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Soudan épouse Soudan à Brazzaville

Soudan épouse Soudan à Brazzaville

                                        Par  Lambert EKIRAGANDZO

 

Le fils de François Soudan aurait épousé la fille d’Arlette Soudan Nonault, fille née d’un premier lit. Soudan-fils a épousé la fille de sa belle-mère. En théorie le frère a convolé en de justes noces avec sa soeur. En vérité il n’ y a pas de un lien biologique entre les deux conjoints. Donc il ne s’agit pas de liaison entre un frère et une soeur utérines. Aussi, dans ce cas d’espèce, le tabou de l’inceste n’est pas du tout transgressé.

Au secours Claude Lévi-Strauss ! Comment qualifier cette structure élémentaire de la parenté quand la soeur par alliance est épousée par son frère par défaut ? « Mariage pour tous » ? « Retour totémique à la barbarie » ?

Attendu que Soudan et Nonault forment à la base une famille recomposée le mariage entre leurs enfants respectifs leur donne droit au qualificatif de famille décomposée. On entre, en effet, de plain-pied dans un monde en décomposition avec le sentiment que Gomorrhe est en voie de réhabilitation dans les mœurs et coutumes. Un monde est en train de s’effondrer (Chinua Achebe) avec ces échanges matrimoniaux d’un autre âge où la femme mariable circule au sein de la famille restreinte. Mais depuis La Genèse, en était-on jamais sorti quand on voit l’inceste, la polyandrie, la polygynie, la pédophilie et plusieurs formes de dépravations et de perversions revenir en force et tenir lieu de règle sur fond d’adhésion à des rites ésotériques (genre maçonnerie congolaise du grand Maître local) où les rapports sexuels s’établissent entre personnes de même genre ? C’est, semble-t-il la condition sine qua non pour être coopté maçon au Congo.

CONTEXTE

François Soudan, né dans le Nord de la France, est Blanc de peau. « Soudan qui Mali y pense » disent les Bambara. Arlette Nonault (Nono ? ) Soudan, Bantoue du Nord du Congo, est Noire comme le café de la Sangha. Campant un couple interculturel, interethnique et sous une typologie exogamique, il serait malhonnête, à la décharge des jeunes mariés, de dire que les enfants à naître courent les dangers auxquels exposent génétiquement la consanguinité absolue comme on le voit au sein de l’aristocratie où les unions entre cousins croisés, voire parallèles sont monnaie courante. Ce qui génère des problèmes génétiques considérables.Le dicton kongo « Menga ma mbulu ni ma mboua » n’a pas cours ici. Les chiens ne font pas des chacals.

Alors Exit d’emblée le risque de malformation et de tare biologique lié à l’endogamie, le propre des bâtards nés de parents utérins (issus du même utérus).

SPLENDEURS ET MISERES D’UN COURTISAN

Aussi connu dans le paysage médiatique africain que le loup blanc, François Soudan, vieux routier du journalisme français en Afrique ( il a longtemps bossé pour le canard de Bechir Hamed – Jeune Afrique, a été en poste au Zimbabwe sous Robert Mugabe ) et a beaucoup bourlingué sexuellement avec la chair noire. Correspondant de presse n’ayant pas exercé dans le monde Arabe de Dubaï, ça serait délirant de l’accuser du syndrome actuellement à la mode de Porta Potty ( WC portables de triste mémoire).

Qu’à cela ne tienne. On taxe cependant Soudan de cultiver de fortes amitiés avec des Princes noirs des royaumes africains dictatoriaux. Ses détracteurs le surnomment cruellement le « mercenaire de la rotative ». Même si les chiens ne font pas des chacals, les deux canidés peuvent chasser ensemble. Soudan a fait le choix d’être le Nègre de Sassou. Le constat est que le tandem Sassou-Soudan est mortel pour les progressistes et démocrates africains.

Toutefois, ce serait naïf de ne pas soupçonner notre Loup Blanc de dérives libidinales dans ce « Dubaï sur l’Equateur » nommé Oyo où il va souvent caresser carpe, tilapia et silure avec son ami l’Empereur au point d’y avoir réalisé un mariage mixte avec la nièce du tyran, mariage dont on ne sait s’il est d’amour ou de raison. Penchons pour la première hypothèse car « l’homme est beau » (dirait le rappeur Sam Samouraï). Soudan a craqué pour les beaux yeux de Nono. Et vice versa. Par pour autre chose comme, par exemple une tactique pour Nono de fuir le Congo grâce à l’immunité diplomatique en cas de chute du régime de Sassou dont le couple profite allègrement.

TEL PERE…

Le fils de Soudan (le nouveau marié) est intégralement blanc de peau, ce qui suppose que Soudan a eu une vie antérieure conjugale avant ses aventures africaines où sa route croisa celle d’Arlette Nonault, fille d’un ancien ambassadeur plénipotentiaire de Sassou en poste à Paris dans la décennie 1980 -1990, années noires du début de la dictature.

Selon les langues de vipère, Arlette Nonault, nièce cognatique de Sassou serait également la maîtresse de son oncle de Président. Et la belle-fille de François Soudan, c’est-à-dire l’enfant d’Arlette Nonault serait en fait la fille putatif de Sassou-Nguesso. L’usage du droit de cuissage dont on l’accuse régulièrement et la transgression du tabou de l’inceste dont l’Empereur est coutumier vis à vis de ses filles, nièces et cousines n’est pas simple spéculation intellectuelle.

Sacer, journal congolais en ligne parle d’un prédateur féroce, insatiable, tireur d’élite infaillible. Ses proies habitent un territoire parental en intersection avec le territoire politique de ses ministres, ses députés, ses militaires et ses camarades du Parti Congolais du Travail, sans compter les partis alliés ainsi que ceux de l’opposition. La débauche sexuelle dont on parle ici est un phénomène social total.

Irène Théry, sociologue du Droit, actuellement sur France Culture, dans l’émission « A voix nue » du 16 au 20 mai 2022 parle de famille recomposée, une notion dont elle est la fondatrice dans les années 1972 post-soixante-huitard où la crise du mariage (l’institution du divorce) a donné champ libre à des formes de structures parentales inédites.

La classe politique congolaise, perverse et dénuée d’éthique a fait mieux que Irène Théry en affectant la qualité de la structure familiale. La famille recomposée est devenue famille décomposée ou en décomposition c’est-à-dire une pourriture nauséeuse et nauséabonde ; des mouches et des mains sales. Ca copule à tout-va et à tout vent au sein du clan et du lignage sans tenir compte de la barrière du lien de parenté qui différencie la sexualité animale et celle des hommes.

Famille recomposée, le cas de l’alliance des Soudan et des Nono est un bel exemple de famille décomposée ou en déconfiture du fait de la corruption morale. Le Congo de Sassou a postulé un genre de rapports familiaux et parentaux inimaginables.

Avant sa mort, Edith Lucille Bongo, née Sassou, fit un vœux. Cette fille aînée de Sassou exigea la reconnaissance par le patriarche Sassou de l’entièreté des descendants méconnus jusque-là. Et les bâtards étaient légion. Grâce à cette injonction, on a mesuré le niveau de décomposition des mœurs parentales atteint par le prédateur en chef.

Même son frère et cousin, feu Marien Ngouabi, n’a pas échappé aux effets de la prédation sexuelle de « L’homme des masses ». L’orpheline, la fille posthume du camarade Marien, fruit des entrailles de la veuve Céline, serait au bout du compte l’œuvre d’Otchombé alias « Oloma Niama ». Logique, l’architecture de la représentation n’a pas été possible sans l’aval et donc la présence du véritable père biologique (de surcroit fratricide) quand la prétendue orpheline convola en de justes noces.

La conception familiale est dans cet univers un condensé de mariage morganatique, de sacre et de consécration de roturiers.
On parle ici de mariage durable, construit en respectant les critères de l’impudicité marinée de lubricité dans la cité, car Brazzaville est devenue un lupanar. Roturiers, ils le sont tous puisque aucun membre de cette oligarchie noire n’est à la tête d’une fortune ne faisant pas partie de biens mal acquis. Ce sont tous des chasseurs de dot ; une dot indivisible (les barils de pétrole) détenue par Sassou qui la reprend subrepticement sous forme de droit de cuissage une fois qu’elle est captée par un chanceux : un malheureux chanceux (on va dire). Le patriarche est aussi le Nzonzi, le grand Nzonzi. Il fait et défait les mariages à sa discrétion, à sa guise, selon son bon-vouloir.

MOUEBARA

Pour couronner le tout, la mare au diable vient d’être mâtinée dans un cadre comiquement juridique : la Loi Mouébara. Celle-ci est censée réguler l’opposition des sexes dans le système du mariage et du concubinage. C’est une espèce de Code de la Famille congolaise jamais entérinée par un Référendum. Mouébara est un ramassis d’oukases sortis de la cervelle de moineau d’une certaine Ines Nefers Ingani Bertille, espèce de Pompadour des faubourgs qui est loin d’être un modèle de chasteté, puisqu’elle pratique allègrement la polyandrie.

Si l’Opération (pardon ) la LoiMouébara est appliquée à la lettre, stricto sensu, toutes la classe politique congolaise serait inéligible à la vertu morale et serait en taule, mise à l’amende ou mise hors d’état de nuire. On parle de disqualification d’un ensemble humain (la classe politique) composé de pêcheurs et de vagabonds délictuels de tout genre, en tout genre. Le divorce est pratiquement consommée entre la conscience et la réalité des rapports sociaux entre les sexes. Ces rapports sont de force et basés sur le harcèlement, l’abus de pouvoir, la corruption et la prostitution du corps de la femme vulnérable. Quoiqu’à son corps donnant, la vérité est que frappée par la famine, la précarité et le désœuvrement, la femme congolaise, proie facile, est contrainte à une transcendance sexuelle tarifée.

Sous le format du mariage concurrentiel, on collectionne les maîtresses par des détrônements et des détournements de la femme de l’autre. « Les corps des uns sur les corps des femmes des autres » (chantait Gainsbourg) est un rythme banalisé dans ce pays dirigé par un effrayant dictateur. Sodome est de retour. Gomorrhe aussi.

INELIGIBILITE

Mutatis mutandis, en France, en pleine campagne des législatives, des partis politiques sont obligés de retirer leur investiture à des candidats tombés sous le coup du harcèlement, de violences faites aux femmes, de maltraitance et autres formes de machismes, sous peine de perdre des élections. Ines Ingani, femme fatale avec son Mouébara est loin du compte. En vérité les prisons du Congo seraient remplies de tous les hommes et femmes politiques que compte le Congo puisque l’opération Mouebara est taillée sur mesure pour leur triste personne.

Dans ce pays, plus on verse dans la délinquance des mœurs et la corruption morale mieux on est représenté dans le système de valeur selon le fils de Mouébara.

Lambert EKIRAGANDZO

 

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