DIASPORA, Editorial, Politique, Société

Sassou poursuit sa série hollywoodienne de destruction

Par :  Jean-Claude BERI

Cessons de nous plaindre, prenons-nous en mains !!!!

Alors que bons nombres d’observateurs de la politique congolaise attendaient une visite mouvementée de SASSOU à Paris,  le week-end  dernier, beaucoup de congolais se sont allés à leurs habituelles séries d’invectives pour lesquelles sassou n’a pas à rougir au regard d’une opposition qui peine à mobiliser ses troupes. Soumise de façon permanente au syndrome d’un dialogue fiévreux qui la divise, l’appâte et l’humilie, l’opposition, main-tendue, attend tout du détenteur du pouvoir. Elle est entièrement focalisée sur lui et croit que ce détenteur du pouvoir, ce général clanique  putschiste, est la clef de l’alternance politique à laquelle elle aspire.

Pire,  il a réussi  à  rallumer  un contre feu depuis Brazzaville avec l’aide précieuse de Guy Brice Parfait KOLELAS sur un hypothétique dialogue qui s’est répandu à Paris comme une traînée de poudre emportant avec lui les inconstants, les équilibristes, les opportunistes  et les faibles d’esprit  en ventilant  la rumeur d’une rencontre entre la diaspora et SASSOU.

Voilà l’homme qu’on dit être aux abois qui manie de mains de maître une opération  dévastatrice au sein d’une diaspora dont il sait être le psychopathe mal aimé.  Entouré de ces fidèles tous plus sanguinaires les uns que les autres, SASSOU a réussi son séjour à Paris dans la sérénité.

Après l’échec d’un dialogue avec la diaspora congolaise de France, l’Ambassade du Congo-Brazzaville en France a été vandalisée par « les éléments de la garde rapprochée du manipulateur infatigable  » dans le but de faire endosser les responsabilités de ses attaques aux congolais de la diaspora.  Par contre la diaspora, elle, est divisée encore de plus belle étalant ses fissures béantes comme d’énormes fossés infranchissables.

Les antivaleurs selon SASSOU NGUESSO, c’est taisez-vous, nous, on bouffe !!

Pourquoi prendre des gants, SASSOU, reste dans sa logique dévastatrice comme les années précédentes, il suit sa série hollywoodienne de destruction. L’homme du 5 février baptisée l’homme de paix. Et pourtant la mort et la désolation est partout au Congo. L’homme des actions concrètes transformées en tueries de masses. L’homme de l’espoir devenu le célèbre  bourreau du génocide lari. L’homme de l’émergence économique devenu le mendiant international ayant précipité le Congo dans un fossé économique abyssal. La seule réponse de ses détracteurs c’est qu’il est aux abois, il est fini…. Nous répéterons ce refrain jusqu’à l’infini tant que ne prendrons pas d’autres mesures de coercitions.

Rassurons ceux qui combattent SASSOU avec des illusions pleins la tête que le psychopathe de MPILA a plus de complice dans nos rangs et surtout au niveau international qui feront encore tout pour préserver son fauteuil. La diaspora a raté une occasion de montrer sa pugnacité et sa détermination à faire fléchir un pouvoir pourtant dit-on vacillant.

SASSOU a mis en place un système très bien huilé et tout à fait cohérent qui n’a rien à envier à celle de la gestapo tant les méthodes d’infiltration et de soumission n’ont d’égale que la puissance de la manipulation corruptible qui au centre de tout ce système.   L’alternance étant confisquée à travers un « fonds » de collaborateurs (civils et militaires) que le dictateur utilise pour manipuler tout le système qu’il soit social, économique et financier. Il faut donc saper ce « fonds » car c’est de lui que le dictateur tire sa capacité à se maintenir. Ce fonds d’individus, rampants, corvéables à tous les échelons de l’Etat sont identifiables et identifiés.

Conscient de la faiblesse économique d’une diaspora affaibli par les dissensions internes SASSOU a mis place en FONDS FAMILIAL DE CONSERVATION DU POUVOIR pour distiller des sommes d’argents soutirées illégalement du trésor et diverses trésoreries étatiques pour alimenter son réseau dormant de complice et pseudo opposant quand il veut et au moment il veut. La direction de ce FONDS est composée par les membres de la famille ou du clan dont lui-même assure la désignation : Denis Sassou Nguesso, Okemba Jean Dominique, Jean Jacques Bouya,  Emmanuel Yoka,  Gilbert  Ondongo.

Le cas MAKOME et sa petite bande qu’on a vu déferler la chronique la semaine dernière ne sont pas les seuls poissons tombés dans la niasse des corrupteurs de MPILA. Ils sont encore nombreux tapis dans l’ombre attendant leur activation par leur maitre nourricier.

Pour perdurer au pouvoir Sassou a toujours appliqué une politique à la stalinienne tout en s’octroyant des services des hommes sans valeurs si sens de l’éthique républicaine qui d’ailleurs ont prouvé leur incompétence par une gouvernance chaotique.

Des contestations qui s’élèvent partout dans le pays,  sans un réel personnage catalyseur au centre,  seront anéanties ou récupérées.

Des pseudo-dialogues sans suite pour distraire les opposants au pouvoir n’est que pure distraction car des personnes qui sont à la manœuvre sont des couteaux suisses et fortement corrompues et aiguisés pour noyer dans le flot de la corruption l’idée d’une vraie revendication populaire. Tous anciens dignitaires ou nouveaux se côtoient la nuit dans les salons feutrés de Paris pour échanger des mallettes contre une trahison éhontée. Le ballet incessant des personnes foulant l’hôtel BRISTOL à Paris en témoigne.

Une seule idée me taraude l’esprit comment peut-on aujourd’hui dialoguer avec le seul coupable de tant d’assassinats, massacres, emprisonnement, tueries de masse, crimes économiques… ? Oui pour le dialogue mais pas le dialogue selon SASSOU.

Les  dirigeants congolais  sont médiocres et ce qui les maintient au pouvoir, ce n’est ni leur intelligence, ni leur intégrité, ni même leur capacité à comprendre ce qu’ils font. Leur médiocrité est telle que leur main gauche ne sait même pas ce que fait leur main droite. Frappés d’une schizophrénie du pouvoir, ils manipulent, se servent et sacrifient tout pour s’y maintenir. Et ils se maintiennent, malgré la volonté du peuple, malgré les cris et les souffrances des opprimés et, contre tout, ils affichent leur arrogance sous le couvert d’une légalité usurpée et d’une légitimité qu’ils n’ont jamais eue.

Ceux qui s’accrochent encore à cette possibilité d’un dialogue fiévreux ont cessé depuis longtemps de croire en la force de la résistance. Leur conviction s’est émoussée au fil des appels à la mangeoire. Leur résistance aujourd’hui a un prix celui de la prédominance des intérêts égoïstes.

Notre indignation ne suffit plus,  le combat politique s’impose, il s’agit de chasser du pouvoir cette oligarchie clanique et manipulatrice. Les solutions existent pour redonner une existence saine et confortablement dans notre pays une fois débarrassé de ce gouvernement de privilégiés qui ne défendent que leurs intérêts.

« Voulons-nous vraiment le changement, un vrai changement ? Si la réponse est non, nous n’avons plus le droit de nous plaindre.
Si la réponse est oui, prenons-nous en mains car nous pouvons le faire. »

A nous congolais, de l’intérieur, comme ceux de la diaspora, le temps de la peur doit être derrière nous. Le temps des grandes mobilisations s’imposent partout dans le pays pour refuser l’ambition gouvernemental de démanteler notre avenir en mille morceaux. N’ayons pas peur des mots, notre avenir commun est en cause. Un choix de civilisation impose que notre action soit juste, visible et proche du peuple.

Toutes les personnes de conscience le savent désormais. Le gouvernement congolais et ses affidés : pseudos opposition, association d’opposition de façade etc.  qui contrôlent un appareil d’État clanique, ont enfoncé au pas de charge toutes les frontières de l’ensauvagement,  installant l’un des pires néo conservatismes que le pays n’ai jamais connu, n’hésitant pas à puiser sa semence idéologique dans les pires caniveaux  de la corruption, de l’ethnisation des postes stratégiques, tout en voulant déchirer, cela va de soi, les dernières pages de notre lien social national.

 Comme le disait si bien le philosophe   Jacques Derrida  «Plus que jamais, retenons une leçon immuable : pour agir politiquement, il faut penser historiquement.»

 L’histoire nous la connaissons pour avoir été des victimes de ces hommes, de leur politique gangrénée d’antivaleurs. Nous ne retomberons plus jamais dans le passé. L’histoire est là justement pour nous  le rappeler.

Plus que jamais, mobilisons-nous pour montrer qu’une  autre voie est possible. Pas certainement celle qui nous ai imposé.

Il est temps que nous, congolais de la diaspora, entamons la marche vers le retour dans notre pays pour apporter ce message de changement dans le respect de nos principes de paix et de développement. Nos idées rassemblées, notre projet consolidé, le temps de l’action nous tend aujourd’hui les bras. C’est là tout le sens profond de notre action.  Le gouvernement congolais  ne pourra plus nier que le climat a changé et que les tentatives de manipulation de l’opinion n’auront pas suffi à faire triompher sa guerre sociale. Les jeux ne sont donc pas faits. L’Histoire l’exige : personne ne doit faire défaut. Il est temps d’avancer vers le choix qui est le nôtre, celui de l’action et du changement. Il est temps de montrer que nous sommes capables de taire nos différences pour ne privilégier que le Congo. Il est temps de fédérer toutes les forces vives de la démocratie pour la reconstruction.  En un mot,  voici venu le temps de l’action.

Quelques règles à respecter pour opposition respectable.

  • déterminée à exercer son rôle institutionnel avec dignité
  • qui ne transige pas avec le pouvoir par le dialogue
  • qui a les moyens humains et matériels de son action
  • qui ne soit pas minée par l’opportunisme
  • qui sait se différencier par des actes exemplaires sans transiger sur ses principes
  • qui a des leaders qui ne craignent que leur conscience
  • solidaire et sans dissensions sur son but et sa mission institutionnels
  • qui n’intégré pas le tribalisme, le régionalisme et autres vicissitudes, instruments du pouvoir en place, dans sa pensée.
  • non infiltrée par les collaborateurs du pouvoir et ayant une neutralité respectée.

Jean-Claude BERI

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