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Le « salongo » de MOUAMBA , une bonne fausse initiative.

Le « salongo » de MOUAMBA , une bonne fausse initiative.

Par :      Jean-Claude BERI

« Le vrai salongo se fait dans la tête pas devant les caméras désherbant deux ou trois tiges insalubres… »  JCB

Lorsque MOBUTU SESE SEKO rencontra le grand timonier de la révolution culturelle chinoise MAO TSE-TOUNG, il ne s’attendait pas qu’il allait être influencé par la révolution culturelle chinoise. En effet de retour au ZAIRE, MOBUTU officialisait fin 1972 l’idée de mettre les zaïrois au travail. Le SALONGO est né (a ne pas confondre avec le quotidien SALONGO). Pris dans la ferveur de l’époque de la révolution culturelle de MOBUTU , le SALONGO était considéré comme un indicateur de lutte contre l’insalubrité urbaine. Au regard de ce qu’a été le SALONGO de MOBUTU peut-on que la récupération de cette idée par le premier ministre du Congo-Brazzaville, Clément MOUAMBA soit une bonne idée ?

Après plusieurs années d’insouciance et de comportements dangereux, l’humanité s’est réveillée en ce début du 21 e siècle avec un nouveau défi : la protection de l’environnement pour préserver sa survie en étant en harmonie avec ce qui l’entoure. Longtemps délaissé le concept de l’environnement monte de plus en plus en puissance à tel point que plusieurs scientifiques plongent désormais sur ce phénomène foudroyant afin de tenter d’en apporter les solutions sécurisantes. Si l’Europe et l’Amérique ont déjà pris une longueur d’avance dans la prise de conscience, l’Asie et l’Afrique traînent encore le pas malgré quelques tentatives de réveil de conscience observées çà et là.

  Au Congo-Brazzaville, la situation n’est guère brillante. Les causes de ce réveil tardif sont multiples et variées dépassant à mon sens le cadre purement de la seule responsabilité de l’autorité de l’Etat. La misère, les comportements à risques, la culture et l’absence d’une réelle information en la matière sont autant des freins à la prise de conscience. Les congolais habiles en matière de rejet de leurs propres responsabilités trouvent parfois trop facilement le coupable de leurs maux en la personne morale qu’est l’ETAT. Systématiquement l’état est le responsable de leur mal être lorsqu’on est défaillant dans la maîtrise de ses propres actes.

Le retour en grâce du SALONGO ne peut être la solution globale aux problèmes d’hygiène et d’insalubrité environnementale au Congo-Brazzaville Car le problème est posé dans le mauvais sens Vu la progression de l’insalubrité au quotidien, les activités du SALONGO DE MOUAMBA ressemblent à un coup d’épée dans l’eau.

D’autant plus les congolais multiplient les comportements dégradants, 20 ans après le retour sanglant au pouvoir par les forces du mal, les villes de Brazzaville et Pointe-Noire sont loin d’avoir atteint un minimum de salubrité requise pour des villes modernes. La crise actuelle est un prétexte pour les autorités municipales paresseuses et incompétentes qui se désengagent totalement de leur mission de garantes de la protection de l’environnement. Devant la poursuite des actes dégradants de l’espace environnement, la responsabilité de ces autorités est bien sûr engagée.  On ne changera pas la mentalité des congolais par des show politique maquillé en SALONGO.

Mais seulement, il est important de rappeler que les populations doivent elles-mêmes garantir un service minimum des lieux où elles passent la plupart de leur temps au quotidien. Prenons-nous même le sens du danger qui guette l’ensemble de la population citadine devant la prolifération des déchets ménagers. Avec la saison des pluies approchant, nous rappelons aux populations de veiller à un minimum de respect des conditions de salubrité pour préserver nos vies.

Il serait plus judicieux c’est de mettre en place plusieurs pistes efficace a long terme entre autre ; « un programme d’urbanisation national guidé par un Conseil d’orientation devrait avoir pour mission d’apporter aux politiques (gouvernement et Ministères) les solutions les plus efficaces pour le logement mais également pour les villes et l’aménagement des territoires. » comme l’a suggéré Mr Roger NDOKOLO
Président du parti du centre “UNIRR“ (Union pour la Refondation Républicaine in « Quelle politique du logement au Congo-Brazzaville ? » à lire sur Dac e news

Depuis sa création en 1880, Brazzaville qui à l’origine n’était qu’un village de pécheurs, se construit de façon désordonnée, sans un plan local d’urbanisme et sans architecture imposante. Les différents Maires qui se sont succédées à la tête de la ville n’ont pu y remédier. Cette absence de cohérence d’urbanisme ou de plan local d’urbanisme n’a affecté ni les différents Maires des grandes villes du  Congo, ni le Gouvernement de la République. Ces maux se traduisent présentement par l’absence d’assainissement, d’insalubrité publique, la non-maîtrise du foncier. Actuellement l’environnement de Brazzaville est impropre Que  peut apporter en terme  de changement ces opérations de SALONGO si ce n’est que des coups médiatiques e et financiers en plus ?

Sans vouloir entrer dans un débat contradictoire avec Mr MOUAMBA avec son idée rétrograde. Le vrai salongo se fait dans la tête pas devant les caméras désherbant deux ou trois tiges insalubres…

Nous réitérons notre proposition car nous souhaitions voir un congo qui gagne

– tout congolais qui vend une parcelle lotie ou tout bien immobilier doit préalablement proposer cette vente à la mairie pour en faire un bien d’utilité publique. la mairie doit donner une suite à cette vente sous 30 jours.

– en l’absence d’une préemption de la mairie sous 30 jours, le vendeur du bien immobilier rendra la proposition publique.

 – la construction des habitations modernes à loyers modérés.

–  le remplacement ou la réhabilitation des latrines privées normalisées, accompagnées de puisards destinés à l’évacuation des eaux usées permettra d’améliorer de manière significative l’hygiène corporelle tout en contribuant à assainir le cadre de vie familiale. la construction des égouts permettra d’éviter :

– lutte contre l’insalubrité et la collecte des déchets

–      la majorité des épandages d’eaux usées et d’excréments sur les sols des parcelles et des voiries publiques ;

–  la pollution des sols et des eaux souterraines ;

–  la dissémination des germes responsables du paludisme, du choléra, de la fièvre typhoïde, des amibiases et autres maladies.

La liste est non exhaustive….

L’exécution de ces programmes engendrera pour des décennies des emplois pour les jeunes

La municipalisation n’ayant rien apporté de satisfaisant, ce n’est que dans un plan local d’urbanisme bien élaboré que Brazzaville affichera un visage attrayant, neuf, sécurisant et touristique.  ainsi nous demandons ici à tous citoyens congolais ou étrangers aimant notre belle ville, aux investisseurs, aux donateurs et personnes sensibles à la tragédie que vivent les citoyens dans nos quartiers de nous contacter pour qu’ensemble nous mettions en marche le Purub : plan d’urgence pour le renouvellement urbain de brazzaville.

http://www.dac-presse.com/congo-brazzaville-environnement-a-prise-de-conscience/

Jean-Claude BERI

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