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Au nom du père, du fils et petit-fils, le Congo nous appartient !

Au nom du père, du fils et petit-fils, le Congo nous appartient !

 

Par

Jean-Claude BERI 

 

 

Jean-Claude BERI

« De toutes nos forces rassemblées dénonçons la sassouïsation du Congo-Brazzaville qui est en train de s’opérer dès maintenant. » JCB

Quel triste paysage politique que montre aux yeux du monde le Congo-Brazzaville sous le règne de sa majesté Sassou Nguesso. Les siècles passent mais les dictatures s’accrochent à leur philosophie hégémonique, dominatrice, rigide s’estimant détenir seules la vérité éternelle. Nous sommes les maîtres du monde, pardon du Congo-Brazzaville seuls, nous pouvons vous sortir du brouillard dans lequel vous êtes plongés depuis des millénaires. Nous sommes le clan béni par les dieux d’OYO, dont la grandeur et la puissance de nos féticheurs nous ont prédit un avenir sans fin sur le Congo-Brazzaville. Nous avons le droit sur tous les sujets congolais qui en retour nous doivent soumission et obéissance. Notre devoir (nous élus du clan Sassou) est de vous asservir et le vôtre c’est de nous servir tel est et sera le nouveau contrat social qui a pris effet il y a quarante d’ans. Au nom du père et du fils, le Congo est à nous, clan Sassou !

Le virus de la politique du Clan Sassou

Non, vous ne rêvez pas nous sommes bien au 21e et non au 18esiècle. Le Congo-Brazzaville est en train d’écrire l’une des pages les plus tristes de son histoire politique. Jamais, en 60 ans de pseudo indépendance, une telle domination écrasante d’une famille présidentielle n’a atteint les sommets aussi culminants dans l’appropriation des droits et devoirs d’un peuple logiquement libre et souverain. De mémoire de congolais, aucun président n’a autant favorisé sa famille au point d’en faire les seules ressources capables d’élever le Congo au rang de pays développé. Cela aurait été justifié si ces « enfants » étaient animés de bons sentiments patriotiques, humains, aux comportements moraux et surtout aux compétences irréprochables. Or cela reste à prouver. Au contraire tout porte à montrer qu’on nous impose de force de choisir des congolais sur lesquels pèseraient de lourds soupçons de délits condamnables par un tribunal judiciaire libre et impartiale. Des membres d’une famille qui justifieraient leurs compétences que par le seul fait s’ils s’appelleraient des Nguesso ou SASSOU

Propulsé sur la scène politique congolaise, au lendemain du coup d’Etat tristement sanglant et meurtrier du père, les Sassou filles, fils et petits-fils autres se sont progressivement glissés dans l’acceptation d’une politique des plus obscures et des plus régressives de l’histoire contemporaine du Congo. Ils n’incarnent aucune vision de défense d’un idéal républicain et de liberté. On croirait plus qu’ils seraient des femmes et hommes vides et limités mais d’une avidité financière incurable.

Comme le témoignent plusieurs observateurs congolais, cette génération composée de membres du clan Sassou, outre la pratique du détournement des fonds publics, l’incitation à la haine tribale, l’utilisation abusive du pouvoir, la privation des droits n’a rien d’autre à offrir si ce n’est l’obscurantisme et la dépravation des mœurs caractérisant ainsi l’étroitesse de leur vision de la chose publique.

Ce serait donné trop d’honneur d’étaler ici les multiples faits répréhensibles qui sont attribués à toutes ces personnes qu’on nous présente aujourd’hui comme des filles et fils modèles méritant d’être hissés au rang de députés de notre pays.

L’affaire de la concession du réseau de fibre optique à la société Yao Corp  Sa, une société totalement méconnue dans la sphère de la gestion de la fibre optique vient de s’octroyer la première société de télécommunications du Congo-Brazzaville., Ceci sans passer par les tractations habituelles d’appels d’offre qui sont légions dans ce genre d’attribution de marché. Sans aucun doute tout a été fait selon le bon vouloir de SASSOU. Faut-il rappeler cette fameuse entreprise sortie du néant est la propriété du petit-fils du Président Sassou Nguesso, M. Omar Denis Junior Bongo Ondimba

Luttons ensemble contre la monarchie du clan Sassou

J’avoue franchement qu’il me manque de mots pour traduire avec exactitude la nature du régime qui s’est installé par la force des armes sur la terre de nos ancêtres depuis le coup d’État du 05 Juin 1995. Toute oppression, dit-on, se nourrit du silence, de la peur, de l’avilissement et de la résignation. La loi du silence et la peur imposée par la force brutale et /ou la corruption par les manœuvres dégradantes souvent non sanctionnées de ces fils immoraux ont fini par entamer l’amour de la patrie et la défense des grands idéaux.

D’aucuns me disent : « Ne te mêle pas de ça, mon frère. Tu as ta vie là-bas, tu y travaille et tu n’as rien à y gagner. D’autres frères ont essayé avant toi, ils ont été tués ou leurs familles persécutées. Ne les cherche pas ils te briseront.  Ce que tu dis-nous le savons tous surtout nous qui vivons ici au Congo ;   mais que veux-tu, Dieu les puniras tôt ou tard… »

N’ayons pas peur des intimidations ni encore moins des menaces qui sont proférés pour vous réduire au silence. C’est l’arme du diable qui use de ces stratagèmes pour s’ouvrir la voie afin de vous inoculer son venin de la perdition.  Ayons foi dans la cause que nous défendons. Cela même au prix de notre sacrifice pour la liberté de ceux qui viendront après nous. Notre but est loin d’empêcher les enfants SASSOU de se présenter mais de donner la possibilité aux congolais de manifester leur mécontentement. Certes, ils vont user de toutes les magouilles pour s’autoproclamer vainqueur. Seulement, le peuple dira à ce moment-là qui gouverne le Congo : Est-ce c’est le clan SASSOU ou c’est le peuple souverain ?

Notre cause n’est pas monnayable, elle est tout simplement déterminée par cette maxime : « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » qui est une réalité incontournable.

De toutes nos forces rassemblées dénonçons la sassouïsation du Congo-Brazzaville qui est en train de s’opérer dès maintenant. Lorsqu’on retombe dans la logique activiste des faiseurs de fiches, de surveillances et écoutes personnelles sans mandat judicaire cela ne laissent rien présager de bon quant au sort de la démocratie, de la liberté et des droits de l’homme. Notre démocratie est en train d’être vidée de toute son essence.

 De père, fils et petits-fils , Ils ont l’art et la manière de brouiller les pistes avec l’aide des mercenaires financiers de la trempe de STRASS-KHAN , d’enfumer le peuple, de leurrer les naïfs tout en noyant le poisson. Ce même poisson dont on sait qu’il est pourri de la tête. C’est dans cette fièvre que sera dans les prochains mois lancée la compagne présidentielle de 2021.

Congolais, Vous allez, bien sagement, déposer griefs, réclamations, remontrances, remarques, propositions, exaspérations à des gens qui, jureront la main sur le cœur qu’ils examineront sérieusement l’introspection à laquelle ils entendent livrer la nation enfin réconciliée par ces actes qui ne que l’expression de la sassouissation du pays.

Brazzaville, capitale d’un pays qui se noie dans la saleté et le dénuement total est abandonnée. Pointe –Noire continue de vivre sa marche vers une ville abandonnée Elle crie pourtant sa détresse devant la folie des hommes. C’est justement le discernement qui a manqué aux canailles qui nous gouvernent la méchanceté dont ils font preuve n’a d’égale que leur idiotie. Croyez-vous que ce soient vos doléances légitimes qui vont les convaincre de changer un système dont ils sont les seuls bénéficiaires ? Rien ne changera dans cette République vendue au clan SASSOU. Le peuple a depuis si longtemps été écarté du choix prioritaire qu’il leur sera impossible d’entreprendre.

Ce ne sont pas eux qui vont modifier les règles d’un jeu qui les engraissent largement. Tout sera à changer par le truchement d’une prise de la conscience collective déterminée par une volonté populaire, loin des dinosaures d’un système devenu obsolète. D’une opposition immuable livrée a perdiem et autres astuces de corruption mises en place par le pouvoir

 Nous marchons sur la tête à vouloir confier le choix des remèdes à ceux qui ont inoculé la typhoïde dans la population. La seule chose raisonnable à faire. Vous ne perdrez pas votre temps puisque de toute manière, rien ne peut sortir de cette pantomime dérisoire. Continuez de clamer votre colère, écrivez vos propositions en dehors du cadre biaisé imposé par ceux qui ne pensent qu’à durer encore et encore au lieu de dignement laisser la place.

Le clan SASSOU  a perdu à jamais toute crédibilité pour avoir  tellement semé le mépris du peuple, il  récoltera  la tempête et bientôt l’insurrection.

 

Jean-Claude BERI :

Activiste, lanceur d’alerte

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