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Au triptyque PAKO (YUKI) ,  YHOMBI et GAVET: Reprenons la marche vers le développement.

 

Rappel historique important

 

Jean-Claude BERI

Colonie française jadis connue sous le nom de Moyen-Congo, la République du Congo, constituée en 1958, proclame son indépendance le 15 août 1960. Il y a donc exactement soixante-un an que le Congo entrait dans la sphère des nations mondiales. En 1991 il organisait la Conférence nationale souveraine, où environ 1200 délégués des partis politiques et de la société civile sont rassemblés pour décider de l’avenir du bien commun qui est notre pays, le Congo-Brazzaville. Ce dimanche 15 mars 1992, sous la houlette de Mgr NKOMBO, la grande majorité de la population congolaise des deux grandes villes du pays, Brazzaville, capitale politique, et Pointe-Noire, la capitale économique, se presse dans les bureaux de vote dans l’espoir de pouvoir participer au premier scrutin libre depuis la fin de la présidence d’Alphonse Massamba-Débat en 1968. Ainsi, les quatre mois d’intenses débats de psychothérapie collective, afin de solder le passif de la courte mais déjà sanglante histoire politique du Congo indépendant, de la conférence Nationale Souveraine aboutisse à une nouvelle constitution et l’ouverture du pays à une démocratie pluraliste.

Les soubresauts d’une transition qui s’employa à « de PCTisér » la société congolaise montra la fragilité de la jeune démocratie congolaise et laissa entrevoir les relents de vengeance des anciens dignitaires du PCT notamment dans l’armée. De SASSOU NGUESSO en passant par JJ Marie MOKOKO, les militaires encore dynamiques et surtout tous d’obédiences PCTistes n’accepta pas la démocratie et se préparaient à crucifier la démocratie en vendant la dignité et l’avenir du Congo au néocolonialisme plus totalitaire que meurtrier.

La suite nous la connaissons tous, un sanglant coup d’Etat qui endeuilla des milliers de familles et d’autres servant d’exutoire a une bande de milices drogués au sang humain. Le 5 juin 1997 fut le début d’une opération de destruction du socle congolais, opération qui se poursuit jusqu’à nos jours.

Ainsi le décor planté, comment relever le défi d’un nouveau Congo.

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Au triptyque PAKO (YUKI),  YHOMBI et GAVET: Reprenons la marche vers le développement.

 

Par  Jean-Claude BERI

Après « YUKI doit se relever »  «  Reprenons la marche vers le développement » s’inscrit ici dans la vision utile et nécessaire   de remettre YUKI au travail. Il faut que cela entre dans  l’ADN du militant YUKI.  C’est une organisation forte et capable de se prendre en main. Attelons-nous à faire passer ce message Et le moment venu ils désigneront leur chef pour parachever la transition.

Les campagnes électorales et les situations politiques totalement absurdes que nous avions rencontrées depuis juin 1997 devraient nous édifier à modifier notre logiciel de combat. Les engouements du moment autour de « l’empoisonnement » ne devraient pas faire oublier aux uns et aux autres d’où nous venons et où nous allons. Il ne s’agit pas ici de ressasser le passé ou d’incriminer les nombreux compatriotes qui ont trainé dans la boue le nom de PAKO et qui aujourd’hui l’adoubent plus que les militants du YUKI, mais de tirer les leçons de la manière de combattre ensemble ct antiquité politique qui continue à étendre ses tentacules au Congo.

Devrions-nous continuer à faire confiance au pseudos opposants qui ont montrés leurs vrais visages en adoptant le silence coupable depuis la fin des élections de mars 2021. A l’opposition des boycotteurs et quelle est leur plan actuellement. A  MIERASSA, TSATY MABIALA, MUNARI, MAKAYA, MBAYA et autres, montrez aux congolais  la marche à suivre, pourquoi ce silence coupable?  Vous n’irez nulle part dans la division, dans le nombrilisme, dans la suspicion ou encore dans le jeu politique du « ôtes toi de là que je m’y mette ». Nous gagnerons plus par l’unité des forces et la fixation d’un objectif commun et unique : L’alternance.

Ou devrions nous relancer la dynamique du peuple incarnée par le triptyque PAKO,  YHOMBI et GAVET ?

Pourquoi faut-il relancer cette dynamique.

L’opposition entre ces deux modèles d’organisation ‘un militantisme pervers et d’engagement militant cohérent a été accentuée ici pour les besoins du raisonnement dicté par la recherche d’une alternance sincère et orientée vers la concrétisation des attentes des populations. Il nous faut opposition qui se lève pour défendre ses droits, une opposition qui suit un leader éclairé, une opposition qui rejette le marchandage politique et la corruption. Pour ma part, j’ai été convaincu par le triptyque PAKO-YHOMBI-GAVET qui ont su transcender et démentir l’opinion sur le clivage Nord -Sud.

Le triptyque PAKO-YHOMBI-GAVET  a redonné au peuple congolais le sentiment d’appartenir à une même nation. Le refus de toute fragmentation de la société congolais par un discours clivant et sectaire. PAKO-YHOMBI-GAVET ont su montrer que l’unité et l’égalité des Congolais était possible si tous les Congolais adoptaient   l’uniformité de la citoyenneté du Nord au Sud mais aussi sur une opposition intraitable sur l’objectif de al restauration de la démocratie.

La dynamique PAKO-YHOMBI-GAVET a démontré que les citoyens congolais ne devaient pas rester des citoyens anonymes, isolés les uns des autres dans l’exercice de leurs droits et devoirs civiques, qu’il s’agisse de la sélection du pour l’emploi ou de la mise en œuvre des infrastructures.

Il serait inacceptable pour le citoyen que je suis de ne pas se servir de cet élan dans les formes nouvelles d’investissements concertées de la politique congolaise. Les formes dont nous avions déceler une richesse potentielle que l’on aurait tort d’ignorer. A la fois une énergie et des compétences diversifiées et démultipliées et le désir de participer concrètement à l’édification de la nouvelle maison commune actuellement en perdition, toutes choses qui pourraient utilement irriguer et vivifier nos fonctionnements démocratiques. A travers la mobilisation populaire exprimée par les militants du YUKI et autres, le socle est déjà là,   il ne manque plus que  le berger pour conduire les moutons vers les bonnes terres.

Certes, le rassemblement de toutes les énergies entre ces deux conceptions et leur articulation politique concrète n’a pas été aisé. Et les difficultés sont loin d’être résolues, intellectuellement et pratiquement. Mais les ajustements et les tensions qui en résultent constituent la sève de notre vie démocratique et une source précieuse de son dynamisme que nous avions vu se mouvoir à travers le pays par le trio PAKO-YHOMBI-GAVET. Il serait peut-être temps de le redynamiser et le solidifier ses assisses pour un retour gagnant

Seulement il faut craindre l’effet de la vague de fond de manœuvres de récupération qu’entraînerait le triomphe sans partage de l’ennemi qui veut décapiter le YUKI. Ceci au détriment de la majorité des Congolais qui souhaiterait voir triompher le testament de PAKO. Ne soyons pas des accompagnateurs serviles naïfs au morcellement de YUKI. Le discours de PAKO serait bien suivi par un fidèle et un Congolais humaniste et patriote pour ouvrir accentuer la prise de conscience amorcée par le trio  PAKO-YHOMBI-GAVET

Un mois après la disparition de PAKO, les larmes doivent remplacer la révolte lucide s’un peuple qui refuse de poser les deux genoux à terre. De source autorisée nous pouvons d’ores et déjà vous dire que  » Le Yuki a déjà un chef, ne faisons pas cette erreur d’aller dans une sorte de lutte pour le pouvoir. Ça risque d’être fratricide. Les instances du parti fonctionnent normalement. C’est vrai qu’il faudra clarifier les choses plus tard, je suis d’accord, mais n’en faisons pas une préoccupation » dixit FOK

 A vous membre de YUKI de relever le défi de continuer quoi que vous en coute l’œuvre de votre héros mort l’arme à la main. Ne laissez pas aux autres  dire ce que vous êtes, ni encore moins discourir sur l’avenir du YUKI avec des intentions malsaines

Après le temps de la colère et de l’émeute, voici venu celui du deuil et d’une revendication plus politique

L’émoi qu’a suscité la disparition douteuse de GUY BRICE PARFAIT KOLELAS n’est pas encore retombée et les hommages continuent d’affluer à travers la communauté congolaise désarticulée. D’autant plus qu’une information tendant a confirmé le décès de PAKO le 21 mars et non le 22 mars confirmerait la thèse d’une mort suspecte.

Seulement la disparition de PAKO n’est la fin du combat, c’est une perte importante mais cela ne doit en aucun cas signifie la fin du combat. Réduire la mort de PAKO a une fin en soi, c’est à ne rien comprendre à ce qui vient de se produire dans ce pays. Sa mort correspond à un nouvel élan et non à une destruction définitive. Ce que le peuple de YUKI relèvera demain, c’est que le Congo profond a décidé de dire non à l’injustice, de ne plus accepter l’arrogance de quelques-uns, de rejeter les prédateurs économiques sauvage et ses effets catastrophiques.

Ce faisant, le peuple de YUKI n’a pas refusé l’effort. Ils veulent seulement -et ce n’est pas une mince espérance -que l’effort soit autrement distribué, qu’il ne pèse plus si lourd sur les épaules des enfants des Congolais d’en bas. Ils veulent seulement -et nous devons répondre à leur espoir -que l’effort, leur effort, serve le progrès pour tous et non la puissance ou le profit pour un clan qui avilit le peuple.

Et ils ont aussi dit non à une certaine manière de gérer leur pays. Non au langage des chiffres tronqués, qui avait balayé tout accent d’humanité. Non à la déshumanisation du congolais présenté comme une proie à dépecer.

 Non à l’invitation à gérer l’imprévisible. Non à la politique de sécheresse économique territoriale choisie, à cette invocation de la fatalité, à ces appels à la résignation devant la crise, devant le chômage qui menaçaient de briser les forces vives de notre pays, qui condamnaient la jeunesse à la désespérance et les Congolais, tôt ou tard, à la révolte.

 Il est temps d’enclencher la marche en avant. « Cette perspective sera notre canal de travail, car ce mastodonte qui est déjà une réalité ne pourra être éteinte. Après avoir mit au clair la tragédie de notre leader, l’armada udh-yuki se mettra de nouveau en marche sous la houlette d’un autre disciple émérite. Certes c’est difficile de remplacer un leader, mais tant bien que mal la relève se fera, afin que là où fût un prêtre soit aussi remplacé un autre prêtre »  dixit D.H

 

Jean-Claude BERI

 

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