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Anatole Collinet Makosso, sorti  droit  de l’antichambre du couple présidentiel ne peut incarner le changement

Anatole Collinet Makosso, sorti  droit  de l’antichambre du couple présidentiel ne peut incarner le changement

Par      Jean-Claude BERI

 

Jean-Claude BERI

Malédiction nationale ?  une fatalité ethno-politique ? Non, bien sûr. Pour autant, si réfractaire qu’on soit à de tels raccourcis, le constat s’impose : de la Likouala , sangha au Kouilou, via Djambala, kinkala et Brazzaville, un vent mauvais de régression démocratique balaie le Congo-Brazzaville.

Lorsqu’un pouvoir refuse de faire son auto-critique depuis 37 ans , malgré les multiples signaux alarmant qui décrivent une situation catastrophique sur le Congo-Brazzaville , c’est que les auteurs vont continuer à s’abriter d’un manteau en peaux du sang humain , se boucher les oreilles et s’obstruer la vue, signe que nous allons vers une continuité  des  dérives économiques et non vers l’amélioration de la situation critique. Aucun changement de cap ne saura possible dans un contexte de continuité du système en place.

Au Congo du dictateur Sassou Nguesso, la cour constitutionnelle est une instance vide qui n’a plus pour seul objectif la validation de la fraude électorale et la confiscation des aspirations au changement du peuple.

Certes, tout premier ministre fraichement nommé fait de promesse alléchante.   Anatole Collinet MAKOSSO, nouveau premier ministre du Congo n’a pas dérogé à la règle. Les promesses pleuvent Ça y va de la restauration de l’État à l amélioration du quotidien des congolais en passant par le rassemblement le plus large possible des congolais.

Connaissant la nature immuable et totalement anti-démocratique du système auquel appartient ce nouveau premier ministre on peut ‘ores et déjà prédire que les congolais auront le même traitement dans les jours à venir. Car Collinet MAKOSSO inscrit son projet de gouvernance dans la lignée de celui de son maître SASSOU. Comment pense-t-il restaurer l’autorité de l’Etat que le clan Mbochi a savamment verrouillé voir cadenasser pour préserver leurs intérêts.  Comment ce valet de chambre du couple présidentiel peut-il entamer des reformes qui risqueraient de faire couler le pouvoir Mbochis en place. Non justement pour pérenniser ce pouvoir inique qu’il a été choisi.

Certes, le congolais s’est familiarisé a ce simulacre de changement de premier ministre pour soit disant marquer le la rupture ou le changement. Détrompez-vous il est bien conscient de la dérive autoritaire clanique qui donne et qui reprend quand bon leur semble. Ce premier ministre n’est que le serviteur de SASSOU pas de la république.

Pour preuve, ne s’est-il pas démené à fond pour accomplir la volonté de sassou celui de soumettre les congolais par l’inculture. Ne dit-on pas que :

 « Le plus important, avec les enfants, c’est de s’assurer que leur éducation, dans le sens le plus large du terme – c’est à dire l’acquisition de connaissances mais aussi le développement des qualités humaines fondamentales – soit complète. C’est dans l’enfance que sont posées les fondations de la vie. »   Dalaï Lama

Collinet MAKOSSO n’est-il pas celui qui doit se justifier en premier , avec beaucoup, de la déchéance de l’école. Il a déconstruit l’école en faisant de ce lieu du savoir, un lieu de haine. L’école au Congo est devenue le réservoir du futur délinquant, chômeur, « bébé noir » Ceci pour détourner la jeunesse des vrais enjeux du pays.

« La haine envers autrui, ne naît pas du jour au lendemain, elle est le reflet de l’éducation que l’on a eu, des personnes que l’on côtoie, d’un endoctrinement que l’on a subi, du chemin que l’on souhaite suivre, une fois adulte. Cette obscurité qui ronge celles et ceux qui l’a diffuse, ne doit pas être combattu par les ombres, car cela engendrerait beaucoup plus de noirceur, mais par la lumière. L’amour est l’unique émotion qui peut mettre un frein à tout ceci. Elle est la force de l’humanité, car elle est acte d’authenticité. Elle est pure et infinie, douce et indestructible. Si le monde ouvrait les yeux en acceptant la différence d’autrui comme un don, la violence et la folie n’existeraient plus. »   Joëlle Laurencin

Dites-moi vous applaudissez quoi ? La continuité de la ruine éducative pour nos enfants ou la continuité de la destruction socio-économique du Congo ?  Car Anatole Collinet Makosso, a été ministre de l’Enseignement et son bilan est plus que défaillant. Un tiers des scolarisés sortent de l’école primaire sans savoir lire et écrire correctement. C’est cela que vous plébisciter ?

Non, soyons sérieux, il n’y a rien de nouveau dans le ciel bleu congolais. Car nous demeurons dans un pays qui se fracture et ou les nouveaux désordres apparaissent tous les jours comme des calamités . Le Congo bascule presque partout vers les extrêmes les plus dangereux et cède au tribalisme primaire le plus abject.

Que peut faire un MAKOSSO devant la voracité des caciques du clan habitués aux jeux pervers des intrigues politiciennes et aux pulsions prédatrices de caïds qui volent et pillent à volonté. Peut-il arrêter cette mafia systémique du clan ?

L’homme promets venir soulager les souffrances du peuple, soyons fou , accordons  lui , le droit d’essayer.

 Monsieur le premier ministre pour un Congo apaisé et réconcilié nous souhaitions que les dossiers suivants soient votre priorité

  • Lumière sur le décès suspect de Guy Brice Parfait KOLELAS
  • Libérations des prisonniers politiques
  • Lumière sur la disparition des 14 000 000 000 de cfa des générations futures
  • Le respect des 48 mesures dictées par l’accord FMI-CONGO
  • La mise en retraite systématique de plusieurs fonctionnaires qui, pour diverses raisons, totalement injustifiées sinon que clanique , continuent d’exercer et percevoir exorbitants pour un travail de sabotage de la fonction publique.
  • La stabilisation et le renforcement du système éducatif poreux vidé de tout son sens de formateur d’élites de demain
  • Assainir les infrastructures d’électricité et d’eau pour le quotidien des congolais
  • Assainir les villes de Brazzaville et Pointe-Noire dont les immondices et autres déchets ménager jonchent les rues de ces capitales comme des trophées………

On peut tout changer au Congo , mais tant que le système sassou reste en place. Ce système c’est le cœur du mal congolais Commençons par nous débarrasser de ce système antipatriotique, sourd à l’appel du changement  ? Plusieurs facteurs éclairent le phénomène. La détention de ressources énergétiques, minières et forestières, pétrole en tête, a nourri des réflexes rentiers, qui perdurent alors même que le pactole s’épuise, que les cours fléchissent et que la grogne sociale gronde. D’où l’obsession du statu quo.

 Monsieur le premier ministre allez dire a

Albert NGONDO

Florent NTSIBA

Firmin AYESSA

Pierre OBA

Henri DJOMBO….et beaucoup d’autres que leur départ à la retraite occasionnerait 300 emplois de jeunes diplômés C’est de ça qu’il est question pas d’un premier ministre sorti de l’antichambre du couple présidentiel. Les problèmes du Congo sont plus profonds et ne se solutionneront pas par une simple pirouette de chaise musicale.

@15/05/2021

Jean-Claude BERI

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