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Sassou-Nguesso doit partir du pouvoir au Congo-Brazzaville.

Sassou-Nguesso doit partir du pouvoir au Congo-Brazzaville.

Par :  Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Jamais dans l’histoire de notre pays, un homme n’a tant cristallisé sur sa personne une haine incommensurable. Sassou-Nguesso est le problème du Congo-Brazzaville et il n’en peut être la solution. Aux grands maux, les grands remèdes !

Manipulateur hors pair, il a su se hisser au sommet de l’État congolais pour imposer à son peuple le confinement que le COVID-19 vient de mettre à nu.

Mauvais stratège, bourru, il a toujours usé de la force, des représailles, de récompenses et de la mort pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir. C’est la politique du bâton et de la carotte que certains intellectuels congolais subissent comme des éléments serviles et dociles. Les idéaux ont laissé place à l’enrichissement effréné devant un tableau de pauvreté.

Le Congo-Brazzaville est devenu un taudis. De la malgouvernance, se succèdent des effondrements de viaduc, des érosions, des éboulements, des délabrements des infrastructures, de la violence gratuite et quotidienne des paisibles populations, sans que cela ne viennent ébranler les sinistres conseils des ministres rébarbatifs dont ne sortent rien pour le peuple congolais, aux dires de certains d’entre-eux. La coupe est pleine !

La pandémie du COVID-19, succédant à la catastrophe du 04 mars 2012 et à la gestion de l’épidémie d’Ébola, aurait pu faire émerger un semblant de savoir-faire du gouvernement congolais. Mais que nenni ! C’est le jour où « le pays est agressé » que l’on nomme le Chef d’état-major afin de conduire la bataille. Autant dire que cette dernière est déjà perdue. Gouverner c’est prévoir. Mais au Congo-Brazzaville, le leitmotiv c’est l’improvisation dont nous sommes les champions du monde, en y ajoutant le manque de transparence dans la gestion des affaires publiques notamment en, dissimulant la dette publique, ce qui fait de note pays un État voyou.

Le mal congolais a un nom, Sassou et son système qui incapables de diriger le pays d’à peine quelques millions d’âmes, préfèrent parader dans des berlines de luxe, s’offrir des villas à l’étranger, empiler et compiler des maitresses au point d’avoir une progéniture qui sera le seul legs qu’ils feront à la nation congolaise. Pour le reste c’est le néant.

Les récentes turpitudes dans le Pool ne sont qu’un éternel recommencement et nous savons tous que la ficelle est grosse pour nous laisser émouvoir par ce genre d’ineptie. Ils usent toujours des mêmes méthodes pour terroriser cette contrée de la république dépourvue de tout pour donner l’impression d’asseoir leur supposée suprématie. A vaincre sans péril, l’on triomphe sans gloire. Mais est-ce logique de faire la guerre à ses frères et sœurs, pères et mères, enfants et petits-fils, du seul fait de ne pas vivre dans la même partie du territoire national ? Nous aurions tort de sous-estimer la bêtise humaine.

Le monde entier à travers la pandémie du COVID-19 compte des morts et cela est douloureux pour cette première pandémie du XXIème siècle. Certains systèmes de santé que nous croyions performants s’effondrent et montrent leurs limites du fait des choix hasardeux de leurs dirigeants ayant privilégié le capital au détriment de l’humain et de la santé.

Au sortir de cette pandémie du COVID-19, d’autres choix de société s’offriront à nous. Ne sommes-nous pas déjà à la fin de la mondialisation à tout va avec la fermeture des frontières, le repli sur soi, l’Italie abandonnée par l’Union européenne pour le chacun pour soi au début de la pandémie ? De l’humanisme ou de la dictature émergeront de l’après COVID-19.

La crise économique qui s’annonce va mettre à mal les États comme le Congo-Brazzaville qui ont été pendant des lustres incapables de diversifier leur économie et ne comptant que sur le pétrole dont ils ont usé et abusé. La chute du prix de l’or noir est un coup de massue qui annonce des lendemains difficiles pour nos compatriotes. Déjà, lorsque les cours du pétrole étaient au plus haut, seule l’oligarchie au pouvoir en profitait et redistribuait des miettes aux courtisans et au peuple congolais sous forme de dons.

Sentant le vent tourné, Sassou-Nguesso qui n’en a cure de la santé des Congolais, sort son armada avec sa soldatesque pour une fois encore terroriser le peuple du Pool sous des fallacieux prétextes de coup d’état. Qu’il sied à ce monsieur de comprendre que le Pool est comme le roseau qui plie mais ne rompt pas. Le Pool n’existe pas qu’au Congo-Brazzaville mais aussi en dehors, et il serait difficile de tous les exterminer dans les différents coins du globe dans lesquels ses ressortissants se trouvent. Tel un phénix, le Pool renaîtra toujours de ses cendres. Que cela soit entendu et compris une fois pour toute.

En premier, il y a lieu de savoir qu’avant d’être des ressortissants du Pool où de quelques régions que ce soient, nous sommes tous d’abord des Congolais et en cela avons les mêmes droits et devoirs. Le Pool ne servira plus jamais de bouc-émissaire pour toutes vos exactions devant votre incapacité à gérer la république.

Certains de vos Amiraux qui n’ont jamais mené une bataille navale ont avoué publiquement « avoir tué dans le Pool et que le ciel n’est pas tombé ».  À défaut de ciel, le moment venu c’est la foudre qui  s’abattra sur eux  car les crimes sont imprescriptibles et chacun devra répondre devant le peuple congolais de ses méfaits.

En tant que Président de la république, monsieur Sassou-Nguesso est disqualifié depuis longtemps en ayant fait du Congo-Brazzaville la risée du monde entier et entraînant avec lui le boulet de dictateur qui lui va à merveille.

Condamné pour crimes contre l’humanité, Hissen Habré a été élargi au Sénégal pendant cette période de pandémie. Aveugle, sourd et muet, monsieur Sassou-Nguesso détient dans ses geôles des prisonniers politiques à l’instar de Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa pour ne citer qu’eux. De quoi a-t-il peur pour les sortir de l’enfer sur terre dans lequel il les a sciemment mis ?

La réponse est que le système est à bout de souffle. Le lion a perdu ses dents et les couteaux s’aiguisent dans son entourage pour prendre sa place. Comme un dernier baroud d’honneur, un dernier rugissement, il s’attaque aux plus faibles comme à son habitude.

Aux démocrates, aux républicains, à la société civile, au peuple congolais, il est plus que temps de dire NON à ce système qui nous oppresse. Sassou et ses sbires  veulent le perpétuer en nous plaçant  une autre marionnette, qui fera du Sassou à la place de Sassou, afin de préserver les biens mal acquis en leur possession. Tout système a une fin et nous nous y approchons. Il ne tient qu’à nous tous réunis de le chasser du pouvoir car la survie de notre nation du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest en dépend. C’est en Congolais que nous devons agir en laissant de côté  les étiquettes superflues qui nous collent à la peau.

Si monsieur Sassou s’attaque aux habitants du Pool, il s’attaque à tous les Congolais. Et en cela comme un seul homme nous disons NON.

La mauvaise gestion de la pandémie du COVID-19 au Congo-Brazzaville doit être le dernier méfait de cette classe politique corrompue. Les traîtres, il y en a partout au Congo-Brazzaville et il n’y a pas que le Pool qui en a le monopole. Ceux qui ont préféré les lambris dorés de la république et trustant les postes de responsabilités au lieu de travailler pour le peuple sont proportionnellement moins nombreux au Pool qu’ailleurs. Qu’à cela ne tienne, cette situation devient intenable avec les balles de sa milice et le tueur invisible qu’est le COVID-19, le carnage au Congo-Brazzaville risque d’être dangereux.

Actuellement dans ce monde c’est chacun pour soi pour sauver son peuple. Les yeux de la communauté internationale ne sont pas braquées qu’au Congo-Brazzaville et tel un filou, monsieur Sassou veut mettre en place son plan d’extermination du Pool et d’ailleurs. Quels que soient les circonstances, il n’y a pas de trêve de confiseurs avec monsieur Sassou car seul compte son plan de transformation monarchique de la république du Congo. Tant qu’il restera un seul Congolais, ce plan ne se fera pas car le Congo de nos ancêtres demeurera un et indivisible.

C’est le chant du cygne pour eux et la lueur d’espoir pour nous.

C’est Alain Grandbois qui écrivait : « La volonté ne peut rien sans l’espoir. L’amour sans l’espoir devient une chose morte. »

Au peuple congolais de se reconstruire dans la fraternité.

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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