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Willy Etoka, le ma­rio my­tho­mane de l’huile au Congo qui fait la honte de l’eth­nie Mbo­chis

Willy Etoka, le ma­rio my­tho­mane de l’huile au Congo qui fait la honte de l’eth­nie Mbo­chis

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Le bi­don d’huile est à 40000 frs et le litre à 2500 frs alors que dans ce pays, un type a trompé tout le monde en se fai­sant pas­ser pour un grand in­dus­triel avec deux usines de pro­duc­tion d’huile à Mo­kéko et Nkayi. Un aven­tu­rier de la pre­mière heure que la réa­lité ac­tuelle sur la flam­bée des prix d’huile vient de dé­mas­quer. Son Eco-Oil ne pro­duit rien en réa­lité si­non que la mise en bou­teille de l’huile im­por­tée de l’ex­te­rieur. Rap­pe­lons qu’il a fait dé­pla­cer De­nis Sas­sou Nguesso et toute la meute d’Oyo lors de l’inau­gu­ra­tion vir­tuelle de son usine de Mo­kéko. Les congo­lais ont en­core dans leur mé­moire les com­men­taires des jour­na­listes de Télé Congo ainsi que les dé­cla­ra­tions du chef de l’État et de sa clique. Des vrais ri­go­los à la tête mal­heu­reu­se­ment du Congo.

Ce ré­cit du jour­na­liste Al­phonse Ndongo dit tout sur la far­ceur de Willy Etoka

NB: De­vrais-je avoir honte, en re­li­sant ma pu­bli­ca­tion du 5 mai 2017, de m’être fait flouer par le bling bling à la congo­laise d’un homme d’af­faires qui

m’a pré­senté une pers­pec­tive mi­ro­bo­lante, en terme de pro­duc­tion mar­gi­nale d’huile de palme raf­fi­née et d’ara­chide made in Congo?

Voici, in ex­tenso, ma pu­bli­ca­tion après que j’ai ren­con­tré Willy Etoka. Ma­koua,5 mai 2017.Fran­che­ment, j’étais tant mu par l’in­té­rêt de vendre le made in Congo. Même Jeune Afrique, Jeune Afrique Éco­no­mie, Éco- Fi­nances, Forbes Afrique…, sont tom­bés dans le même pan­neau. Comme quoi, de grands ca­bi­nets d’ex­per­tise fi­nan­cière et autres groupes de lob­bies savent fa­bri­quer des hommes. J’ai tout com­pris.

WILLY ETOKA, LE GOL­DEN BOY CONGO­LAIS, D’OÙ VIENT SA RI­CHESSE?

IL EST PARTI DE RIEN POUR SE HIS­SER SUR LE TOP 10 DES MEILLEURES FOR­TUNES D’AFRIQUE FRAN­CO­PHONE.

Tel un mé­téore, Wil­fried Etoka a, du jour au len­de­main, pul­vé­risé les re­cords et consti­tué un vé­ri­table em­pire. Riche, jeune et bien ma­rié, il fait rê­ver des mil­lions de congo­lais et fait tra­vailler plu­sieurs mil­liers d’entre eux. Par­cours spec­ta­cu­laire d’un homme qui est parti du com­merce de dé­tail des pneus d’oc­ca­sion de vé­hi­cules à l’agroa­li­men­taire, en pas­sant par le tra­ding pé­tro­lier.

« Cet en­ri­chis­se­ment ful­gu­rant, no­tam­ment le tra­ding pé­tro­lier et l’agro-ali­men­taire , s’est bien en­tendu ef­fec­tué à la fa­veur de ses re­la­tions d’af­faires avec De­nis Chris­tel Sas­sou Nguesso », disent de lui cer­taines mau­vaises langues à Braz­za­ville.  » Je mets qui­conque au défi de me prou­ver que c’est ma proxi­mité avec ce der­nier qui est à la base de ma réus­site! » S’en dé­fend, la main sur le cœur et le cou per­clus d’hu­mi­lité , Willy Etoka.

Reçu par des Chefs d’Etat, il cô­toie aussi des grands hommes d’af­faires et les stars du show- bizz in­ter­na­tio­nal, vole en jet privé, prend son pe­tit- dé­jeu­ner à Braz­za­ville, son dé­jeu­ner à Ge­nève et son dî­ner à Pa­ris. Wil­fried Etoka? L’ar­ché­type du gol­den boy congo­lais. Nous avons dû ava­ler plus de 1000 ki­lo­mètres -de Braz­za­ville à Ma­koua- pour en sa­voir da­van­tage sur un homme qui cultive le culte du se­cret au­tour de ses af­faires.

Forbes Afrique( de dé­cembre 2015), le ma­ga­zine amé­ri­cain le place comme dixième for­tune d’Afrique fran­co­phone – en­vi­ron 500 mil­lions de dol­lars, soit 450 mil­lions d’eu­ros ou 300 mil­liards de francs CFA. Des anec­dotes, confi­dences et autres in­for­ma­tions crous­tillantes.

POST-SCRIP­TUM

Au mo­ment où flambe le prix du litre d’huile vé­gé­tale sur le mar­ché congo­lais voire de la sous-ré­gion Ceeac, où sont les usines de pro­duc­tion d’huile de palme raf­fi­née de Mo­keko, et d’huile d’ara­chide de Nkayi dont me par­lait, sou­rire en coin, Willy Etoka lors de notre en­tre­tien dans un hô­tel à Ma­koua?

Le gol­den boy congo­lais avait pour­tant oc­cupé les feux de la rampe, en s’of­frant les plus hautes au­to­ri­tés po­li­tiques du pays, comme VRP, no­tam­ment à l’oc­ca­sion des inau­gu­ra­tions vir­tuelles, en grande pompe, de ses uni­tés de pro­duc­tion. Les sho­wrooms de Braz­za­ville sont soit fer­més, faute de per­son­nel sans sa­laire, soit ou­verts mais sans la moindre goutte d’huile made in Congo.

Willy Etoka, le mario mythomane de l’huile au Congo qui fait la honte de l’ethnie Mbochis

 

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