féticheurs où la majorité ne croit pas en l’église. Où est le sérieux ? L’église ne se mêle pas de la politique, nous dit-on mais en écoutant la plaidoirie de Mgr MONSENGWO, on perçoit bien une analyse à deux vitesses entre ses déclarations sur la situation de Kinshasa et sa sortie médiatique à OYO. Comment ne pas être consterné devant tant d’hypocrisie de la part du Cardinal MONSENGWO, ancien Archevêque de Kinshasa, et Monseigneur MIZONZO, Président de la Conférence épiscopale du Congo Brazzaville qui ferme les yeux devant la souffrance de tout un peuple. Il est à noter que le Cardinal  MONSENGWO n’a plus de responsabilité officielle  au sein de l’Eglise , à quel titre s’est –il permis de telle déclaration inacceptable ? Quant à Mgr MIZONZO, il ne fait que confirmer l’ambiguïté de l’Eglise catholique avec le pouvoir de sassou. Bardé de voiture de luxe et autres avantages matérielles gracieusement offert par SASSOU, Mgr MIZONZO nous a récité  le nôtre père à la mode OYO en guise de remerciement, pauvre Eglise !!!

N’est-ce pas là le devoir de l’Église catholique de défendre le peuple devant des prédications nuisibles ? 

Lorsque cette même église accompagne Sassou dans sa bestialité au nom de la foi tout en faisant semblant d’ignorer les revers de cette mascarade n’est-elle pas complice? Cette bestialité de SASSOU qui voudrait qu’on accorde «une forme de béatification» à sa fille, pourtant il condamne sans rechigner à 20 ans d’emprisonnement MOKOKO et OKOMBI. Le pardon à deux vitesses. Les hommes d’églises, ignorent-ils que ces procès n’ont jamais été l’expression du droit, mais de l’abus d’un autre droit venu du bord d’ALIMA ? Pourquoi honorer de votre présence, de votre statut à cette célébration d’une personne qui a contribué à assassiner les congolais sans exiger ne fusse que notre éminent Cardinal puisse être honoré au même titre ? Je ne suis pas Dieu, mais j’aimerais comprendre quel bienfait  EDITH LUCIE SASSOU NGUESSO a rendu au peuple congolais,  si ce n’est qu’a son père ?

Autant je peux comprendre la présence de Dominique STRAUSS-KHAN et autres mercenaires politico-financiers habitués d’aller se servir à OYO pour garnir leur compte en vendant des services criminels et autres projets de déstabilisation du Congo, mais la présence de l’Eglise catholique m’intrique au plus haut point.
À quand une église catholique congolaise pour le peuple et non pour accompagner Sassou dans sa bestialité  ?

Jean-Claude BERI

Activiste , lanceur d’alerte

 

 

 

 

 

 

Quand la curaille se met à raisonner comme les prêtres du 16 e siècle en Europe médiévale ….Pas étonnant que les africains s'orientent de plus en plus vers les " Eglises de reveil " et les " sectes mystico-religueuses"

Gepostet von Marion Michel Madzimba Ehouango am Montag, 11. März 2019

Un commentaire

  1. L'Eglise et les Prêtres de la Honte

    Le Congo est dirigé par un tyran et du coup le pays est devenu une proie facile pour l’europe et l’occident, car les Congolais ont perdu toute notion de nationalisme et patriotisme.
    Sassou le grand tyran d’Afrique exige tout simplement de ses sujets l’obéissance qui ne raisonne point, et la soumission qui se tait parce qu’il sait que ce n’est pas le pouvoir qui l’a corrompu, mais plutôt la peur ; la peur de perdre le pouvoir…..
     »Vous brûlerez tous en enfer »

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