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SASSOU nomme les chiens de garde de Christel pour sécuriser son ascension au pouvoir.

SASSOU nomme les chiens de garde de Christel pour sécuriser son ascension au pouvoir.

 

Par   Jean-Claude BERI

Jean-Claude BERI

Les affaires se succèdent à un rythme médiatique ou alternent le poison des affaires, un mysticisme inquiétant, le décès suspect des collaborateurs, la gronde de l’armée et les nominations contestées apportent son lot de série de mauvaises nouvelles qui annoncent mal la fin d’un régime qui se noie dans sa propre merde.

Comme nous l’avions annoncé dans nos précédentes publications, Denis Christel SASSOU NGUESSO, le ministre qui se voit déjà Président passe à la vitesse supérieure. Les équipes DCSN imposent leur cadence sur le terrain plus loin, en imposant leur champion a tout le cercle du pouvoir et au clan et surtout installées avec la bénédiction de SASSOU père.

Ainsi, après nous avoir servi un bilan désastreux, bien que très critiqué, le pouvoir s’est empressé de verrouiller la machine de guerre au service du Clan des généraux tous du pain sorti de la même boulangerie. Sorte de tigres en papiers nourris par la même mamelle, avec l’appel aux mêmes ressources d’un patriotisme teinté d’un clanisme aiguisé par la lutte pour la suprématie d’un clan. Le même rugissement clanique des identités noyées par l’obsession d’un pouvoir aveuglant, puis rénové sur fond de lutte acharnée contre les libertés fondamentales des congolais entrainant l’appauvrissement accéléré des cultures. Et puis surtout, le même processus de destruction/reconstruction des sociétés introduit par la généralisation de l’impunité, la paupérisation de larges fractions des populations et la « clochardisation » d’une partie conséquente de celle-ci.

Nous avions révélé récemment l’activisme des hommes comme les conseillers officieux, haut placés dans les organigrammes de la République congolaise, travaillent au quotidien avec le cabinet de Kiki. L’un d’entre eux est Wilfrid Obili, ex-conseiller juridique du président Denis Sassou Nguesso et actuel SG du Conseil économique, social et environnemental (CESE) congolais, qui suit de près les procédures judiciaires dites des « Biens mal acquis » en Europe et aux USA, des biens immobiliers que les justices des deux pays soupçonnent d’avoir été achetés via des fonds publics détournés. Obili reste en contact permanent avec Eric Bimbeni au ministère.

Un autre conseiller semble avoir pris une dimension considérable aux côtés de Kiki : Maxime Gandzion. Cet ancien cadre chez Total Gabon, ex-conseiller de l’ancien président gabonais Omar Bongo, travaille pour Denis Sassou Nguesso depuis le début des années 2000. Son carnet d’adresses est rempli de contacts russes, turcs et brésiliens. C’est à lui que l’on doit le séjour de Kiki à Ankara début septembre 2021, juste après la visite parisienne. Outre la visite au patronat turc, sollicité par Selim Bora, ami de Gandzion et PDG de la société turque Summa, très active à Brazzaville, ainsi que quelques hommes d’affaires, Kiki a été reçu le 2 septembre par le ministre des affaires étrangères, Mevlüt Çavusoglu.

L’heure était venue de museler l’armée en plaçant les proches parmi les proches de KIKI au contrôle de ce qui peut être encore qualifiée de FAC (forces armées congolaise). Ces personnes ci-après ont obtenu le grade de général et d’amiral pour avoir juré fidélité et soutien indéfectible à Christel Denis SASSOU NGUESSO et non a la protection et la sécurisation du pays. Ils ont été reçu à OYO, en début du mois de décembre 2021, en conclave pour sceller mystiquement leur alliance et dévouement à KIKI sous l’œil vigilant de son ère qui veille au grain. Il s’agit de :

Serge OBOA, Gervais AKOUANGICKEY GaëtanJean- Pierre OKIBALEBY Euloge Simplice, contre-amiral EBISSOU, contre-amiral NGANONGO René, contre-amiral MPARRA Eugène Aignon, Elie ATIPO et d’André Fils OBAMI-ITOU fils.

Toujours pour semer la zizanie dans la partie Nord du Pays, ces hommes ont été tous choisis de l’axe OYO-BOUNDJI-OLLOMBO. Aussi, vous remarquerez également que les nominations des différents responsables militaires des différentes régions du pays sortent de même terrier. Le but est clair et sans ambiguïté placer les gens qui sont prêts à massacrer avant d’être massacrés.

Que reste-t-il des Forces Armées congolaises ?

Qu’on ne s’y trompe pas ces nominations ne sont pas du goût de beaucoup de nos vaillants soldats républicains qu’il faudrait demain ne pas assimiler à ces hyènes sauvages. C’est un choc : l’armée vient de déclarer, sous anonymat, qu’elle ne reconnaît plus les décisions émanant de la présidence de République. C’est une autre armée parallèle qui contrôle le pays en ce moment. La mise à l’écart de certains officiers jugés incontrôlables, qui portant hier juraient protéger ce pouvoir jusqu’à leur dernière goutte de sang commencent à se rebiffer de plus à l’idée d’être commandés demain par un Christel SASSOU arrogant et totalement inapte comme responsable. Ils seraient aujourd’hui contre ce qu’ils ont bâti avec opiniâtreté. « On n’a pas fait tout ça pour lui ».
Quel est donc le sort réservé à ce pouvoir au moment où beaucoup de régimes africains vivent des scènes rocambolesques ? La question est presque sur toutes les lèvres des populations congolaises qui, pour l’heure contiennent leur colère, jusqu’à quand ? … Ce pouvoir sera-t-il seul contre tous quand on sait que d’un côté, les querelles en interne le fissurent, de l’autre, les opposants continuent à contester la victoire de Denis Sassou Nguesso et exigent la libération de près d’une centaine de personnes incarcérées depuis plus de six ans.
La liesse et les chants guerriers en Mbochis qui ont suivi ces nominations prouvent à suffisance qu’il s’agit de leur armée et non de l’armée républicaine. Ces nouveaux généraux de complaisance qui n’ont jamais combattu aucune force extérieure excepté celle de s’en prendre au peuple ni encore moins assurer la sécurité territoriale, maintes fois violée par les troupes angolaises, ne méritent aucun respect.

A en juger par la brutalité et l’absence de gène de leur réaction, les hauts gradés Mbochis ont visiblement très peur de la démocratie. Mais que redoutent-ils tant ? De perdre leur mainmise sur les destinées du pays ? D’être jugés, un jour, pour les crimes de guerre commis au Pool, ou pour la sanglante répression des manifestants ordonnée à en 2015 ? La réponse est sans doute plus prosaïque. «Follow the money» («suivez l’argent»), dit la célèbre formule du film les Hommes du président. Elle s’applique à l’armée congolaise. En réalité c’est une armée des hyènes qui se trémousse pour parader auprès des leurs chefs ethniques. Tout est juste question de temps, Quand le peuple saura qu’elle est vraiment sa force, vous découvrirez que cette pseudo force de cette armée ethnique  n’est bâtie que sur du sable mouvant.

C’est a nous d’êtres assez matures et sages pour ne pas céder à ces stratagèmes vieux depuis des siècles  » DIVISER POUR REGNER » On perçoit nettement que ce pouvoir est à bout de souffle . Les anciens accompagnateurs du père ne veulent pas suivre le fils.  Qu’a cela ne tienne,  avec l’accord du père , il forme sa propre garde rapprochée qui l’accompagnera jusqu’ a la mort. La fissure est déjà dans le cercle pour ne pas dire que le virus est dans le fruit.

« Forfaiture en préparation :
– Révision de la constitution ce jeudi 6 janvier 20220
– Création poste vice-président, article 157 et nouveau mode de désignation du président de la République au suffrage universel indirect…
Ainsi kiki ne sera pas élu au suffrage universel ,mais par le collège de parlementaires du Pct et ses complices de l’opposition croupion.Le peuple étant mis en marge du processus électoral. »  dixit Marion Michel Madzimba Ehouango

Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national.
On le voit, il n’est plus temps de tergiverser, sinon, demain la guerre civile mettra un terme à ce chaos croissant, et les morts, dont vous porterez la responsabilité, se compteront par milliers.
Aux soldats des FAC , il serait temps de manifester votre courage nécessaire et passer à l’éradication de ces dangers qui nuisent au respect de notre armée. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables. Les constitutions sont maintes fois violées, les casernes sont dépourvues des armes et des munitions au profit d’une frange de soldat a la solde du clan et le ridicule, on nomme des guerriers sanguinaires a des postes important de commandement militaire. Que vous faut-il de plus pour réveiller votre âme de soldat républicain ?

Il n’est plus temps de tergiverser, sinon, demain la guerre civile mettra un terme à ce chaos croissant et évidemment entraîner la déchéance de la nation congolaise. Et sans doute plus de morts, dont vous porterez la responsabilité, en tant garant de la sécurité du peuple. Vous avez le droit avec vous usez-en !!!

Jean-Claude BERI

 

 

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