Santé, Tribune libre

Santé : La dialyse à pointe-noire, c’est possible grâce à IESHOUAH Santé

 

Santé : La dialyse à pointe-noire, c’est possible grâce à IESHOUAH Santé

Par

Jean-Claude BERI

Malgré les contraintes et difficultés d’installations usuelles, certains anciens membres de la diaspora congolaise osent le pari de rentrer au bercail pour aider les populations congolaises dépourvues de soins de qualité. C’est une démarche performante qui permet aux Congolais de bénéficier des conditions avantageuses et modernes de santé.

Cette démarche est celle opérée par l’un des nôtres en la personne du Dr Jean Christophe DENGO, Médecin Néphrologue et Président-directeur général du Centre de néphrologie et dialyse IESHOUAH Santé, basé à Pointe-Noire.

Pour la communauté Lyonnaise ce compatriote n’est plus à présenter, il a marqué de son empreinte le cœur des Lyonnais par son humanisme et sa solidarité envers les autres. Devant un manque de structures adéquates en matière de dialyse, le Dr Jean Christophe DENGO opte pour un retour au Congo afin de se mettre au service de ses concitoyens. C’est aussi cela le sacerdoce de son métier qui allie l’action comme fondée sur des personnes à l’engagement « extraordinaire », qui portent à bras-le-corps les projets et parviennent à convaincre d’autres acteurs de les suivre. Si IESHOUAH Santé progresse aujourd’hui et fait son petit bout de chemin, c’est par la volonté des médecins qui refusent d’abdiquer.

Qui est IESHOUAH Santé ?

IESHOUAH Santé veut dire « Santé de Dieu ». C’est un centre de néphrologie et hémodialyse dont l’ouverture s’est faite le 27 février 2017, donc depuis plus de trois ans maintenant. Ce centre est spécialisé dans la prise en charge des patients souffrant d’hypertension artérielle, de diabète de type 2 (ou diabète de l’adulte), d‘insuffisance rénale aiguë ou chronique et des maladies du rein et des voies urinaires, etc.

Par son expérience terrain de plus de 6 ans, le Dr Jean Christophe DENGO, rentré définitivement dans son pays en mars 2014, après plus de 30 années passées en France, affirme : l’hypertension artérielle et le diabète de type 2 sont les deux pathologies les plus courantes au Congo-Brazzaville en particulier, mais en Afrique en général. Elles sont responsables d’une morbi-mortalité très importante.

En effet, sans suivi médical approprié, ces patients vont évoluer vers l’insuffisance rénale chronique (IRC) puis l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) nécessitant une prise en charge par la dialyse. Sans dialyse, au stade d’insuffisance rénale chronique terminale, tous les patients décèdent. Le taux de mortalité par insuffisance rénale chronique terminale au Congo est très élevé nous explique le Dr DENGO. Ce n’est donc pas une pathologie à prendre à la légère. Il affirme avec certitude que l’insuffisance rénale chronique terminale tue tous les jours au Congo car le coût de la séance de dialyse reste élevé, les patients n’ayant pas les moyens de dialyser 3 fois par semaine comme c’est la règle partout dans le monde.

Selon le Dr DENGO toujours, le paludisme tue également lorsque le traitement de celui-ci est mal conduit. Toutes les tranches d’âge sont concernées, surtout les enfants mais également les adultes. Les patients développent une insuffisance rénale aiguë par nécrose tubulaire aiguë (NTA) avec ascension de l’urée et de la créatinine (déchets azotés très toxiques pour le corps humain). Quelques séances de dialyse sont souvent et parfois nécessaires pour rétablir la situation à l’état d’équilibre (récupération de la fonction rénale). Malheureusement et très souvent d’ailleurs, selon le Dr Jean Christophe DENGO, la majorité des familles n’arrivent pas à faire face financièrement pour réaliser 2, 3 ou 4 séances de dialyse souvent nécessaires à la reprise de la fonction rénale. Elles vont donc tout simplement perdre un membre de la famille. 

Devant ce constat très accablant, DAC PRESSE suggère que l’État Congolais vienne en aide à des centres comme IESHOUAH Santé qui apportent des soins spécialisés et de qualité à la population congolaise au lieu d’organiser des évacuations sanitaires à l’étranger pour la dialyse, évacuations sanitaires qui reviennent très chères à l’État en terme de coût.

La crise sanitaire congolaise est ancienne. Mais elle connaît depuis plusieurs années, une de ses phases les plus aigües. Le personnel de santé congolais démuni d’équipements et de moyens financiers lance donc un cri d’alarme en direction des Gouvernants. Les patients et leurs familles s’inquiètent et nous demandent par conséquent de réagir face à cette catastrophe sanitaire.

Nous y reviendrons dans nos prochaines parutions

CONTACT : 242 05 552 92 93

Email:  ieshouahsante@gmail.com

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Jean-Claude BERI

 

 

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