Economie, FINANCE, Politique, Société

POLITIQUE ÉCONOMIQUE DU CONGO EN 2023:

POLITIQUE ÉCONOMIQUE DU CONGO EN 2023:

Richard Verlin

Par  Verlin RICHARD  (VR Au Carré)

Un seul indice permet de définir la politique économique du Congo en 2023.
Pour découvrir cet indice il faut savoir lire et interpréter la loi de finances.
Premièrement, le budget d’un État est facile à lire . En un seul coup d’œil on peut lire , par exemple, dans la loi de finances 2023 du Congo que les Ressources budgétaires baissent de – 8,53% par rapport à 2022 et, en même temps les Dépenses budgétaires augmentent de + 2,77% .
Deuxièmement, il va falloir interpréter cette baisse des recettes et cette augmentation des dépenses publiques.
S’agissant des dépenses publiques, il faut regarder les montants alloués à chaque catégorie de dépenses suivant la nomenclature des dépenses publiques.
Dans la loi de finances 2023 du Congo, les dépenses d’investissement sont en hausse de 42,30% par rapport à 2022, c’est la plus forte augmentation de toutes les dépenses publiques en 2023. Les dépenses de personnel augmentent de
7, 12%; les dépenses de biens et services de 11,23% et les dépenses de transfert baissent de -11,96%.
Dans une analyse on interprète les données les plus significatives . Ici , il s’agit :
1- Forte augmentation des dépenses d’investissement (+42,30%)
2- Baisse des dépenses de transferts ( – 11,96%).
Interprétation:
En augmentant les dépenses d’investissement et en baissant les dépenses de transfert, c’est ce qui s’appelle une politique économique de RELANCE PAR L’INVESTISSEMENT.
La relance par l’investissement vise à augmenter les capacités de production et à moderniser la compétitivité de l’économie et des entreprises , une telle relance créée de la croissance donc des emplois et des revenus à distribuer.
Autrement dit , le Gouvernement congolais a considéré que la relance économique par l’investissement était plus efficace que la relance par la consommation.
Ceci est vrai en ayant à la fois les investissements publics et les investissements privés.
Or, si les investissements publics de l’État augmenteront de 141, 500 milliards de FCFA, en 2023. Par contre, aucun soutien direct n’est apporté aux investissements des entreprises du secteur privé. Sans le soutien aux investissements privés( des mesures fiscales , par exemple), les seuls investissements publics ne suffiront pas à créer une croissance économique durable et inclusive. Il est vrai que l’accélération du paiement des dettes de l’État à l’égard des entreprises, principale mesure (100 milliards en 2023) les concernant, constitue un apport de trésorerie. Elle n’est pas liée à des investissements.

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