DIASPORA, Economie, Politique

Vive l’austérité au Congo Brazzaville !

La pyramide du vol et de la corruption au Congo-Brazzaville

Par :    ALPHONSINE  MIKOUIZA

 

Tout accord signé avec le FMI impose l’austérité dans toute sa splendeur. Nous avons déjà publié ceci : »Avec ou sans l’aide du FMI, la chute est inéluctable. » Qui a bu boira, qui a volé, volera , qui a corrompu, corrompra! Les jeux sont faits.

Quand on dépense plus d’argent qu’on en gagne, on appelle cela « être en déficit ».
Un déficit est donc la somme d’argent qui te manque quand tes dépenses sont plus importantes que tes recettes (ce que tu gagnes). Un État peut lui aussi être en déficit. C’est le cas du Congo Brazzaville à cause ici de la mauvaise gouvernance et des détournements des fonds publics. Cela est même très courant, qu’il y ait un déficit dans certains pays parce que un État doit dépenser beaucoup d’argent pour construire des routes, des écoles, des hôpitaux etc. Dans ce cas, les investisseurs l’aident à combler ce déficit (les banques par exemple), et lui prêtent de l’argent qu’il devra rembourser.
Malheureusement l’argent flambé au Congo Brazzaville n’a pas servi à construire des vraies infrastructures, hôpitaux, écoles etc. qui profitent réellement aux populations. Cf: https://www.lepoint.fr/afrique/panama-papers-congo-le-fils-du-president-sassou-cite-04-04-2016-2029894_3826.php

Le peuple congolais manque même de l’eau potable alors que le pays est assis sur l’un des plus grands bassins d’eau du monde, un pays traversé par l’Equateur. Quand le déficit d’un État devient trop important, les banques sont de plus en plus inquiètes. Elles ont peur qu’il ne puisse pas leur rembourser l’argent emprunté. Les banques exigent alors un remboursement de plus en plus élevées. L’État doit alors essayer de trouver un équilibre entre ce qu’il dépense et ce qu’il gagne. C’est à ce moment-là que certains États décident de solliciter l’aide du FMI. C’est ce que le système dictatorial du Congo Brazzaville vient de faire.

Pour bénéficier de cette aide, le FMI pose souvent des conditions draconiennes.
Le FMI conditionne l’obtention de prêts à la mise en place de certaines réformes économiques visant en principe à réguler la gestion des finances publiques (ingérence financière) et à établir une croissance économique équilibrée à long terme.

C’est la mise en place des mesures d’austérité.
Peuple congolais, attendez-vous à vivre encore plus durement la crise.
Quelles sont ces mesures d’austérité ?

Quand un État prévoit des mesures d’austérité, cela signifie qu’il va faire des efforts pour faire des économies.
Il existe deux moyens pour faire des économies :

1) L’État doit réduire ses dépenses. Cela signifie que le dictateur doit par exemple diminuer le nombre de fonctionnaires, ou leurs salaires. Il peut aussi réduire la construction des infrastructures.
Donc ce n’est pas la peine d’attendre la construction des hôpitaux, des écoles et autres travaux publics de BOUYA.
Va-t-il continuer à acheter les armes pour tuer le peuple congolais ? va-t-il continuer à engager les mercenaires pour ses besoins pour tyranniser les populations congolaises ?
Va-t-il continuer la corruption ? les cleptomanes du clan vont-ils s’arrêter ? Comment ils vont entretenir les groupies, les simbas sacs, les lèche-bottes, l’opposition de façade et tous ceux qui font les éloges du système dictatorial.? il faut bien qu’ils volent quelque part pour continuer à entretenir tout ce monde.
N’oubliez pas que le FMI va faire de l’ingérence financière, donc il y a perte d’une partie de la souverainété du pays. Donc le dictateur ne fera plus certaines dépenses librement comme il a l’habitude avec son fils et son clan. les panama papers, les éléphants blancs, les paradis fiscaux, nous ne savons pas si ça sera encore possible.
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2) L’État peut augmenter ses recettes. Cela consiste à augmenter les prélèvements obligatoires, c’est-à-dire les impôts et autres taxes. Avec la fermeture des entreprise privées, le chômage, il y a automatiquement baisse des impôts et taxes
Il peut également privatiser les entreprises publiques. Mais sur ce dernier point, vous et moi vous savez ce qu’il en est.
Quelles sont les entreprises publiques congolaises encore privatisables pour renflouer les caisses?

Quelles sont les conséquences de l’austérité ?

Elles sont le plus dures pour les populations.
Si l’État augmente les impôts ou réduit certaines dépenses, les personnes et les entreprises voient leur revenu diminuer.
Nous connaissons tous la situation économique du Congo Brazzaville.
Sassou va-t-il réduire le nombre de fonctionnaires ? Où, dans quels services, quelle administration ? L’enseignement, l’armée, la santé, la police …?
Va-t-il augmenter les impôts ? Pour qui ? Les chômeurs, les entreprises qui ferment, celles qui restent et peinent à boucler budget ? Celles gérées par sa famille ?
Que va-t-il faire de la dette intérieure: retard de salaires, retraites, bourses, dépenses de fonctionnement de l’État et d’autres marchés internes etc ?

D’ailleurs beaucoup d’économistes critiquent les mesures d’austérité, parce qu’ils pensent qu’elles accentuent les difficultés de la population au quotidien. Si les gens ont moins d’argent, ils consomment moins et achètent moins de produits. Ce qui n’est pas bon pour la croissance et peut accentuer la crise.
C’est l’histoire de la cigale et la fourmi: « il vaudrait mieux mettre en place des mesures d’austérité quand le pays va bien. quand le Congo Brazzaville avait connu le boom pétrolier. Comme ça l’État pouvait utiliser cet argent pour amortir les effets de la crise lorsque ça va mal ».

DONC à partir d’aujourdhui, les compteurs s’accélèrent pour le Congo Brazzaville. L’issue dépendra de ce que la résistance congolaise compte faire de cette nouvelle donne.
Nous rêvons d’un Congo Libre démocratique et prospère, un Congo Brazzaville débarrassé de ce système ignoble et génocidaire.

EN AVANT !

Alphonsine MIKOUIZA

ALPHONSINE MIKOUIZA

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